PRÈS DE L'ARBRE
ON CONNAIT DEUX ÉTATS DE CETTE PLANCHE
i. C’est l’état que nous donnons ici. Le ciel est complètement dépourvu de travaux, et au premier plan, à droite, le terrain est recouvert de très-rares brins d’herbe. Pièce anonyme. Sur une épreuve de cette estampe, conservée au cabinet des estampes de Paris, on lit, tracés d’une écriture du xvn* siècle, les mots : P ■ Potter.
1. Le ciel est formé de tailles horizontales, et le terrain à droite, sur le premier plan, est également couvert de travaux qui n’existaient pas précédemment ; il en est de même du ventre de la vache qui, frappé directement par la lumière dans le premier état, apparaît ici à travers des ombres transparentes.
Adam Barcsch a fait du premier état de cette estampe une très-bonne copie qu’il a signée dans le ciel au milieu du haut : A. Bartsch sc. A la vente du baron Henri de Mecklenbourg faite à Berlin au mois de novembre 1872, une épreuve du premier état fut adjugée au prix de 895 thalers; l’épreuve du deuxième état qui se trouvait à la même vente fut acquise 108 thalers pour un amateur de Paris.
Collection de Al. DUTUIT.
LE Z ABUCAIA
LE ZABUCAIA
BARTSCH. i 8.
ON CONNAIT DEUX ÉTATS DE CETTE PLANCHE
1. Avant les mots Panlus Potier fecit 1650, dans l’angle droit du haut.
2. Avec la signature du maître et la date. C’est l’état que nous donnons ici.
Cette planche, qui a dû être tirée à un très- petit nombre d’exemplaires, car elle manque à la plupart des collections, était sans aucun doute destinée à trouver place dans un ouvrage sur la botanique qui n’aura pas été publié. Nous ne suivrons pas Bartsch dans la dissertation qu’il a donnée sur l’espèce de singe représenté dans cette estampe; il nous suffira de rappeler que les fruits trèssolides, durs et épais du Zabucaïa, ou Jacapucaya, forment des vases ou gobelets que l’on désigne vulgairement sous le nom de marmites de singe. Cet arbre, qui atteint des proportions trèsgrandes, se trouve dans les forêts du Brésil, et Paul Porter a dû graver cette estampe d’après une bouture qui existait de son temps dans quelque serre de la Hollande. Il semble en effet que le dessin de cette planche ait été fait d’après nature; et l’artiste n’ayant à sa disposition qu’un arbuste et voulant indiquer cependant que le Zabucaïa était un arbre, représenta, comme un rejeton fixé a un tronc, l’arbuste qu’il avait sous les yeux.