LE MONDE DE GAVARNI
Le rêve du jeune homme de vingt-quatre ans, le rêve qu'il caressait les yeux ouverts, sur la terrasse de Montmartre, devant l'immense cité étalée devant lui, s'était réalisé.
De Paris, Gavarni avait fait sa proie et sa conquête, et Paris était à lui. Paris ! — un monde, et tous les mondes! Paris, — des hommes, des femmes, et du peuple à poignée; — des marchands d'habits chargés
de pantalons, de fleurets et de guitares; — - des crieurs de canards; — des commissionnaires portant des bouquets et de l'amour; — le saltimbanque en habit de ville, une souquenille de paillasse sous une redingote d'occasion; — des croquemorts qui devisent; — des blouses, des bourgerons, des brûle-gueule, — et des bourgeois! — Le sergent de ville élancé en avant, traînant un délinquant avec la furie de l'ange vengeur de Prudhon qui amène le Crime à la Justice; — des têtes de propriétaires sculptées dans un marron d'Inde; — de vieux jockeys diplomatiques fourbus; — des gamins gouailleurs; — les chanteuses poitrinaires qui, dans la rue, poussent des notes de cigale, le dos au mur, pour que la bise ne les balaye pas ; — le bouquiniste en plein vent, au teint d'un brugnon de vigne ; — les petites qui musent par les rues et badaudent, une mèche de cheveux dans l'œil, un reste de châle au dos et la jupe au talon; — les jolis enfants des riches, maîtres d'un canapé, blottis dans les coussins en compagnie d'un Polichinelle tombé à la renverse, les bras, les jambes en l'air; — l'actionnaire en faction devant un dividende; — les balayeurs et les balayeuses, au petit jour qui blanchit derrière les maisons grises; — au bras des mères grimaçantes, regardant de côté avec un sourire d'enseigne et un œil d'usurier, les jeunes personnes, coiffées à la chinoise, avec un regard en dessous, un nez effronté et une bouche au coin de laquelle se cache la queue de lézard que voyait Henri Heine au coin de certaines bouches; — des binettes qui n'appartiennent qu'à l'institution de la garde nationale; — de gras cuisiniers, des gibelottiers grandioses drapés dans leur majesté d'éligibles; — de triomphants rentiers, épanouis dans la Terre promise par Sieyès au Tiers-État; — les joueurs allongés sur le billard, en équilibre sur la pointe de la botte gauche et que l'œil enfile par la semelle de la botte droite ; — le tailleur accroupi sur son établi sous le jour froid de la fenêtre; — l'homme d'affaires au nez de proie, à la
bouche mince, pareille à une raie au-dessous d'une addition; — des jeunesses éblouissantes; — des ménages vieillots, ratatinés, fluxionnés, qui semblent, dans la rue, le vieil air de Monsieur et Madame Denis sur un orgue édenté; — les hommes noirs du protêt, de la signification, du commandement, de l'opposition, du jugement, de la contrainte, les figures plates et effacées des recors qui brossent leurs chapeaux en sonnant : la Saisie en personne naturelle; — le monde du monde, les habits noirs et les cravates blanches de la diplomatie en visite dans les coulisses de l'Opéra ; — les fashionables dans le buisson ardent de leurs favoris en côtelettes, un suprême de sourire aux lèvres; — de jeunes blondins, couchés sur un divan, le regard en coulisse, tout pleins de grâces de chat, et rayonnants de lumière fauve; — .... Paris? des barbes convaincues où tient une doctrine; — des pétrins phtisiques respirant la nuit sur le pas des portes! — des bourgeois gentilshommes et des gentilshommes bourgeois; — des endimanchés qui portent, en se dandinant, un brin d'arbre de la banlieue sur une épaule; — des vieilles agrafant leurs tartans avec des mains parcheminées et osseuses, semblables à des serres; — les vagabonds, penchés avec des poses d'orateur sur le banc de la police correctionnelle; — les vieilles commères de la regratterie, les marchandes