SCÈNE IX
LE DUC, seul.
Pauvre reine! ce ne sera jamais un grand diplomate. Elle comte-duc, qui a te courage de tendre des pièges sous les pas de ccue créature de Dieu ! Lu vérité, je n’ai jamais compris que l’on pût faire du mal à une femme. Pour cette fois, du moins, pauvres enfants, ils sont sauvés. (McJiana parait.) Ali ! le comte ! ils l'ont mis en liberté avant l'heure, ce me semble. Non, ma foi! seulement il a fait diligence.
MED1ANA, entrant par le fond, LE DEC.
mediana, très animé.
Ali! c’est vous, monsieur. Je craignais de ne pas vous trouver
LE DUC
Etait-ce moi que vous y cherchiez, mon cher eornle?
■ED1ANA
Qu'importe qui j’y cherchais, puisque c'est vous que J’y rencontre! Duc, il y a longtemps que votre prétendue protection me pèse, que votre feinte amitié m'humilie. Je suis aise qu’elle ail enlin déposé le masque et laissé voir votre véritable visage. Duc, je vous remercie, enlin, de l'affront que vous venez de me faire ; car il efface enirc nous mule différence d’âge et de rang. Oui. nous sommes égaux main tenant. Monsieur le duc, vous m’avez insulté.
LE DUC, avec douceur.
< Mediana,Vavez-vous point quelque pudeur de reconnaître ainsi l'amitié d'uu galant homme?
Stl DIANA.
Votre amitié! Vous l’ai-jc jamais demandée, monsieur? Non, vous me l'avez imposée ; vous m’en avez fait subir publiquement les hauteurs ; votre amitié ! c’est de la tyrannie, car, de mon côté, et avant que vous ne m’eussiez trahi, je Vie sais quelle folle affection m'attirait vers vous. Votre amitié! si vous teniez à ce que j'y crusse encore, il fallait mieux recommander le secret à vos alguazils, cl leur ordonner de ne pas me dire que mon arrestation venait de vous.