‹ Eaux minérales des PyrénéesChapitre 81 sur 88 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

4° Les eaux qui renferment des silicates neutres sont plus alcalines ; elles sont plus stables, elles laissent dégager moins d'acide sulfhydrique , elles ne blanchissent pas.

5° Il n'existe pas de rapport entre la température des sources et.leur richesse en sulfure de sodium (1).

6° Dans chaque localité , l'eau la plus sulfureuse

(1)M. Fontan, qui admettait autrefois que, dans chaque localité, Veau la plus sulfureuse était la plus chaude, a récemment modifié l'exposé de sa théorie : il donne aujourd'hui le nom de localité à des groupes de sources qu'il considère comme naturels; il admet, par exemple, qu'il y a dans Bagnères-de- Luchon six localités différentes. Il peut arriver, d'après lui, que des sources qui sourdent à une distance de deux ou trois mètres les unes des autres ne fassent pas partie de la même localité, et que l'une d'elles, abandonnant ses compagnes, aille faire partie de la même localité qu'une autre source située à 60 ou 80 mètres d'elles. La source n° 3 du Bosquet est dans ce cas. On conviendra qu'une personne désintéressée dans la question eût probablement groupé les source «. d'une toute autre manière. Si l'on jette un coup-d'œil sur les tableaux dans lesquels M. Fontan fait connaître les groupements qu'il adopte, on verra que sa loi n'est pas vérifiée pour Bagnères-de-Luchon, et que, dans les groupes de Sengez et de Lachapelle, les sources les plus chaudes ne sont pas les plus sulfureuses. Il serait cependant possible d'arriver à mettre les résultats de l'expérience en harmonie avec la loi de M. Fontan; il suffirait, par exemple, de considérer chacune des sources qui n'obéissent pas à cette loi comme formant un groupe à elle seule.

est la plus chlorurée; elle est en même temps lu plus riche en silice.

7° Dans chaque localité, l'eau la plus sulfureuse est celle qui renferme le moins de sulfates.

8° Il n'existe aucun rapport entre l'alcalinité des eaux sulfuré-sodiques et la quantité de sulfure de sodium qu'elles renferment.

9° La distinction des eaux sulfureuses en eaux naturelles et eaux accidentelles n'est pas établie sur des faits suffisamment nombreux pour qu'on puisse l'accepter.

10° L'analyse sulfhydrométrique ne peut fournir des résultats exacts que dans les cas où les eaux que l'on examine contiennent, soit de l'acide suifhydrique libre, soit un monosulfure, soit un suifhydrate ; elle fournit des résultats erronés lorsque l'eau renferme un polysulfure, ce qui a lieu trèssouvent pour l'eau prise sur les lieux d'emploi , elle fournit encore des résultats erronés lorsque la température de l'eau minérale est très-élevée ; enfin , les résultats sont encore inexacts dans le cas où l'eau renferme une quantité un peu notable de carbonate ou de silicate de soucie. En pareil cas, l'addition du chlorure de barium anéantit l'action du carbonate ou du silicate alcalin , et permet de faire la correction nécessaire.

11° Il est indispensable, quand on veut analyser des eaux sulfureuses, de les désulfurer avant de les concentrer; on se met ainsi à l'abri des erreurs qui résulteraient de la formation des sulfites, hyposul-

Page 1