des quatre saisons, le madras sur les yeux, les pieds en truelle de maçon, l'éventaire à ce ventre dont le tablier tombe comme d'une bosse. — Populace et bohème! — les chiffonniers barbotant dans le ruisseau; — la plèbe faubourienne, avec ses cheveux retroussés, son petit œil en vrille, le nez relevé comme d'un coup de poing, et deux pinceaux de moustache aux lèvres; — ces lignes de visage qui redescendent de la ligne faciale de Cramer, de l'homme à la brute, ces cerveaux obtus, ces fronts bas, ces crânes plats coiffés et calottes d'un bonnet de cheveux laineux... — Paris! la misère, les salières qui creusent les
épaules, les pauvresses grelottantes et les mains dans le giron : le haillon haillonnant... Paris! les quinquets et la rampe, et les baguettes des fées taillées dans le manche à balai d'un portier, la comédie à l'envers, l'alcôve de la tragédie, les hommes vineux et graisseux du monde de la contre-marque, la cuisine du lard, des larmes et des faux mollets, les actrices jetant leur regard par le trou de la toile, les pompiers qui causent avec les Buridan!
Tout ce peuple, tout ce monde de Gavarni est vivant, parlant. Ces tètes écoutent, répondent, méditent. Elles ont des perplexités, des stupéfactions, des épanouissements venant d'une parole à l'oreille, des éclairs, des silences, un éveil et un guet de l'œil qui sont la nature même en action. Toutes sont révélatrices du moi, des mouvements de l'âme de l'individu; et le sous-entendu de cette interrogation d'un bout de nez, le sousentendu de ce sourire, vous le lirez à première vue sans que la légende de Gavarni ait besoin de vous le dire. Chacun de ses personnages affiche sur son visage son caractère, ses instincts, son tempérament, presque son état, et révèle à l'observateur le diagnostic de ses passions et de ses habitudes morales. La vieillesse, par exemple, n'est jamais, dans son œuvre, l'éternelle et banale tète d'expression du vieillard et comme un masque tout fait qui va à tous. Elle a ses nuances, ses manières de ruine et ses degrés de mort. Elle ne fait que sculpter plus profondément les traits de ceux-ci, elle abâtardit les traits de ceux-là. Il y a des visages qu'elle a émerillonnés, et où les restes de la sensualité sont une goguenardise. Tantôt elle est la belle vieillesse dont l'âme semble respirer dans un sourire de grand-père; tantôt la vieillesse chauve de l'argent et sa figure fermée à clef; tantôt encore la vieillesse de l'expérience, où l'âge et la vie ont dégrossi dans les chairs le fin profil de l'ironie.
Aussi nettement qu'il a exprimé les variétés de la vieillesse de l'homme, Gavarni exprime les diversités
des décadences de la femme. Il rend les différences d'un passé de débauche avec un passé de misère, et empêche toujours de les confondre. Les dégénérescences des individus ont des caractères spéciaux et désignatifs. Il y a dans la tourmente de cette face, dans l'écroulement de ces traits, ou de la souffrance, ou du chagrin, ou de l'hébétement alcoolique. Partout on retrouve chez lui cette particularité des expressions propres à chacun, et cette dissemblance, admirablement saisie, des manifestations d'un même mouvement chez deux natures différentes. Met-il en présence deux colères de peuple? Il opposera à la force brute qui rugit, en grinçant des dents dans un mufle de Goliath, la rage blanche serrant les lèvres du petit savatier qui médite un ramassement de jambe. Et il différenciera aussi bien les tètes et les physionomies mondaines que les têtes et les physionomies du populaire : cet élégant sera « le beau », cet autre « le bellâtre ». C'est par là que le dessinateur donnera à son OEuvre, par une observation merveilleuse, par une physiognomonie pratique digne de Gall et de Lavater, la variété continue et intarissable de ses types.
