OBSERVATION XI Y
M'io C. de S.. ., âgée de vingt et un ans, sœur de la précédente, habitant la campagne, près d'Evreux, au sein de sa famille, fut prise, pendant l'été de 1854, de la même maladie que sa sœur; les médications mises en usage, à la campagne, n'ayant produit aucun effet, on me réclama des poudres nu- Irimenlives.
La malade en prit chaque jour 2 grammes, aux repas pendant dix jours, et s'en trouva bien ; elle en réclama 20 autres semblables, elle les consomma en dix jours, comme les précédentes. Elle fut parfaitement guérie, comme sa sœur, et aujourd'hui (5 novembre), la maladie n'a pas reparu après trois mois de guérisou.
Si la dyspepsie est accompagnée d'un état morbide, chlorose, etc., il faut, pour s'assurer contre les récidives, aussitôt la dyspepsie guérie en elle-même par les poudres nutrimentives, employer les médicaments appropriés à la maladie générale , comme on a vu dans l'Obs. VI. Dans les cas où le malaise, les douleurs, l'alimentation restreinte, le défaut d'appétit, la faiblesse ont cédé, si on cessait trop tôt le médicament, la guérison resterait incomplète, et il faudrait terminer la guérison par un traitement convenable, comme dans l'observation suivante.