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Mvrie. Si l'on veut, au contraire, retrouver un senti- “ment profond et chaud, c'est aux Irlandais qu ‘il faut “le demander. Voici un texte qui, ilest vrai, est un -répons, mais un répons intercalé dans le canon de la - messe, avant le Pater, dans le missel de Stowe
» (vire siècle) :
…— Fiat, Domine, misericordia tua super nos quemadmo- | dum speravimus in te.
à Cognoverunt Dominum, alleluia, in fractione panis, TA
…— Panis quem frangimus corpus est Domini nostri lesu -Christi, alleluia.
“ Calix quem benedicimus, alleluia, sanguis est Domini .nostri Iesu Christi, alleluia, in remissionem peccatorum - nostrorum, alleluia.
M Fiat, Domine…. alleluia. Cognoverunt... alleluia !.
Voici une sorte d’hymne à chanter pendantla com- “munion, et prise à l'antiphonaire de Bangor (vri° siè-
Sancti venite, Christi corpus sumite, sanctum bibentes quo redempti sanguinem.
Salvati Christi-corpore et sanguine, a quo refecti, laudes dicamus Deo.
Hoc sacramento corporis et sanguinis omnes exuti ab inferni faucibus 2...
. D'un côté : Corpus accipere, sumere, edere, Cor- Lpori communicare et sanguini, Sanguinem portare, Mbibere, haurire. D'autre part : Spiritalis cibus, Spi-
| 4. Tout le texte dans DuCHESXE, Origines du cuite, p. 210. … 2. Id. p. 216.
ritales epulae, Spiritale poculum, Spiritaliter cor: pus sumere, Refectio divini mysterü, Caelestis cibe virtus, Caelestis mensae substantia, Deliciae mensaë caelestis, Remedium immortalitatis, Imago sacra® menti. Toutes ces expressions disparates se ramè nent aisément au dualisme de la conception augus tinienne et de la conception ambrosienne.
La renaissance carolingienne trouva la doctrine eucharistique à ce point d’indécision, et cette in* décision elle-même sollicitée de se résoudre en deux partis extrêmes et nouveaux.