PRE DA À
ministrer le même serment aux Canadiens patriotes qui voudront se joindre à nous. En même temps, vous solliciterez quelques souscriptions dont le produit sera employé à Pachat des armes qu’il nous faut pour réussir ; Car Sans armes nous ne pouvons bouger.
Voulez-vous faire cela avec zèle et discrétion ?
—Je le promets, sur ma tête et sur mon honneur. |
—C'’est bien, bonjour! nous vous laissons à vos travaux, et commencez le plus tôt possible.
Ces deux Messieurs me quittèrent alors, et moi je me sentis grandi d’un pied. Cette mission d’assermenter mes compatriotes, de collecter des fonds, de former des comités, me donnait, à mes propres yeux, une importance à laquelle je ne m’attendais pas. La situation prenait, dans mon esprit, des proportions considérables, je me voyais sous le coup d’une responsabilité qui, après tout était sérieuse, et je résolus de me mettre immédiatement à l’œuvre.
Je n’ai pas besoin de dire que je dormis aussi peu que possible la nuit de ce jour-là.
Dès le lendemain, je me munis d’un Evangile et je parcourus les campagnes pour as-
2 RS RER he
ID NE 2 7 Oo SR A
RAS ‘7e j.
sermenter mes amis, et faire une collecte. À J’assermentai en peu de temps au-delà de 4 3,000 hommes, et quoique la collecte ne fût pas ce que j'avais espéré, elle produisait encore d’assez jolis résultats. Ce qui allait mal, c’était l’organisation des comités, parce que presque partout les gens parlaient beau- À coup, mais il n’y en avait pas un sur trente qui agît. Toute proposition d’organisation était bien adoptée d’enthousiasme, mais Jamais exécutée, et toutes les assemblées se passaient en vaines paroles. h
Néanmoins, le temps marchait, et les évènements aussi. Nos renseignements des Etats-Unis indiquaient des préparatifs sur une grande échelle pour venir à notre secours. On nous parlait de dépôts d’armes, de munitions; de volontaires prêts à passer la fron- “ tière pour grossir nos rangs. On parlait U même d’intervention du gouvernement aussitôt que nous aurions pu gagner le moindre avantage sérieux sur les troupes anglaises.
Nous nous bercions de ces idées, et nous regardions le succès comme très probable, puisque cette année au moins, nous aurions des armes et des secours d'hommes et d’argent. Nous attendions donc avec une vive impatience le moment où nous pourrions ma-
ES
RU EE Ç es
re. Ë : sé ue, SEE gere ve SRE