RAT
l’homme ne saurait servir de base à l'alimentation du chien. Cela ne veut pas dire qu'il faille lui accorder de la viande à volonté et sans discernement. N'oublions pas que nos animaux ne sont plus dans les conditions naturelles et que, désœuvrés, ils ne peuvent brûler toutes les réserves que leur procure une alimentation trop riche qu'il leur faudrait durement conquérir s'ils se trouvaient encore à l’état sauvage. Songeons aux effets excellents d’un jeûne périodique; le loup ni le renard n’ont pas la chance de trouver une proie tous les jours. Sur ce sujet l’hygiène s'accorde avec l'esthétique : le carnivore n’est pas constitué pour être gras.
Pour mieux étudier les rapports entre l’eczéma du chien et son alimentation, chaque fois que les circonstances nous le permirent, nous en réduisîmes le traitement à un régime alimentaire. Les nombreuses médications locales en effet nous ont toujours paru également efficaces ou inefficaces suivant les cas chaque fois que nous en avons utilisé plusieurs à la suite sur un même sujet ; faut-il les abandonner pour cela? Evidemment non, car elles constituent un excellent adjuvant thérapeutique, maïs leur choix n’a pas grande importance et ce n’est pas en elles que se trouve la clef du problème. Nous n'avons pas la prétention de l'avoir découverte mais nous désirons seulement ajouter nos modestes observations au patrimoine commun de l'expérience clinique qui permet aux vétérinaires d'obtenir des résultats pratiques en attendant d’en savoir un peu plus sur beaucoup de maladies encore mystérieuses.
À Ja suite de nombreux tâtonnements, nous avons pu classer les chiens eczémateux en deux grandes catégories : ceux qui ont besoïn de viande et ceux pour qui il n’en faut pas. Nous avons établi à partir de là
to
deux types de régime alimentaire ; nous n'avons pas l'intention d’enfermer toutes les modalités de la maladie dans une classification rigide, car, en matière d’eczéma surtout, on peut dire qu'il n’y a que des malades et que la maladie n’est qu’une abstraction sans réalité ; nous ne livrons les quelques résultats que nous avons obtenus qu’à titre d'indications sommaires.
Pour la grande majorité des chiens eczémateux voici à quel régime nous nous sommes arrêté : viande maigre de cheval sous forme de muscles (50 à 150 gr. suivant la taille du chien), quelques morceaux de foie et de rate, os de veau, fromage blanc. Un jour de jeûne par semaine.
Nous nous sommes contenté longtemps de ce régime jusqu'au jour où nous fimes la constatation suivante : un chien de 5 ans, de race commune, enfermé par ses maîtres et nourri de pain et d’eau, dès qu'il parvenait à s'échapper, allait jusqu’à l’abattoir proche se gaver de tous les déchets de viande qu'il pouvait y découvrir ; les jours suivants il avait régulièrement une violente poussée d’eczéma. Il est vrai que son régime habituel le rendait obèse et informe. C’est pourquoi le pain ne nous paraît pas très indiqué ; nous avons mis au point un autre régime sur un terrier écossais de 3 ans que nous avons en notre possession et auquel la viande ne convenait pas. Lorsque son propriétaire nous l’avait abandonné, il était porteur d’un eczéma généralisé, suppurant par endroits. Voici quels sont les aliments grâce auxquels nous avons obtenu une guérison presque complète : pommes de terre cuites à l’eau, lait, fromage blanc, os de veau.
Il est bien entendu que ces régimes ne sauraient guérir totalement l’eczéma, mais ils amènent bien souvent une amélioration qui rend l’animal présentable et qui est durable si on a soin de s’y maintenir.
HER p FU L'AE Ru
Taelt Tapie 4 etes M4 Qué def CET XI Le dans DEN + EU
BAUME" # AE % «ere pay HT
DALIE TA tel d'A Mr a geble RU Su TARA HE