CHAPITRE XIV
l’évangile de la sagesse
On a coutume de rattacher le mot évangile à une seule profession de foi, à un récit spécial, d’un intérêt toujours aussi puissant; son emploi dans l’enseignement Uiéosophique pourra donc vous paraître étrange. Cependant, si vous vous rappelez la signification exacte de ce mot, vous comprendrez qu’il ne doit pas être monopolisé, car, somme toute, le mot évangile signifie simplement « bonne nouvelle ».
La théosophie a aussi sa bonne nouvelle à apporter au monde ; non pas la bonne nouvelle du salut, assurément, mais 1 annonce meilleure encore que nous n’avons à nous sauver de rien, sinon de notre erreur et de notre ignorance, qu’il n’y a pas de colère divine à éviter, que i univers entier évolue par une organisation puissante et sublime vers un but tellement élevé qu’il surpasse toute conception humaine. Ce n’est pas là un rêve de poète, une simple envolée de l’imagination, mais bien une certitude qui peut être contrôlée et confirmée, qui peut être examinée scientifiquement par tous ceux qui veulent bien prendre la peine de se préparer à une telle investigation. Voilà une forme delà bonne nouvelle, de 1 évangile que la théosophie vous apporte.
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Ce mol de Ihéosophie que nous employons veut dire Sagesse divine, et celte sagesse divine nous apporte à tous un évangile,au vrai sens du mot.Ceux d’entre nous qui, depuis de longues années, étudient cette philosophie merveilleuse, savent jusqu’à quel point elle fut pour eux un évangile, car elle a changé toute leur vie. Elle leur a enseigné comment on doit vivre et comment on doit mourir ; elle leur a fait comprendre le système grandiose dont notre humanité ne forme qu’une faible partie. Le monde tout entier a changé pour eux avec cette connaissance nouvelle, cette compréhension plus vaste.
Nous savons tous que le péché, le chagrin, la souffrance existent dans le monde; ce monde nous apparaît si misérable,si triste,elle mal si universel queboaucoup de ceux dont le cœur est rempli d’amour, de pitié, du désir d’aider, sentent le désespoir naître en eux, lorsque, regardant autour d’eux,ils voient quelle est aujourd’hui la condition du monde. Si nous n’avions pas la clef de toutes ces difficultés, il semblerait en effet que tout est désespéré, qu’il n’y a rien à tenter. Mais dès que nous possédons cette clef, nous commençons à comprendre, et tout nous apparaît sous un aspect nouveau. Les grands Maîtres de sagesse et de compassion, dont le plus cher désir est de servir l’humanité orpheliue,nous donnent un véritable évangile, la bonne nouvelle venue des cieux,car ils nous disent: « Élevezvous au-dessus de tout cela, considérez l’ensemble et alors vous comprendrez. Ne considérez pas d’en bas l’aspect inférieur de la vie, mais élevez-vous jusqu’aux plans de la pensée et de la conscience supérieures, et de là regardez et comprenez. Vous verrez alors qu’il
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y a vrain>ent une bonne nouvelle, une bonne nouvelle pour tous. >
Avez-vous jamais vu les chutes du Niagara ? Imaginez la position d’un minuscule insecte entraîné, au milieu des fétus et des épaves, par ce torrent écumeux. Voyez les sauts, les bouillonnements de l’eau, et imaginez ce que penserait le pauvre insecte au milieu de tout cela. Pour lui, ce monde de lutte et d’efforts représenterait tout ce qui existe, tout ce qui peut exister, et l’eau avançant et reculant tour à tour, il se sentirait parfois irrésistiblement soulevé et détourné de sa route naturelle, comme s’il remontait le courant. Cependant si, placé sur les bords de cette gorge splendide, vous contempliez d’en haut la merveilleuse chute d’eau, vous verriez qu’un courant majestueux entraîne sans interruption la masse entière dans une même direction, et que, malgré les tourbillons où une partie de l’eau semble pour un temps retourner en arrière, en réalité tourbillons, pailles, insecte, tout est sans interruption emporté en avant par le torrent colossal.
