OBSERVATION XVI (I
M"o M. , ., maîtresse de pension, âgée de quarante-huil ans, est, depuis plus dequinze'ans, affectée d'une névrose de l'estomac, qui pendant longtemps a fait craindre une affection organique. Des cautères sur la région épigastriqne, des antispasmodiques, des narcotiques, des astringents de toute nature, ont depuis longtemps déjà triomphe des accidents graves de cette maladie ; mais M'ie M. . . est toujours d'une santé chancelante, surtout pendant les mauvaises saisons; les digestions deviennent alors pénibles, difficiles, et la région épigasirique devient douloureuse.
On combat alors ces accidents par des laxatifs doux, des prises de sousnitrale de bismuth, soit seul, soit associé à quelque préparation uarcotique ou antispasmodique, et, après huit ou dix jours, M"» M. . . est revenue à son état normal.
Le 7 janvier dernier, M"" M . . . était fort souffrante, elle ne pouvait plus manger, le peu d'aliments qu'elle introduisait dans l'esiomac y déterminaient des douleurs qui duraient plusieurs heures jusqu'à la lin de la digestion, qui souvent était suivie de plusieurs garde-robes liquides. Le 8, elle commence l'usage des prises nutrimentives. Dès le premier jour, elle mange plus et digère bien sans douleurs. Elle en a pris dix-huit prises, et, sans autre médication, elle a été ramenée à son état de santé ordinaire.
Aujourd'hui, 5 déc, depuis m» ara, M"«M... n'a p/us cm^de bien digérer.
L'observation précédente et celle qui suit montrent que ce ne sont point seulement des dyspepsies récentes et légères qui cèdent à l'emploi de la pepsine acidifiée, mais que ce médicament physiologique peut, dans les dyspepsies les plus anciennes et les plus invétérées, ramener d'une manière durable et définitive l'estomac à sa fonction physiologique tout entière (Voir aussi Obs. V et VIT).