‹ Eaux minérales des PyrénéesChapitre 22 sur 88 · AUTEURS · texte numérisé non relu

AUTEURS

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Blanche. . . .

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1841, 15 mars.

à la source.

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François (1).

Gintrac (2).

Fontan (3).

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François.

Gintrac.

François.

Fontan.

Ici les variations sont moindres; cependant, nous voyons qu'elles s'élèvent encore jusques à 2° entiers.

J'arrive maintenant à l'exposé de mes expériences.

Une série fort longue d'observations, faites avec un soin minutieux, m'a laissé convaincu que la tem-

(1) Mémoire sur les travaux de recherche d'aménagement de Bagnères-de-Luchon.

(2) Observations sur les principales eaux sulfureuses des Pyrénées. 1841.

(3) Comptes-rendus de l'Institut. 18'«1.

j)érature des sources les mieux aménagées, les plus indépendantes des eaux d'infiltration, n'est pas absolument invariable. Les eaux de Bagnères-de-Luchon, considérées par rapport aux Variations de température qu'elles éprouvent , peuvent se diviser en deux groupes :

Celles du premier groupe n'éprouvent aucun changement appréciable à l'époque des grandes fontes de neige ou lorsque le niveau des eaux froides s'élève plus que de coutume dans les galeries. Les différences qu'on remarque , quand on les observe à plusieurs reprises et dans diverses saisons , dépassent rarement quelques dixièmes de degré.

La température des sources du deuxième groupe est plus variable, et les changements qu'elles éprouvent se lient d'une manière évidente à l'élévation ou à l'abaissement du niveau des eaux froides dans les galeries.

Les sources Bayen et la Reine appartiennent au premier groupe ; Ferras et la Blanche appartiennent au deuxième.

En même temps que la température des sources du deuxième groupe éprouve des variations, leur volume change d'une manière appréciable. Cest ce que j'ai pu observer en février 1850, à la suite d'une fonte de neige très-abondante qui avait considérablement augmenté le volume des eaux froides qui circulent autour des eaux minérales. La source de la Grotte supérieure avait subi un léger abaissement de température , et son volume avait considé-

rablement augmenté. Les sources Ferras et d'Etigny étaient aussi devenues plus abondantes et moins chaudes.

Cette augmentation de volume n'est pas toujours la conséquence du mélange des eaux d'infiltration avec l'eau minérale; ce qui le prouve, c'est que certaines sources deviennent plus abondantes sans subir un abaissement sensible de température ou de sulfuration ; il y a mieux, la diminution de volume est quelquefois suivie d'un abaissement de température et d'un appauvrissement de l'eau minérale. C'est ainsi qu'en février 1848, j'ai vu la source Blanche augmenter considérablement de volume , sans changer de température ni de degré sulfhydrométrique , et que j'ai pu constater que la source de l'Enceinte, qui subit d'une manière bien marquée l'influence des eaux froides qui l'environnent, devient moins chaude , moins abondante et moins sulfureuse quand on abaisse le niveau de l'eau froide qui circule dans les galeries souterraines. M. François a pu , en élevant ou abaissant le niveau de l'eau froide dans un petit canal qu'il a fait disposer à peu de distance des griffons sulfureux, modifier à volonté la température et la sulfuration de plusieurs sources. Le niveau de l'eau froide est-il très-bas , la source de l'Enceinte diminue à tel point, qu'elle a presque disparu; sa température et son degré de sulfuration diminuent en même temps. Relève-t-on, au contraire, le niveau de l'eau froide, le volume, la températue et la richesse de l'eau augmentent

jusques à une limite, passé laquelle l'eau froide, dont le niveau se trouve trop élevé , se mêle avec l'eau minérale. Ces observations fort curieuses appartiennent à M. François, qui en a tiré le plus grand parti pour l'aménagement des eaux d'Ussat et de Luchon. Si l'on se rappelle ce que j'ai dit à propos des variations de température qu'éprouvent à certaines époques les eaux de Brig-Baden , on verra que M. François, dans son ingénieux système, n'a fait qu'imiter la nature.

Je crois devoir placer ici une remarque importante, que ceux qui prennent des observations de température ne doivent jamais perdre de vue, c'est qu'il arrive souvent que ce qu'on nomme un griffon d'eau sulfureuse se compose de plusieurs filets d'eau chaude , dont chacun jaillit à travers une fente particulière. Ces filets, dont l'ensemble constitue une source unique, ont chacun leur température propre; de telle sorte que deux observateurs, plongeant l'un après l'autre leur thermomètre dans l'eau de ces sources, constateront des températures différentes, s'ils n'ont pas placé leur instrument dans la même fissure. Ainsi, en promenant un thermomètre dans les divers points de la source Bayen , on obtient à volonté 64, 67,10 et G8\

La source de la Reine est fournie par plusieurs griffons distincts, dont les températures varient de 55 à 61°. Si l'on prend la température alors que ces diverses eaux sont bien mélangées , on la trouve presque invariable.

