OBSERVATION XII
Goitre exophtalmique (D' Pusor).
Mille X.. 26 ans, sans antécédents héréditaires ou personnels bien chargés (fièvre typhoïde il y a quatre ans, mère un peu nerveuse) vient l’an dernier à Ussat (1901) pour y accompagner une parente qui devait y suivre un traitement. Son facies attira notre attention, et il ne fut pas difficile de diagnostiquer un goitre exophtalmique. Rien n’y manquait.
La maladie avait débuté dix ans auparavant, à la suite d’un surmenage cérébral. Depuis lors, cette jeune fille avait recherché et suivi les conseils de maîtres distingués tels que Raymond, Pitres, Grasset, Rémond (de Metz). Elle avait été soumise aux divers traitements usités en pareils cas : thyroïdine, antipyrine, valérianate, etc... Rien n’avait pu lui donner le moindre soulagement. Une intervention chirurgicale lui fut même proposée par M. Monod.
Sceptique, désabusée, Mile X... voulut bien suivre le traitement hydriatique qui lui fut proposé.
Deux saisons thermales furent faites dansle courant de l’an-
née 1901, qui amenèrent la disparition graduelle de tous les
symptômes,
cepqees
Le pouls descerdit de 120 à 80, l'exophtalmie s'effaça ainsi que le goitre, le tremblement disparut et Mile X... pour qui toutes les opérations manuelles demeuraient interdites put même se livrer, l'hiver suivant, à la broderie. Revue en 1902, la seule constatation faite chez notre cliente fut que la guéri-
son s'était maintenue.