‹ Eaux-fortes et tailles-doucesChapitre 21 sur 23 · V. Amants de la science et de la volupté · texte numérisé non relu

V. Amants de la science et de la volupté

Chez notre poétesse, cela devient presque le premier vers de « Ma Sœur » :

Amante du silence et des choses rustiques . . .

Ainsi, Victor Hugo a écrit majestueusement, dans Booz endormi :

« C'était l'heure tranquille où les lions vont boire. »

Dans les Visions gaspésiennes^ cela devient, au cours de « La chanson des épis » :

Ecoute, quand la nuit commence à rembrunir

Les ombres des forêts, où, les troupeaux vont boire. . .

«VISIONS GASPÉSIENNES )) [313

Et tutti quanti !

C'est qu'il ne suffit pas de fréquenter les forgeurs augustes de « rythmes souverains », ni d'apprendre par cœur leurs créations : il faut pénétrer les secrets de leur art, s'initier aux lois qui le régissent, s'en assimiler la vertu antique, et tâcher ainsi d'acquérir, à force de patience et de labeur personnel, la science parfaite du « métier » et la maîtrise du verbe.

« Travaillez, prenez de la peine »

dirons-nous, en terminant, à Mademoiselle Lamontagne. Ce sage conseil lui tiendra lieu, je crois, des meilleurs compliments, car elle n'est pas sans savoir que le Fabuliste ajoute :

« C'est le fond qui manque le moins. »

Quelques états d'âme

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