CONDUITE A TENIR
Disons-le dès l’abord : c’est là chose très délicate et dont nous n'avons pu trouver de nette description.
Nous tenons à rappeler d’abord que l'épreuve du travail telle qu’elle est conçue habituellement est ici sans aucune signification, sans aucune valeur. Il faut d’épreuve de l’accouchement total, y compris souvent l'épreuve du traitement. Ceci posé, que faire ?
LE FORCEPS est sans aucun doute loin de réaliser le mode de traitement idéal, étant donné les importants mouvements d’asynclitisme qu’impose cette dystocie. Il peut rendre pourtant d'immenses services, si l’on a soin de prendre quelques précautions. On pourra se servir, dans ces cas, du forceps de DEMELIN qui conserve incontestablement au mobile.céphalo-instrumental une plus grande liberté et qui adhère beaucoup mieux à la présentation. En second lieu, on tirera très en arrière, le plus loin et le plus longtemps possible, en gardant en tête la vérité suivante : la direction idéale, compte non tenu du brusque coude sus-décrit, passerait non seulement à trävers l'articulation sacro-coccygienne mais à travers le sacrum.
LÉO ee
LA VERSION : excellente opération, pas assez souvent pratiquée, mais qui dans ce cas particulier, paraît plutôt supérieuré au forceps.
La Manœuvre de CHAMPETIER, qui réussit si souvent dans les rétrécissements du détroit supérieur, n’est pas faite pour cette dystocie.
Même observation pour la GRANDE EXTRACTION quand c'est le siège qui se présente.
Malgré toutes ces précautions, l'échec est toujours possible. Dans ces cas, comme tous ceux qui, entre les mains de confrères, ont donné lieu à des accidents plus graves et plus répétés, nous intervenons par césarienne pour peu que l'enfant paraisse gros. Et cela, encore une fois, bien que le bassin semble suffisant pour le fœtus qui se présente.
La constatation de cette symphyse horizontale devra peser lourdement dans la balance en faveur de l’intervention par voie abdominale. :