ACTE V, SCENE VII
« . moyen de parvenir : que votre exemple lui prouve que « le mérite n'a pas besoin du secours de l'intrigue. »
(Après avoir la.)
Ah! grands dieux! je perds tout.
MERVAL
Il te reste un ami.
AMÉLIE
Et la plus tendre sœur. .
LA COMTESSE, avec un coarroux concentré.
Quel secret ennemi?... .
Du ministre à présent je vois la perfidie; Quand il m'a dit ce soir, mais d'un air d'ironie^ Que j'avais réussi, qu'il ne devait qu'à moi D'avoir pu désigner le vrai mérite au roi , C'était de ce Merval... Ah ! comme je suis dupe ! Quand je crois bonnement que de moi l'on s'occupe, Un ministre maudit porte son protégé ; Et c'est le mien alors qui reçoit son congé.
( Après nn moment , en riant. )
Il faut en convenir, le tour est assez drôle.
( Elle rit comme une folle. )
Le malin courtisan a bien joué son rôle ; Je vantais son talent, sa franche loyauté,. Et je n'en pensais pas un mot, en vérité ; Je croyais le jouer, et c'est lui qui me joue.
( A Montgéran. )
Eh bien ! un fil qui casse aisément se renoue ; Sans ce ministre-là, j'ai vingt autres seigneurs Qui peuvent vous ouvrir le chemin des faveurs.
( Elle va pour sortir , et revient entre Montgéran et Merval. )
byGoogk
(AMervaL)
Mais j'oubliais... Monsieur lé conseiller champêtre. Qui ne veut être rien , et qui fait tout pour être, Veut-U bien agréer mon petit compliment? Vous êtes parvenu , voilà le grand talent.
( Elle sort par la gaache de r acteur.)