Telles apparaissent les luttes, les chagrins et les soucis de ce monde à l’homme qui élève sa conscience à un niveau supérieur. Il voit que ce que nous appelons le mal s’efforce en apparence de remonter le grand courant du progrès; mais il constate aussi que l’évolution, dirigée par la loi divine, ressemble à ce torrent irrésistible, et que, en comparaison, tous les petits courants inverses de nos luttes et de nos efforts, sont comme les minuscules tourbillons à la surface du fleuve immense, et que, môme lorsqu’ils semblent retourner en arrière, ils sont en réalité emportés en avant sans interruption. Mais pour voir cela, il nous faut la vue supérieure, il
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faut nous élever au-dessus du tourbillon du monde inférieur, et dépasser l’ignorance du mental toujours agité. Pour y parvenir, la sagesse qui procède du Divin nous est nécessaire ; c’est pourquoi c’est la divine Sagesse de la Théosophie qui nous annonce la bonne nouvelle que tout est pour le mieux; que non seulement tout ira bien dans un avenir très éloigné, mais que, même actuellement, au milieu de toutes les luttes, le courant puissant nous emporte, et qu’ainsi tout est bien, car tout progresse avec certitude et dans un ordre parfait.
Le péché, la douleur, le chagrin existent, et je ne veux pas vous dire que ce sont des illusions, bien que j’en connaisse beaucoup qui soutiennent cette théorie. Évidemment si nous les considérons au plan de l’esprit, le tout nous paraît bien insignifiant, comparé à la vie supérieure; pourtant sur le plan physique, tout cela est réel, et tant que cela dure c’est bien de la souffrance, de la douleur ; et l’homme qui voit le plus clairement la grande vérité cachée sous ses apparences, est aussi celui dont la sympathie est la plus profonde, et qui a de son frère plus faible la compréhension la plus claire, la plus complète, la plus indulgente, la plus compatissante. Comme l’a si bien dit un écrivain français: « Tout comprendre, c’est tout pardonner. » L’homme qui comprend est celui qui sympathise le plus complètement ; mais il sait quel évangile sublime cette sagesse lui a apporté, et ce qu’elle apportera aussi aux malheureux lorsqu’ils pourront s’élever jusqu’à sa compréhension.
11 n’est pas une forme de notre activité dans laquelle cette bonne nouvelle ne nous soit utile, pas un moment de notre existence où elle ne nous enseigne quelque chose. Nous pouvons façonner notre propre vie si nous
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comprenons les lois qui la gouvernent. Môme s'il n’y avait en jeu que notre propre intérêt, il nous serait nécessaire de connaître ces lois; mais lorsque nous comprenons le merveilleux plan du monde, lorsque enfin la réalité, la vérité en apparaissent clairement à notre vue, nous oublions et nous-mêmes, et nos intérêts mesquins, et nos chagrins, et nos souffrances. Nous nous élevons tout à fait au-dessus de toute pensée personnelle, car nous voyons la vie grandiose et sublime qui pénètre tout, qui comprend tout, qui suffît à tout, qui soutient tout, et nous sommes fascinés par tout ce que nous sentons en elle de puissant et de divin. Après une telle vision, il ne nous est plus jamais possible de penser à nous- mômes, car notre pensée s’est alors élevée jusqu’à un niveau supérieur, et toute notre énergie est employée au service de nos semblables.
Mais nous devons auparavant voir par nous-mêmes, nous devons avoir en nous la divine sagesse de la théosophie,et il faut que son évangile ait pénétré nos cœurs. Alors nous deviendrons véritablement les prédicateurs de cet évangile, que nous le voulions ou non. Car, lorsque nous savons ces choses, si même nous n’en disons pas un mot à personne, notre vie manifeste l’évangile auquel nous croyons, car sa joie et sa gloire rayonnent à travers notre être, et notre vie devient une félicité parfaite pour nous-mêmes, et un centre de lumière et de bénédiction pour les autres.
