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vant le même auteur, trouvent ces lésions chez des fœtus: Enfin Schützenberger, vers 1854-1855, les signale dans un cas de typhus.
Tardieu n’est donc pas le premier qui ait signalé cette lésion ; il le reconnait d’ailleurs avec une entière bonne foi dans l'article Suffocation de ses œuvres et fait même remarquer que Slingenberg, dans une étude sur l’Infanticide, publiée à Gronigen en 1843, s'ilne mentionne pas les extravasations san guines sous-pleurales, signale d’après Battner (Von dem Kindermord, Kænigsberg 1804), «colorem flavescentem pulmonum « sanguine injectorum etaere irrégulariter extensorum. »
Si Tardieu ne réclame pas absolument comme sienne la découverte des ecchymoses sous-pleurales et autres, il cherche cependant à nettement établir que, le premier, il a donné à ce signe pathologique sa véritable valeur: celle d’être absolument carastéristique de la suffocation.
La deuxième période s'étend de 1855 à 1878. Elle est « ca- » ractérisée par les nombreuses discussions auxquelles à » donné lieu le sujet des ecchymoses ». En effet l’assertion trop absolue de Tardieu détermina en Allemagne, en France, en Angleterre, en [talié, une série de discussions, de recherches de la part de sociétés savantes, un mouvement d’opinions en un mot, qui ébranlèrent les théories du célèbre médecin légiste.
« À la suite des expériences de Faure, qui observe ces lésions non seulement dans la suffocation, mais encore dans la pendaison, la strangulation et la submersion ; des expériences de Liman, de Berlin, qui n'hésite pas à déclarer « erronée et. dangereuse » la doctrine de Tardieu ; enfin des expériences d'Ogston d'Aberden, de Caussé d'Albi, qui démontrent l’absence possible des ecchymoses dans la sufocation, Tardieu dut admettre que, dans quelques cas exceptionnels de morts accidentelles ou naturelles, on peut parfois rencontrer ces
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ecchymoses regardées par lui comme pathognomoniques de la suffocation. .
La question fut nettement tranchée en 1878, lors du Congrès de médecine légale, où le sujet des ecchymoses sous-pleurales et sous-péricardiques a été traité à fond. M. Legroux, secrétaire et rapporteur de la société, a fait des expériences nombreuses et variées dans le but de contrôler les faits rapportés par les devanciers. Il en déduit les conséquences suivantes, résumées par le docteur Wenzinger, et que nous rapportons textuellement :
« 1° En médecine légale, les eechymoses sous-pleurales » seules ne sauraient avoir aucune valeur, trop de conditions » spontanées, anciennes ou récentes, indépendantes des causes » de la mort, pouvant y donner naissance
« 20 Elles se rencontrent dans les asphyxies violentes par » pendaison, strangulation, submersion, étouffement, par » écrasement du thorax et par suffocation, mais à des degrés » un peu différents.
« 3° Les ecchymoses, à différents degrés, ne peuvent pren- » dre une valeur quelconque. qu'autant qu'elles sont accom- ». pagnées d’un grand nombre de signes qui, tous, concou-
» reht à indiquer tel ou tel genre de mort; et dès lors on peut » dire, en faisant encore des réserves, s'il s’agit d'individus » très jeunes : que les ecchymoses très nombreuses indiquent » la suffocation ; un peu moins nombreuses, la strangulation ; » un peu moins nombreuses, encore la pendaison ; ce qui re- » vient à dire qu’en aucun cas on ne pourra s'appuyer solide- » ment sur ces lésions pour déterminer le genre de mort.
« 4° Les ecchymoses sont toutefois l'indice d’une mort ra- » pide et violente, que la violence soit extérieure ou intérieure » à l'organisme. »
Nous arrivons enfin à la troisième période, pendant laquelle « on cite des faits pour et contre la valeur des taches ecchy-
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» motiques, mais on s'occupe surtout de les rechercher dans » les morts naturelles et d'étudier leur côté scientifique c’est-à- » dire que l'étude de leurs caractères microscopiques et ma- » croscopiques tient une plus large place dans la science que « leur côté pratique un peu abandonné. »
On s'attache d’autre part, à établir la valeur de ces lésions chez les nouveau-nés « Stadfeld en 1885, dans un article sur les hémorragies dans les grandes cavités chez les nouveaunés dit: « qu'il peut se produire des ecchymoses sous-pleura- » les et sous-péricardiques s’il y a menace d’asphyxie pendant » l'accouchement et ces ecchymoses ne disparaissent que » longtemps après. Aussi ne sont-elles pas un signe pouvant » servir à affirmer qu'il y a eu étouffement, si les enfants n'ont » vécu que quelques jours, surtout s'il y a eu danger d'’as- » phyxie pendant l'accouchement. »
Tel était l’état de la question quand parut, en 1886, le thèse de Wenzinger.
Nous croyons utile de rapporter les résultats de ses expérlences :
a) Morts accidentelles : 131 observations.
Il y a des ecchymoses dans 45 cas ainsi répartis :
Empoisonnements MERE RES Péndaison: LUS PP RSR RCE SET SUTOCAON. LEE TONNERRE ER SUDMELSI00 1 ANRT ALES ES RER 1
Les autres genres de morts accidentelles sont représentés par des chiffres inférieurs aux précédents.
b) Morts naturelles : T4 observations. Dans ce groupe, les maladies infectieuses occupent le premier rang (fièvre typhoïde, T cas ; variole, 8), puis viennent les maladies du système nerveux (12 cas).
c) Chez les fœtus morts avant ou pendant l'accouchement
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ou bien chez les nouveau-nés (hormis le cas de mort par accident, crime, où par affeclion organique), le nombre des cas d’ecchymoses ne dépasse pas 10.
Puis, Wenzinger passe aux expériences faites par M. le professeur Tourdes et par lui-même ; les expériences sont au nombre de #1 ; 36 fois ils trouvent des ecchymoses, soit 87.8 °/,. Voici les conelusions basées sur ces expériences :
1e Les ecchymoses sous-pleurales et sous-péricardiques ne sont caractéristiques d'aucun genre de mort, vu qu’elles se rencontrent dans un très grand nombre de cas de morts violentes ou naturelles :
2° Elles sont aussi fréquentes dans la pendaison et les empoisonnements que dans la suffocation, On les trouve à peu près dans la même proportion dans ce dernier genre de mort, dans les maladies du système nerveux, respiratoire et cireulatoire, dans certaines maladies générales, infectieuses (variole et fièvre typhoide) ;
3 Elles existent le plus souvent chez l'enfant, l'adolescent et le nouveau ou mort-né, moins souvent chez l'adulte, très rarement chez le vieillard, plus dans le sexe masculin que dans le sexe féminin ;
4 Elles ne peuvent pas toujours être distinguées des suffusions sanguines, dans lesquelles elles se transformeet souvent, mais elles peuvent et doivent être soigneusement distinguées des taches d’anthracosis, de pigment et surtout des dilatations veineuses ;
5° Elles indiquent, en général, une mort rapide, non une mort brusque, mais peuvent se produire aussi dans les morts lentes ;
6° Elles sont dues à des troubles de l’innervation vasomotrice et secondairement aux troubles respiratoires el cireulatoires qui sont intimement liés aux premiers : car, plus les convulsions sont fréquentes et nombreuses, plus on est certain de trouver des ecchymoses.