‹ Eaux Thermo-Minérales d'UssatChapitre 11 sur 30 · M0) TR · texte numérisé non relu

M0) TR

Grâce à des rigoles qui amenèrent l’eau dans le sol rocailleux et perméable où s’épanchent les eaux chaudes, l'équilibre fut établi entre celles-ci et les eaux froides ; et la masse d’eau minérale fut refoulée et concentrée vers la roche, d’où elle était issue, à un niveau qui ne variait que si l’on faisait varier la nappe d’eau froide, c'est-à-dire le niveau du canal hydrostatique.

Ce canal étant surélevé de deux mètres au-dessus de l’Ariège, ce niveau est toujours supérieur à celui des eaux du fleuve.

A l’étiage, l’inondation artificielle du sous-sol poreux atteignant toujours le maximum, les eaux chaudes sont maintenues au même niveau dans le sous-sol de la montagne.

Ce niveau est bien supérieur au niveau primitif (fig. 2).

Accessoirement, on éleva le canal de fuite de l’eau minérale, et cette élévation n’est peut-être pas encore suffisante. En effet, on voit sur la promenade, au bord de l’Ariège, une borne indicatrice; or, quand l’eau de la rivière y atteint la division 0 m.50, limite extrême, le refoulement des eaux froides dans les baignoires par ce canal de fuite commence. Ce fait n’est pas rare, car

quelques jours de pluie suffisent amplement à élever le

niveau de l’Ariège de 0 m.50.

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Grâce aux travaux de François, on en était donc arrivé à ces résultats :

4° D’augmenter le débit des sources qui fut porté de 155 à 820 mètres cubes.

2° De régulariser ce débit, et de permettre aux baignoires d’être toujours suffisamment alimentées.

3° D’empècher le mélange des eaux de rivière et de source et, par conséquent :

4° D'accroître la minéralisation.

5° D’élever la température de l’eau dont le maximum atteignit 35° 5 au lieu de 34 et le minimum 33 au

lieu de 30.

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