‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 285 sur 292 · A;M[£LI · texte numérisé non relu

A;M[£LI

Venez, venez, madame, on vous désire ici; Vous n'êtes pas, je crois, étrangère à ceci : Vous connaissez l'écrit et la note cruelle Qui fait d'un homme utile un écrivain rebelle... Si d'un trait odiçux mqn frère est soupçonné. Il suivit le conseil que vous ayez donné; Il est ambitieux, mais son aoie est sincère; Et , s'il a fait le mal , c'est afin de vous plaire.

LA COM tESSE.

Bon dieu! quelle chaleur! quel discours éloquent! Depuis quand, Amélie, avez- vous ce talent? Vous m'avez entraînée , et c'est vraiment dommage Que ce ton solennel fasse rire à votre 4ge

AMELIE.

A mon âge, madame , on a de la raison ; On distingue du bien le mal qui prend son nom. Sitôt que près de moi je découvre un cœur traître. Je m'empresse , à mon âge, à le faire connaître.

LA COMTESSE

Je ne vous croyais pas l'esprit aussi malin.

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. ACTE V, SCENE V. 48f

AMELIE.

J'ai toujours cru le vôtre et dangereux et fin,

LA COMTESSE

Au mieux ! je vois qu'à tout vous avez la réponse.

AMÉLIE

Craindrai-je pour ce tort que Ton ne me dénonce ?

LA COMTESSE

Ah! ah! ce dernier mot me ramène au sujet Que je puis éclaircir.

AMELIE.

Je vous ai mise au fait.

Mon frère est accusé d'une action infâme; En est*â seul l'auteur? vous le savez, madame.

LA COMTESSE

Je sais... Eh bien! messieuvs, pourquoi cet air confus? Et pourquoi donc tous deux de la sorte abattus ? Il semble, au ton méchant que prend mademoiselle , Qui perd beaucoup d'esprit à me chercher querelle, Que tout soit en ces lieux bouleversé, détruit. Depuis que le ministre a connu cet écrit. Qu'en résultera-t-il ? Qu'un véritable sage Qui méprise la coUr, qui n'en a pas l'usage. Vivra, selon son goût, dans ses champs retiré. Tandis que Montgéran, moins prudent à mon gré. Jouira des honneurs que son ami refuse; Tous deux seront contents , et voilà mon excuse.

MERVAL, sortant de son accablement.

Madame , c'est donc vous ?

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