V. Amants de la science et de la volupté
Chez notre poétesse, cela devient presque le premier vers de « Ma Sœur » :
Amante du silence et des choses rustiques . . .
Ainsi, Victor Hugo a écrit majestueusement, dans Booz endormi :
« C'était l'heure tranquille où les lions vont boire. »
Dans les Visions gaspésiennes^ cela devient, au cours de « La chanson des épis » :
Ecoute, quand la nuit commence à rembrunir
Les ombres des forêts, où, les troupeaux vont boire. . .
«VISIONS GASPÉSIENNES )) [313
Et tutti quanti !
C'est qu'il ne suffit pas de fréquenter les forgeurs augustes de « rythmes souverains », ni d'apprendre par cœur leurs créations : il faut pénétrer les secrets de leur art, s'initier aux lois qui le régissent, s'en assimiler la vertu antique, et tâcher ainsi d'acquérir, à force de patience et de labeur personnel, la science parfaite du « métier » et la maîtrise du verbe.
« Travaillez, prenez de la peine »
dirons-nous, en terminant, à Mademoiselle Lamontagne. Ce sage conseil lui tiendra lieu, je crois, des meilleurs compliments, car elle n'est pas sans savoir que le Fabuliste ajoute :
« C'est le fond qui manque le moins. »
Quelques états d'âme