L'Italie d'hier.
Dans ce livre, illustré à l'aide des croquis de Jules de Goncourt, une cinquantaine de dessins et d'aquarelles jetés par lui sur le carnet de voyage des deux frères, se trouve pour Venise, ce rêve délicieux, l'Enterrement de Watteau.
l'eNTERREMEiNT DE WATTEAU A VENISE
Aussitôt ce loup sur ma figure, je vis des couleurs, des couleurs, des couleurs... des masques! masques allant, masques venant, masques courant, masques sautant , masques galopant , masques gambadant ,
masques frétillant, masques allègres, alertes, prestes, tout le corps déchaîné, gracieuse, saluant la joie : masques, masques, masques! un arc-en-ciel en vifargent!
Dans toutes les bouches sonnait l'incessant appel : hou! hou! Sur le pavé, le tapage de soie de tous les souliers de satin, de tous vos zoccoli, masques de la vieille Venise! chantait une éternelle chanson. Voilà que, pêle-mêle, et se heurtant, passaient devant moi les collants à bandes muticolores, moulant dans leur étau splendide, les fines jambes des jeunes nobles: les colliers de perles des mariés d'un an; les aiguillettes aux ferrets d'or sonnant aux épaules des compagnons de la Calza ; les bavaro en toile de Courtrai d'où sortaient les blanches épaules; les pectoraux d'or entr'ouverts en carré sur les seins opulents des patriciennes; les zindado voletant sur les chevelures; les jupes de velours marron, à grands retroussis de soie gorge-depigeon, relevés par derrière les tètes, en un nimbe aux mille plis, imitant la conque de Vénus; les couronnes de lis d'argent, tremblant dans les chevelures des épouses; les zimara flottantes; les chutes de plis théâtrales et grandioses, les brocarts amples, et royalement drapés...
Passaient les innamorati sveltes dans leur pourpoint de velours blanc, constellé de croix, déchiré de crevés de sang, lesquels tenaient une rose à la main ; passaient les vierges de Venise, voilées et dérobées dans une nuée jalouse de soie noire.
Alors le carnaval allait sur l'eau.
Et l'on voyait des gondoles, des gondoles, des gondoles, du monde, du monde, du monde; tant de gondoles et tant de monde que l'eau n'apercevait plus le ciel. A peine si. par-ci par-là, le jour trouvait un petit coin d'onde, grand comme un morceau de miroir cassé, pour y danser à cloche-pied.
A la proue de toutes les gondoles, assise, une femme nue et coiffée de nénuphars, penchée sur les rênes,
conduisait, du bout d'un roseau vert, des chevaux marins qui battaient l'eau de leur queue de poisson et de leurs paturons en nageoires. Autour, des dauphins vivants et dorés se jouaient. Toutes les gondoles avaient des formes de coquille. Elles étaient sculptées et peintes, et triomphalement enguirlandées de fleurs. Leurs flancs portaient, dans des couronnes de lierre, des mascarons admirables; c'était Romagnesi avec son masque de faune et sa barbe en queue de vache; c'était Jareton qui inventa Pierrot; c'était Luigi Riccoboni, Giuseppe Balleti et Tommaso Vizentini; c'était Ernand en Sganarelle; c'était Giacomo Ranzini: c'était Crépin l'Étonné; c'était Angelo Gonstantini; c'était Dangeville père en niais; c'étaient Gherardi le Flautin, et Pietro Albogheti , et Giovanni Bissoni; c'était Quinson en serre-tête blanc; c'était Duchemin père et son chapeau enrubanné et fleuri; c'étaient le grand Dominique, et Carlin, et Lélio, et Sylvia!
Dans les gondoles étaient réunies toutes les livrées du Rire et toutes les robes de la Folie : la garde-robe de Momus, pillée à Bergame, comme elle revenait d'Atelles!
