‹ Ecchymoses Sous-Pleurales: Modes de Production - Importance Médico-LégaleChapitre 12 sur 19 · LAS · texte numérisé non relu

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piraloires rapides et forcés, qui durent environ 2 minutes ; au bout de ce temps, l’animal fait quelques mouvements expiratoires suivis de convulsion. Cette deuxième période du premier stade a été relativement longue, cela ne doit pas élonner étant donné la résistance qu'offre l'animal et l'occlusion incomplète des orifices respiratoires.

À ce moment, nous enlevons l'obstacle, le chien est sacrifié 30 minutes après, par section du cou. A l’autopsie, nous observons une quinzaine de taches ecchymotiques disséminées sur les 2 poumons. |

Pour être juste, nous devons ajouter que la section du cou a provoqué une hémorragie assez abondante pour en tenir compte dans nos résultats.

Cela nous a engagé à répéter la même expérience sur un cobaye.

Expérience VIII ” (Personnelle. — 15 juillet).

Cobaye.

Même genre d'asphyxie.

Deux minutes après, mort apparente, c'est la fin du premier stade ; on n’a pas observé les mouvements inspiratoires caracur le deuxième stade.

Respiration artificielle. Les fonctions respiratoires et circulatoires reviennent à leur état normal.

L'animal est sacrifié, toujours selon le même procédé, par section du cou.

À l'autopsie, les deux poumons sont criblés de taches ecchymotiques sur les deux surfaces externe et interne : onen observe aussi à la base.

AOL.

Expérience IX (Personnelle. — 17 juillet).

Cobaye.

Même procédé de suffocation.

Oblitération des orifices respiratoires pendant 60 secondes : le cobaye ne réagit que fort peu, il exécute cependant quelques inspirations rapides ; l'obstacle est aussitôt enlevé.

Section du cou, pas la moindre hémorragie.

A l’autopsie, les eechymoses sont si nombreuses sur le lobe inférieur gauche que cette partie du poumon a pris un aspect absolument marbré. Sur la surface externe du lobe supérieur gauche on voit aussi quelques taches isolées, très nettement circonscrites. On en voit aussi sur les surfaces internes et à la base des deux poumons.

Cœur : le sang est fluide dans les deux cavités.

Expérience X

(Personnelle, — 17 juillet).

Cobaye.

Même genre d’asphixie.

30 secondes après, l'obstacle est enlevé, il n’y a pas eu de phénomènes respiratoires bien nets.

L'autopsie est faite un quart d'heure après, el révèle, sur les bords inférieurs des poumons, des taches ecchymotiques très nettes.

Recherche du rôle de la fluidité du sang dans la production des ecchymoses.

Expérience XI

Chien. Poids, 5 kilos. Injections préalables d'extrait de sangsue; suffocation par application d'un masque de poix devant les orifices respiraloires; mort en 5 minutes.

Le

A l'autopsie, nous trouvons deux ecchymoses sur le lobe inférieur du poumon droit: l’une vers le milieu de la surface externe, l'autre sur le bord inférieur. Il en est une troisième sur la surface externe du lobe supérieur gauche.

Elles ressemblent absolument aux ecechymuses classiques de Tardieu.

Le cœur, examiné 5 heures après la mort, contient encore du sang liquide.

Nous ferons remarquer que quelques gouttes de sang se sont échappées à travers la plaie faite pour découvrir la jugulaire. Elles sont restées absolument liquides pendant très longtemps. Cette remarque s'applique aussi aux expériences suivantes.

Expérience XII

Chien. Poids, 5 kgr. 500 Injections d'extrait de sangsue ; suffocalion par introduction dans les voies aériennes d’un corps étranger (éponge), mort en 7 minutes.

A l’autopsie, on remarque une seule ecchymose sur le lobe supérieur du poumon droit (bord inférieur). Elle est cependant très nette, arrondie et de la grosseur d'une tête d’épingle.

Le cœur estexaminé à heures après; comme précédemment, le sang qu'il contient est liquide.

Expérience XIII

Chien. Poids, T kilogs. Injections d'extrait de sangsue: suffoealion par oblitéralion des orifices respiratoires à l’aide d’un linge. Mort en 8 minutes. ; A l'aulopsie, on note deux eechymoses sur le lobe inférieur droit.

not

Même remarque que précédemment pour ee qui concerne l’étal du cœur.

Expérience XIV

Chien. Poids, 9 kilogs. Injection préalable de peptone : on observe chez l’animal une période d'excitation très courte, suivie. presque aussilol d’une période de dépression.

Suffocation par oblitération des orifices respiratoires à l'aide d'un linge.

À l'autopsie, 3 ecchymoses régulièrement arrondies, de couleur rouge foncé, de la grosseur d’une tête d'épingle. -

Le cœur examiné 15 minutes après, laisse s'échapper du sang absolument liquide.

Expérience XV

Chien. Poids, 13 kilogs. Injection de peptone.

Période d’exeitation suivie de la période de dépression.

Même genre de suffocation que précédemment, Mort en 11 minutes.

A l’autopsie, quelques ecchymoses (T ou 8) très neltes, on observe une anémie profonde des poumons ; dans le cœur, on trouve, 30 minutes après, du sang liquide.

À noter chez cet animal des convulsions violentes dès les premiers moments de l’asphyxie.

Expérience XVI

Chien. Poids, 11 kilogs. Injection de peptone. Même genre de suffocation que précédemment. Mort en 1# minutes. Poumons : une ecchymose. Cœur : sang liquide une heure environ après l'injection.

= 4N°de l'expér.

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