Souvenez-vous que vous avez déjà vécu, et que, dans ces vies passées, il y eut beaucoup de mal, comme aussi, espérons-le, beaucoup de bien. Ayant généré ces causes dans le passé, il vous faut maintenant en subir les effets, car la cause et l’effet ne sont que les pôles po-
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sitif et négatif, les deux aspects d’une même chose, et forment partie intégrante l’un de l’autre. Non seulement 1 effet suit la cause, mais il fait en réalité partie de celte cause, en sorte que, si la souffrance ou l’infortune nous accable, nous savons que nous nous sommes nous-mêmes créé cette destinée. Voyez quelle différence cela apportera dans la façon dont nous Tacoepterons. Nous souffrirons encore, mais nous saurons que c’est une dette qu’il faut payer. Aussi prendronsnous la résolution de solder au plus tôt notre compte, et de ne plus retomber à l’avenir dans les mêmes erreurs» Nous savons que notre vie est entre nos mains, que nous sommes, non plus les esclaves des circonstances, mais des hommes libres, heureuxet joyeux dans la certitude du plan divin. Les infortunes d’autrui nous affecteront encore, mais tout on ressentant pour elles une profonde .sympathie, nous sentons la joie et la puissance que donne la certitude de pouvoir aider, et nous ne sommes plus écrasés devant les grands problèmes de la vie. Lorsque nous rencontrons nos semblables, nous avons quelque chose de nouveau à leur apprendre, nous pouvons leur expliquer les choses, aplanir leurs difficultés, et partager avec eux notre Évangile de la Sagesse. Pour eux, comme pour nous, la connaissance aplanira toutes les difficultés, et leur montrera que toute souffrance qui survient n’est pas seulementle paiement d’une dette d’autrefois, mais aussi une occasion qui nous est offerte maintenant : du mal passé nous pouvons retirer un bien actuel, car nous pouvons accepter les luttes, les épreuves et les souffrances de façon à en faire des échelons nous conduisant à une vie supérieure. Nous pouvons, en les supportant vaillamment,
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développer beaucoup des qualités qui préparent Thomme de l’avenir, avenir bien éloigné encore, mais que peuvent cependant entrevoir ceux d’entre nous qui ont commencé à comprendre.
Laissez-moi vous redire qu’en vous parlant de ce grand système d’évolution nous ne nous en rapportons pas à une foi aveugle, nous ne vous demandons pas d’accepter quoi que ce soit comme article de foi. Nous vous apportons simplement les résultats de certaines recherches, résultats dont beaucoup d’entre nous ont reconnu l’exactitude, grâce à leurs investigations personnelles. Peut-être penserez-vous; «Comment l’homme peut-il connaître les desseins divins? Gomment peut-il entrer dans les conseils de Dieu et pénétrer sa volonté ?» Il est certain qu’entre cette vie divine transcendante et n’importe quelle conscience humaine, la distance est incommensurable ; néanmoins nous sommes nous-mêmes des étincelles de cette flamme divine. L’intelligence de l’homme actuel, môme le plus avancé, se trouve bien loin,à une distance incalculable, de cette puissante Intelligence ; et cependant, sur chaque degré de l’échelle qui monte de nous à Elle se trouvent des hommes (des hommes comme nous, mais beaucoup plus évolués), jusqu’aux grands Maîtres, et même au-dessus d’eux, quelque incroyable que cela puisse paraître à nos esprits limités. L’homme est à tous les degrés ; nous voyons donc que ceux qui sont aujourd hui aux pieds mêmes du Seigneur, furent autrefois des hommes comme nous, et nous qui les contemplons du pied de cette échelle gloiûeuse, nous atteindrons un jour à leur niveau.
Ces choses-là nous les voyons^ et pour les voir, point
n’est besoin d’une longue étude, ni d’un développement anormal. Une grande partie des choses que nous enseigne la théosophie est basée sur ce que Ton peut voir au moyen de facultés supérieures à celles du corps physique ; pour vous, par conséquent, ces choses reposent sur les investigations de quelques hommes qui ont développé en eux celte vision supérieure. Mais cette vérité supérieure à toutes les autres, la certitude glorieuse de l’universelle évolution a à peine besoin de l’abondance des témoignages que la clairvoyance se hâte de déposer sur ses autels. A la vérité, ceux qui peuvent voir sur les plans supérieurs confirmeront certainement ce que j’ai avancé en disant qu’ils peuvent discerner la marche de ce courant. Ce n’est pas qu’ils puissent voir le Dieu qui agit dans tout, mais, au cours de leurs investigations, ils retrouvent à chaque pas les signes de son activité et de sa force ; de sorte que cette conviction s’impose à leur esprit, qu’il existe une force, et qu’une Intelligence puissante se cache derrière toute manifestation.