Il y avait Fricasso et Fracasso. Il y avait Coviello, qui gambadait comme un segipan. Il y avait la Signora Fracisquina, qui faisait les cornes à trois Cassandres. Il y avait Brighella se sauvant devant Spezzafer, qui voulait le tuer encore une fois. Il y avait des bohémiennes qui disaient l'avenir à l'Amour, et des Colombines qui demandaient l'Amour à l'avenir. Il y avait de vieux Trastullo qui baisaient, en extase, la pantoufle des Lucia. Il y avait des médecins grotesques chantant Signor Monsu, il y avait des Marameo, la seringue en joue, des capitaines Gardoni, poursuivis par des armées de matassins. Il y avait des Égyptiens vêtus en Maures et portant des singes. Il y avait Zerbinette, il y avait Violletta, aux pieds de laquelle roucoulait, avec son chapeau en plat à barbe, ses longs cheveux, son long rabat, et sa chemise passant au défaut du pourpoint,
le beau Narcissin de Malalbergo. Il y avait des Biscayens dansant, des capitaines Cocodrillo dansant, des Cucurucu et des Cucurogna dansant et chantant. Il y avait des femmes en robe turque, et des femmes avec un masque à moustaches, un chapeau pointu, un goitre de mousseline tombant du masque jusqu'au sein. Il y avait des Tartaglia, face jaune et fleurie, besicles sur le nez, qui bredouillaient, nasillaient et embrouillaient d'impossibles histoires. Il y avait des muftis et des trivelins, des dervis et des lutins faisant le saut périlleux. Il y avait les trois masques basanés : Fenocchio, Fiqueto et Scapin — oui, l'effronté Scapin qui, les cheveux frisés, la moustache de chat effarouché, le manteau roulé autour du bras droit, une odeur de potence par toute sa personne, et l'œil noir comme sa conscience, offrait avec une courtoisie gouailleuse ses loyaux services au galant chevalier Zerbino.
Gian-Fritello se montrait tout fier dans son sac. Gian-Farina enseignait un menuet de tous les diables à Franca-Trippa . Autour de Beltrame . chassé de Milan, et contant ses affaires d'honneur avec la justice, béaient tous les Gradelins, Tracagnins et Traffaldin du monde.
Dans les gondoles se trouvaient des clavecins, des violes d'amour, des théorbes. Il s'y trouvait aussi des lazzis, des refrains, des rires, des paroles à l'oreille, des bouquets, des baisers, des cartes, des dés, des jeux de stofe, de lansquenet, de piquet, de brelan, de petits paquets.
Les deux frères Arlequin, l'aîné avec sa toque à crevés, son masque noir à barbe de roi ninivite, le cadet avec sa petite queue de lièvre à son petit chapeau et des verrues noires à son masque noir, chacun, un bras sur l'épaule de l'autre, posé tous deux sur la pointe du pied droit, jouaient à un pharaon tenu par la Farce, leurs deux battes contre un coup de pied.
Et des intartinamenli. des charlatans à chaîne d'or,
et des saltimbanques cravatés de serpents savants, et des montreurs d'ours et de ridicules, et des parades et des parodies, où Bernis parlait de Dieu, Casanova de l'amour Platonique!
Puis des triomphes de Pulcinelle, droit comme son feutre, ayant grand air, malgré son nez rouge et son petit ventre pointu, et brandissant fièrement son sabre de bois, à cheval, plus solennel qu'un Balbus, sur un Pulcinelle en travers porté par deux Pulcinelles. Puis des Razulto chantant des Olympiques, en grattant trois ficelles d'une guitare, dont le manche plus long qu'un poème, accrochait sur la route les cheminées en mortier. Puis des Pantalons en bonnet de laine, en gilet rouge, en culotte coupée en caleçon, en bas rouges, et en pantoufles, et qui, le pied en avant, la barbe pointue et menaçante, la grande robe noire relevée d'un bras replié sur le dos, énuméraient au public les vertus de leurs filles sans dot...
