SCÈNE I
LA DUCIÎESSE entrant, LE ROI.
LE tOI.
C’est vous, madame, ce soir qui m'avez demandé une audience?
LA DUCHESSE
Oui. sire. On vient d'arrêter le duc ! Je l’ai vu sortir tout & l'heure du palais entouré d'une escorte; le savez-vous, sire?
LE ROI
Oui, madame, mais je n’y puis rien ; le duc a eu le malheur de blesser, je ne sais quand, un familier de l'inquisition, l'inquisition le fait arrêter.
la dlcuesse, avec effroi.
L’inquisition !
le toi.
Eh là! vous voilà toute tremblante; vous l’aimez donc éperdument ce méchant duc. qui ne vous perd pas des yeux un seul instant, ce qui est insupportable, et qui, sans dire gare, vient sc jeter à la traverse, avant qu'on ail le loisir de vous dire que vous êtes belle? Eh bien! duchesse, puisque vous l’aimez si fort, causons de lui. Asseyons-nous et peut-être à nous deux trouveronsmws un moyen... [La duchesse t'assied, le roi tt retourne pour chercher mn autre fauteuil.)