Le témoignage des investigateurs qualifiés proclame d’une façon décisive cette suprême certitude, cet Évangile de la Sagesse ; mais en vérité ce témoignage n’est guère nécessaire, car même sur le plan physique, nous pouvons constater différents degrés dans Thumanilé? Nous y voyons des instructeurs, des hommes avancés qui se rapprochent des grands initiés, puis au delà, les Christ, les Bouddha et ainsi de suite, à perte de vue. Ceux mêmes qui ne possèdent pas encore la clairvoyance comprennent qu’il doit exister, qu’il existe certainement plus haut, une hiérarchie d’êtres plus évolués encore. Nous savons qu’il existe une évolution, car nous la voyons s’élever pas à pas des règnes inférieurs à l’homme, et, par
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suite, nous comprenons que Fhoinmeque nous counaissons,rhomme ordinaire,ne saurait représenter le terme de cette évolution. L’histoire nous a appris qu’il y eut autrefois des hommes beaucoup plus grands et évidemment beaucoup plus évolués que l’homme actuel, et ces hommes n’ont pas seulement existé dans le passé, ils existent encore aujourd’hui. Ges hommes représententils à leur tour la fin de l’évolution? Non, il en est de plus sublimes encore. Le simple raisonnement nous convainc donc que l’échelle dont j’ai parlé doit exister. Pour ceux qui peuvent voir un peu plus loin, il est évident que les anneaux supérieurs de cette grande chaîne existent, on peut les voir, les connaître, et les aimer. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à présenter à nos semblables ce sublime évangile, en leur montrant, en leur prouvant ce qu’il a fait pour nous. Espérons que pour eux, comme pour nous, cette philosophie sera le salut, en les sauvant non de quelque démon extérieur et imaginaire, mais de l’ignorance intérieure ; car c’est là le seul obstacle que rencontre l’homme, la limite dont il s’est lui-même entouré comme d’une carapace. Mais cette carapace est redoutable et jusqu’à ce qu’il l’ait brisée pour se frayer un chemin, jusqu’à ce qu’il commence à comprendre, il souffrira beaucoup. Cependant l’épaisseur de cette carapace est uniquement l’œuvre de l’homme, et dès l’instant qu’il le reconnaît, il s’attache intelligemment à la détruire, et à empêcher de nouvelles murailles de s’élever autour de lui. L’œuvre est entre ses mains, il en est le maître. Devant lui s’ouvre un avenir magnifique, une évolution immense dont la gloire sans fin dépasse la vision du clairvoyant le plus puissant. C’est là en vérité une bonne nouvelle.
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un véritable évangile, et non une simple interprétation lie quelque chose qui pourrait admettre un autre sens. Ce n’est pas une simple hypothèse, mais une certitude parfaite et divine, qui peut supporter rexauien, et que vous pouvez vous mettre à étudier vous-mêmes. Plus vous étudierez profondément la théosophie, et plus vous acquerrez la certitude que ses données sont vraies, que nous faisons bien réellement partie de ce système si vaste et si bien coordonné.
Il y a beaucoup de manières dont cette bonnè nouvelle nous affecte, notre vie est modifiée par elle de beaucoup de façons que je ne puis aborder ici. Car immense est le changement qu’apporte la théosophie dans l’existence de celui qui la comprend et la vit. Je ne dis pas, remarquez bien, que ce changement survient parce qu’un homme entre dans la société, ou parce qu’il a lu deux, ou trois ouvrages théosophiques. Mais je dis que rhonamequi,ayaatcoraprisce grand enseignement,essaie de vivre la vie qu’il prescrit, reconnaîtra la vérité de ce que je dis. Il est certain, aujourd’hui comme autrefois, que ceux-là seuls qui accompliront la volonté du Père qui est dans le ciel, sauront si la doctrine est véridique. Il est toujours vrai que l’homme qui veut savoir la vérité doit mener la vie spirituelle. Ce n^est pas en regardant la théosophie de l’extérieur qu’on peut connaître son évangile. L’homme doitobéir à cet évangile, et alors cet évangile deviendra partie de lui-même, il répandra sa lumière sur lui et sur ceux qui l’entourent. Alors il verra qu’il est de son devoir d’être heureux, et il ne se laissera abattre par aucun des chagrins ou aucune des épreuves qui pourraient survenir, parce qu’il saura où trouver un appui.