Suivaient des Mezzetins aux draperies zébrées, suivaient des Pierrots tombés de la lune, suivaient des Scaramouches, dont les plumes de coq balayaient les étoiles...
Et des tricornes et des tricornes : des tricornes, coquins, coquets, crânes et charmants. Les hommes portaient des tricornes, et les femmes des tricornes inclinés sur le front, qui mettaient, sur leur masque blanc, l'ombre du vol d'une hirondelle. Blancs étaient tous les masques. Blancs étaient les masques des hommes et des femmes, avec le bord des paupières teinté de carmin, avec de grosses lèvres peintes en rouge brique, et le carton des joues brutalement fardé. Les hommes en fins bas de soie, en talons rouges, le domino noir retroussé, penchés et plies en de moqueuses révérences, provoquant les donne sous le nez, offraient leur cœur dans un éclat de rire, ironiques du haut en bas de l'échiné. Les donne, la tète en arrière , et de profil intriguant la cantonade , muettes et superbes, riaient dans la barbe de leur
masque, ballonnaient de la jupe, battaient la mesure d'un vieil air à petits coups de leur mule cachée sous les falbalas, jouaient avec le cri de leur éventail.
Un beau jeune homme, — je le vois encore! — Oh! le Janus étrange et charmant! — Il avait rejeté son masque contre son oreille, et montrait côte à côte, le profil d'un Satyre, la face d'un Apollon.
Cependant, auprès de lui, d'autres paroncini faisaient de grands jeux : ils attrapaient des mouches sur le nez immense du noble homme de Calabre. Giangurgolo, et des araignées sur la rapière interminable du capitaine Spavento.
Mon œil sautait de gondoles en gondoles. Il arriva à la première, à la gondole que toutes les gondoles suivaient : elle portait une bière sur un drap blanc, et un essaim d'Amours! Amours qui, s'appuyant des deux mains derrière eux, et glissant avec les reins le long de la gondole, les ailes frissonnantes, lutinaient d'un seul pied les caresses de L'eau; Amours, qui, le cul nu posé sur les talons, joignaient leurs mains nouées à leurs genoux tout ronds ; Amours qui regardaient au ciel un nuage aller; Amours, la tète en bas, tenant d'un bras le bout de leur gentil pied rose, un pli de graisse au ventre, un pli sous le jarret; Amours, les bras croisés, comme de petits hommes, ou le menton aux mains et les doigts aux deux joues, écoutant quelque chose; Amours, qui, sur leur arc passé sous une cuisse, balançaient une jambe allante et revenante; Amours agenouillés, posés sur leurs deux coudes, attentifs à traîner sur la face de Tonde les grands cordons du poêle; Amours les frisons de leurs petits cheveux au vent, au vent leur ventre blanc, debout et droits sur leurs mollets tremblants: Amours, le dos au soleil, couchés et vautrés, et la joue écrasée, qui s'amusaient avec des immortelles d'or; Amours jouant à cache-cache, en se cachant un peu dans les coins du drap blanc; Amours accoudés sur la bière, sur leur bras replié couchant leur face blonde, et dor-
mant sur la Mort! tandis qu'aux deux bouts de la gondole, quatre Amours, leurs carquois renversés au dos, laissaient distraitement tomber la baguette sur la peau d'âne, voilée d'un crêpe, des hauts tambours des armées de Louis XIII.
Un homme, je ne l'avais pas vu d'abord, était perché sur le rostre de la gondole. C'était le peintre Longhi, mon ami, qui raclait un violon d'ébène; un singulier violon! d'où s'échappaient, à chaque coup d'archet, deux notes ensemble, et qui montaient dans le ciel, enroulées l'une sur l'autre : une note rose, une note noire...
Et l'air blutait, comme de la farine, mille petits morceaux de papier blanc qui tombaient des toits, des fenêtres, du ciel, de partout. Au vol j'en attrapai un sur lequel était :