‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 290 sur 292 · ACTE V, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII

« . moyen de parvenir : que votre exemple lui prouve que « le mérite n'a pas besoin du secours de l'intrigue. »

(Après avoir la.)

Ah! grands dieux! je perds tout.

MERVAL

Il te reste un ami.

AMÉLIE

Et la plus tendre sœur. .

LA COMTESSE, avec un coarroux concentré.

Quel secret ennemi?... .

Du ministre à présent je vois la perfidie; Quand il m'a dit ce soir, mais d'un air d'ironie^ Que j'avais réussi, qu'il ne devait qu'à moi D'avoir pu désigner le vrai mérite au roi , C'était de ce Merval... Ah ! comme je suis dupe ! Quand je crois bonnement que de moi l'on s'occupe, Un ministre maudit porte son protégé ; Et c'est le mien alors qui reçoit son congé.

( Après nn moment , en riant. )

Il faut en convenir, le tour est assez drôle.

( Elle rit comme une folle. )

Le malin courtisan a bien joué son rôle ; Je vantais son talent, sa franche loyauté,. Et je n'en pensais pas un mot, en vérité ; Je croyais le jouer, et c'est lui qui me joue.

( A Montgéran. )

Eh bien ! un fil qui casse aisément se renoue ; Sans ce ministre-là, j'ai vingt autres seigneurs Qui peuvent vous ouvrir le chemin des faveurs.

( Elle va pour sortir , et revient entre Montgéran et Merval. )

byGoogk

(AMervaL)

Mais j'oubliais... Monsieur lé conseiller champêtre. Qui ne veut être rien , et qui fait tout pour être, Veut-U bien agréer mon petit compliment? Vous êtes parvenu , voilà le grand talent.

( Elle sort par la gaache de r acteur.)

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