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Ainsi, en dehors de notre activité dans le monde extérieur, nous pouvons inconsciemment exercer au point de vue théosophique, une influence qui augmentera à mesure que notre pouvoir et notre connaissance s’accroîtront. Si nous sommes remplis de joie et de paix à cause de nos études et de nos lectures, inconsciemment nous répandons autour de nous ces vibrations de joie, de bonheur et de confiance. Des raillions d’êtres humains nous entourent, avides de comprendre la vie dont ils sentent qu’ils font partie. Vous pouvez les aider, vous qui savez ; vous pouvez partager avec eux votre évangile, et soyez assurés que lorsque vous Taurez ainsi partagé, cet évangile vous deviendra plus précieux encore qu’auparavant. Réalisez-le d’abord pour vous-mêmes, car c’est une condition indispensable, mais n oubliez pas que c’est seulement lorsque vous l’aurez passé aux autres, qu’il pourra porter son fruit véritable le plus élevé. Si vous connaissez ces choses, ce n’est pas seulement pour vous, mais pour en faire profiter ceux qui vous entourent. C’est pour cela que la lumière supérieure est venue à vous, et si vous avez trouvé en vous-mêmes le pouvoir d’y répondre et de vous l’assimiler,cela vous a été donné pour que vous puissiez aider, non afin que vous accumuliez la lumière pour vous-mêmes, mais afin que vous deveniez des centres à travers lesquels elle puisse illuminer le monde,pour que vous soyez des soleils en miniature, réfléchissant la splendeur du grand soleil divin. Par sa réflexion en vous, la lumière delà vie divine peut agir sur votre propre niveau, comme elle n’aurait pu le faire sans vous. Vous savez comment un miroir renvoie la lumière du soleil dans un coin obscur où les rayons ne peuvent pénétrer directement. De
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même il y a beaucoup d’hommes qui, par leur ignorance et leur égoïsme, se sont retiré, pour un certain temps, le. pouvoir d’apprécier la glorieuse lumière des plans supérieurs. Bien que cette lumière ineffable ne cesse pas de se répandre, il est possible à l’homme de s’enfermer dans sa maison et d’échapper à cette clarté divine. Mais vous qui la recevez et qui vivez en elle, vous pouvez la réfléchir et la renvoyer dans les coins obscurs où ses rayons directs ne pénétreraient pas, et apporter ainsi celtesplendeur et cette félicité dans des foyers qui sans votre assistance auraient été privés de chaleur et de lumière.
Toutes ces choses constituent vraiment un évangile BOUS recommandant de ne jamais oublier que, si triste, si pénible que nous paraisse l’aspect extérieur de la vie, une flamme divine brûle sans cesse en elle, de nous rappeler que ; « Douce est l’âme des choses ; au cœur de l’être est le repos céleste ; la volonté est plus forte que la douleur, ce qui est bon devient meilleur, puis parfait. » Ce bonheur céleste qui se cache derrière le chagrin et la souffrance, deviendra pour vous une réalité toujours présente, jusqu’à ce que vous appreniez à regarder à travers la souffrance et à en voir la cause. Et non seulement à en voir la cau.se, mais à. apercevoir bien au delà, la fin du mal, grâce à celte souffrance temporaire,la gloire future, et les qualités sublimes qui se développent ainsi en l’homme. C’est ainsi que l’évangile de la sagesse deviendra pour vous une réalité vivante, que, tout en sympathisant de plus en plus profondément avec tous, vous sentirez que vous avez en vous-mêmes le pouvoir d’aider, de consoler et de sauver, parce que vous savez, parce que vous avez cetévan-
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gile, en vos cœurs, et qu’ainsi vous pouvez communiquer sa lumière aux autres. Vous leur direz donc, une lois Je plus, empruntant les mots d’un des plus grands instructeurs Hindous : « Ne vous plaignez pas, ne priez pas en versant des pleurs,mais ouvrez les yeux et voyez: la lumière vous entoure de toutes parts, vous n avez qu^à ôter le bandeau de vos yeux et à regarder. Cette lumière est toujours avec vous, merveilleuse, pleine de gloire,et surpassant tout ce que l’homme a jamais rêvé,
demandé dans ses prières. Et il en sera ainsi, à jamais I »