SCÈNE VIL
La comtesse, MONTGÉRAN, L'HUISSIER de LA CHAMBRE , MERVAL, AMÉLIE , PICARD.
MERVAL, àrhoîssier.
Si j'en crois ce qu'on dit , on vient pour me chercher De la part du ministre. Alors daignez m'instruire Quel sujet important...
l'huissier, àMerval.
Je n'aî rien à vous dire.
(Allant à liiontgéran. )
C'est monsieur de Merval à qui j'aurai l'honneur...
MERVAL
Merval, c'est moi.
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l'huissier.
Pardon... A J'instant, monseigneur Pour vous être rendu , m'a donné ce message ; Il est très-important.
(Il sort) LA COMTESSE, à part.
C'est un exil, je' gage.
AMÉLIE
Mon trouble , mon effroi....
MONTGÉRAN.
Que je suis malheureux !
M ERV AL, lisant.
Est- il vrai ?
> AMELIE.
Ce sourire...
MER VAL
En croirai -je mes yeux ?
AMÉLIE
Pourrions -nous donc encore avoir quelque espérance?
M £ R V A L , remettant la lettre à Montgéran.
Tiens, lis, cruel ami; c'est ma seule vengeance.
MOTfTGÉRAK, Kt.
« Monsieur , j'éprouve un grand plaisir à vous ap- (c prendre que sa majesté vous appelle aux honneurs de « son conseil; vous devez cette faveur à vos difFérents « ouvrages, et surtout au dernier écrit qui m'est par- « venu. Je viens d'apprendre que vous étiez l'ami de a M. Montgéran. Dites-lui qu'il compte peu sur les a sollicitations des dames; ce n'est pas toujours un
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