RE
de sa ferme ; je m’intéressais beaucoup à la politique, lisais ardemment les journaux, regaidais les prétendus constilutionnels d’alors comme des brigands, et croyais invinciblement en mon âme et conscience que la patriotique majorité de l’Assemblée de 1836 avait noblement rempli son devoir. Inutile de dire que je suis resté ie même homme, et que Je n’ai pas, comme beaucoup d’autres l’ont fait, renié cet époque et jeté de la boue aux plus grands noms de notre histoire,
Personne alors ne se doutait, dans la population canadienne, qu’il y avait dans le gouvernement de Lord Gosford des traîtres et des misérables, comme le Procureur-Général Ogden, par exemple, qui, dès 1836, conseillaient l’arbitraire et la rigueur afin de pousser le peuple à la résistance armée, et de pouvoir ainsi l’écraser et régner ensuite au moyen de la minorité victorieuse.
La résistance de 1837 où le droit absolu, sinon la prudence et la prévision politiques, était avec nous, avait électrisé tous les cœurs canadiens, et comme nous avions à St. Jean, où je demeurais, des loyaux enragés qui ne parlaieut que de pendre impitoyablement tout ce qui portait un nom Canadien, nous