I.E8 MYSTÈRES ANTIQUES
On donnait alors au candidat un aperçu du plan bouddhique, une lueur de celle conscience supérieure qui lui permettait de sentir Tunilé cachée en tout, et de réaliser ainsi la divinité en tout,et c’est alors qu’il « montait aux deux ». Beaucoup d^autres étapes de la vie de l’initié ont été mêlées à Thistoire du Christ, par les auteurs de cette dernière, mais ont été horriblement mal comprises et défigurées par les ignorants.On s’est évertué à les limiter et à les matérialiser de façon à en taire des événements historiques dans la vie d’un seul homme. Mais l’étudiant philosophe comprend que, comme Origène Ta si bien dit : « Des événements qui ne se sont passés qu’une fois ne sauraient avoir aucune importance, la vie, la mort et la résurrection ne sont que les manifestations d’une loi universelle, exécutée non pas dans ce monde éphémère des ombres, mais dans les conseils du Très Haut. »
Avec le temps, les Mystères connurent la corruption ; la lumière, la vie intérieure se retirèrent d’eux en grande partie ; mais ils ne maururent pas en entier. Malgré T Église, il y eut, à travers les âges les plus sombres, lorsque tous ceux que Ton soupçonnait d’hérésie étaient persécutés sans pitié, et où il semblait que toute science fût morte, et tout progrès intellectuel impossible, il y eut, dis-je, néanmoins, des sociétés à demi secrètes qui continuèrent en partie Tœuvre des Mystères. Il y eut les Templiers, les Rose-Croix, les Chevaliers de la Lumière, les frères d’Asie, et beaucoup d'autres sociétés occultes. Il est vrai que beaucoup d’entre elles paraissent n’avoir possédé qu’une science bien faible et bien voilée. Et cependant, alors comme toujours, Ceux qui savent veillaient dans l’ombre, et
ÉCHAPPÉES SUR l’oCCULTISME
tous ceux qui cherchaient ardemment la vérité parvenaient à la découvrir.
De nos jours, celle recherche est évidemment beaucoup plus facile qu’auparavant. Le monde se trouve aujourd hui dans des conditions très différentes ; la découverte de l’imprimerie a permis de répandre partout la science, et Ceux qui se trouvent dans l’ombre et dirigent les destinées du monde, ont jugé bon de soulever un petit coin du voile, de mettre sous les yeux des hommes, ouvertement et sans réserve, une parcelle au moins de ce qui, si longtemps, avait été jalousement tenu secret. Le monde, en général, a évolué, et on espère qu’un peu plus de connaissance peut nous être confié en toute sécurité ; comme l’a dit le Christ autrefois : « Beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir les choses que nous voyons et ne les ont pas vues, ont désiré entendre les choses que nous entendons et ne les ont pas entendues. > De tout cela nous jouissons librement dans la Société théosophique, mais si on nous le donne libéralement, ce n’est pas une raison pour le mépriser et nous montrer ingrats. Nous ne devons qu’en estimer davantage ce bien qui nous appartient ; notre responsaîidité, quant à l’usage que nous en ferons, n’en est que plus grande.
Les occasions qui nous sont offertes sont plus importantes que celles de nos ancêtres, veillons à nous en montrer dignes. Ne les faisons pas servir à des fins égoïstes, ni à notre gain personnel, comme les habitants de l’Atlantide, mais, à mesure que nous obtenons plua de puissance et de connaissance, prenons soin de nous laisser guider toujours par un amour plus grand, de façon à nous servir de ce que nous apprenons pour le
LES MYSTÈRES ANTIQUES 81
développement de rhuinanité et pour le bien do nos semblables.
Note, — Pour les rapports qui existent entre les solides Platoniciens des Mystères et la loi de périodicité des éléments dans la chimie moderne, voir Chimie occulte, par A. Besant, 1909.
Voir aussi « Occult Chemistry », par A. Besant et G. W. Leadbeater (N. D. T.).