OBSERVATION XIII
M"e A. des. .., âgée de quinze ans environ, bien réglée, pensionnaire au couvent de l'Abbaye-aux-Bois, éprouva, pendant l'été de 1853, des pesanteurs d'estomac, de l'étouffenient, de la pléniiude et des douleurs vives dans la région épigastrique aussitôt après les repas; elles ne cessaient que cinq ou six heures aprè.>, lorsque la digestion était l'aile. Un régime doux, de l'eau de Vichy après les repas, des cataplasmes la nuit sur le creux de resiomac, amenèrent du soulagement, mais non la guérison. Je lui conseillai de retourner dans sa famille, près d'Evreux, où les soins d'intérieur, l'exercice en bon air, une nourriture bonne mais légère, firent à peu près disparaître les difficultés de la digestion. Au mois de novembre 1853, elle revint au pensionnat, la digestion se lit bien pendant tout l'hiver ; mais, au printemps, les douleurs épigastriqnes reparurent de nouveau et si intenses, pendant la digestion, que la malade ne pouvait presque plus inangur, tant elle les redoutait. On recommença le traitement de l'année précédente, mais sans aucun succès; alors, je lui lis prendre trois soiipesou potages seulement avec un gramme de poudre nutrimentive dans chaque, pendant huit jours; la malade digéra mieux et souffrit moins après ses repas; puis, d'elle-même, elle cessa brusqueinunl l'usage de la poudre nutrimentive; ses douleurs épigastriques rovinrenl, après les repas, comme auparavant. Je lui fis reprendre la poudre nutrimentive pendant vingt jours de suite, peu à peu les douleurs disparurent complètement, la digestion se fit très-bien et, depuis ce temps-là
(1) Docteur Berthelot.
{cinq ou six mois). M»» A. de S... bail, mange el digère bien, sans aucune douleur.