‹ Eaux minérales des PyrénéesChapitre 82 sur 88 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

lites, carbonates, etc., qui prennent naissance pendant l'évaporation.

12° Les températures des sources les mieux captées et les mieux aménagées éprouvent des varialions qui ne dépassent que très- rarement un degré centigrade.

13° Les eaux les plus excitantes ne sont pas, toutes choses égales d'ailleurs, les plus sulfureuses; ce sont celles qui laissent dégager le plus d'acide sulfhydrique.

14° Les eaux sulfureuses des Pyrénées renferment toutes des traces d'iode et de borate de soude.

15° L'air des étuves, piscines, salles de douches, etc., est dépouillé d'une partie de son oxygène ; il renferme, en outre, une quantité suffisante d'acide sulfhydrique pour exercer une action marquée sur les malades.

1G° Les eaux salines des Pyrénées, considérées au point de vue de leur composition chimique , se divisent en eaux salines simples, eaux salines séléniteuses et eaux salines ferrugineuses. Ces dernières sont, tantôt alcalines et analogues à celles de Vichy (Boulou, Saint-Martin-cle-Fénouilla), tantôt salines séléniteuses (Audinac, Capbern, Bagnèresde-Bigorre, source de la Reine).

17° Dans les eaux salines, les propriétés actives du fer sont modifiées par les sels qui l'accompagnent, à tel point que des eaux de ce genre, quoique très-riches en sels ferrugineux , sont suppor-

tées plus facilement par les malades que des eaux simplement ferrugineuses.

18° Les eaux ferrugineuses se divisent en eaux ferrugineuses acidulés, eaux sulfatées et eaux erénatées. Ces eaux sont presque toutes arsenicales.

Ici se termine l'exposé des recherches que j'ai pu faire jusqu'à ce jour. Ces recherches sont loin d'être aussi complètes que je l'eusse voulu; j'espère qu'il me sera possible de terminer, d'ici à peu de temps, l'analyse de toutes les eaux minérales un peu importantes des Pyrénées, et de faire, pour chacune1 d'elles, un travail aussi complet que celui que j'ai effectué pour celles de Bagnères-de-Luchon. Les encouragements que m'ont accordés les corps savants, au jugement desquels j'ai soumis la partie la plus essentielle de mes travaux, m'autorisent à croire que ce livre renferme des données nouvelles dont on pourra tirer parti dans des cas nombreux, et me donnent l'espoir qu'il sera accueilli avec indulgence par les médecins et les chimistes.

Page 1