Les griffons de la source Azémar marquent de 53 à 56°, 10; ceux de Richard supérieure, de 48 à53°,75.

Il faudra donc à l'avenir , si l'on veut que les observations puissent être discutées et comparées , que les chimistes, qui examinent une source à son griffon, en explorent avec soin tous les points et s'attachent à constater les températures maximum et minimum. On pourra savoir ainsi jusqu'à quel point ces températures sont invariables. Il faudra aussi observer la température de l'eau, lorsque les divers filets, qui constituent chaque source, auront été entièrement mélangés.

Il serait avantageux qu'il y eût dans chaque établissement thermal, et pour chaque source, un lieu d'observations déterminé et invariable.

Je joins ici un tableau comprenant les observations de température que j'ai faites jusqu'à ce jour ; les chiffres qui s'y trouvent représentent la température maximum de chaque source. Je me suis servi de deux thermomètres centigrades, à mercure, gradués sur tige ; les cinquièmes de degré étaient marqués sur chacun de mes instruments , et les dixièmes étaient facilement appréciables. Ces deux thermomètres marchaient d'accord ; leurs points extrêmes étaient vérifiés de temps à autre.

Quand on jette un coup-d'œil sur l'ensemble de ces observations, on voit immédiatement que la température des sources de Bagnères-de-Luchon était trèsvariable avant 1841. La source de la Heine a varié de 43°, GO à 50°,45 ; celle de la Grotte supérieure de

58*,75 à 61°,25; la Blanche, de 22 à 38°; Ferras ancienne , de 32 à 37° , etc.

A partir de 1841, les mêmes sources, mieux captées et mieux aménagées , n'ont plus éprouvé que des variations beaucoup moindres ; la Reine a varié de 57°,20 à 59°,50 ; la Blanche de 36 à 38°.

De 1849 à 1852 , les variations sont encore moindres et se trouvent du même ordre que celles qui résultent de la comparaison des expériences de Carrère et d'Anglada , sur les eaux des Pyrénées-Orientales. Ainsi, la Reine a varié de 57°, 80 à 58°,20 ; la Grotte supérieure de 57°, 50 à 59°, 50 ; la source Blanche a varié de 46 à 47°,40. Les changements les plus remarquables sont ceux qu'a éprouvés la source de l'Enceinte ; j'ai dit plus haut quelle en était la raison. Je crois avoir remarqué que les sources les plus chaudes sont celles qui éprouvent le moins de variations ; c'est ainsi que la source Bayen a oscillé, dans l'espace de trois ans, entre 67°,25 et 68°, 10.

Les nouveaux travaux ont donc placé les sources de Luchon dans des conditions meilleures que celles où elles se trouvaient anciennement.

Mes expériences sur les eaux de Luchon prouvent incontestablement que la température des principales sources de cette localité a éprouvé, de 1849 à 1853, de légères variations, tantôt en plus , tantôt en moins, et qu'elle ne s'est pas montrée absolument invariable. Ici toutes les déterminations ayant été faites par le même observateur, aux mêmes

Recherches sur l'influence du carbonate ou silicate de soude sur le dejçré

sulfhydrométritiue .

EXPEHIEKCES.

3 septembre 1849.

17 décembre 1850.

4 janvier 1851.

23 janvier 1851.

1" février 1851.

— le soir

NOMS DES SOURCES

Enceinte

Ferras supérieure n° 1.

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Ferras supérieure n" 2.

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Reine

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Bayen

id

Reine

id

Bayen

3 id. ....

Grotte supérieure. • •

id

id

Richard supérieure.. •

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Azémar

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Enceinte

Bayen

Reine

Bordou nn 3

Bayen

Reine

Etigny n" 1

F'erras supérieure n° 2.

Reine

Grotte supérieure.

Etigny u» 1 . . . .

Blanche

Reine

F'erras ancienne. .

Bayen

Reine

id.. . .

Bordeu n» !.. . .

— 0 heures <

— 9 heures <

— le soir.

Reine.

Bayen .

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen . Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen .

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen .

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen.

Reine.

Bayen.

Reine.

Reine.

Bayen .

Reine.

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