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LES GLISSEMENTS ET LES ÉBOULEMSNTS

Les glissements sont , on peut le dire , l'âme des torrents. Il importe peu de rechercher si c'est l'existence préalable du torrent qui provoque la naissance des glissements ou si ce sont les glissements qui donnent au torrent toute sa violence; il est un fait indéniabloi c'est que tous les grands torrents, tous ceux qui donnent naissance à des laves de quelque importance, traversent ou longent des terres en mouvement.

Le glissement, tel que nous l'entendons, représente une masse de terre, d'un volume plus ou moins considérable, située sur le ver^ sant d'une montagne et se déplaçant tout entière sous l'action de la pesanteur, pour gagner la base du versant qui la supporte. Son mouvement est généralement lent, mais peut s'accélérer temporairement sous l'influence de causes extérieures et principalement sous l'action de l'humidité pour atteindre une vitesse relative assez considérable.

C'est ainsi que toute la rive gauche du torrent de Saint-Martinla-Porte (Savoie) glisse avec une vitesse moyenne de o m. 5o par an (résultat basé sur des documents certains remontant à 170 ans), tandis que le glissement du Sécheron (Savoie) a pu atteindre jusqu'à 7 ou 8 mètres j)ar jour, et a conservé pendant plusieurs années une vitesse de 2 à 3 mètres par an.

Il importe essentiellement de ne pas confondre les glissements et les éboulements, bien que ces deux phénomènes soient souvent corrélatif.

Ainsi l'éboulement de Sainle-Foy (Savoie) a donné naissance à un glissement, et le glissement du Sécheron (Savoie) a donné naissance à un éboulement.

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