ROSE, MATHURIN
(JfnlAurin entre par le fond à gauche . — Il est gris, tout débraillé, tout en désordre . — il n'a plus ni chapeau, ni parapluie. — Il fait mut.)
mat ne ni. n, s'arrêtant sur le seuil de la porte du fond, et parlant à la cantonnade de gauche.
Vous êtes tous des canailles de paysans 1... et moi, j' suis-t-un môsieurl... (Il s'adosse a un des montants de la porte, celuide droite .— Rumeur et rires en dehors.)
ROSE, à part.
Dans quel état le voilà, mon Dieul...
matiiurin, toujours à la cantonnade.
Et T vous tordrais I* cou à tous, si j’avais pas bu !... (Descendant la scène en trébuchant .) mais le vin... ça rond feignant, le vînl... (Il vient tomber assis sur la chaise que Rose a misa à côté de h toile à droite . — Fin de la musique a V orchestre.) rose, à elle-même.
Il vient de se* battre... (Elle [ait quelques pas.)
matiiurin, prêtant l'oreille.
Il y a quelqu’un ici?... Ah! c’est toi, Lolotte?..*
rose, à part.
H mo prend pour Lololte !
MATiiuniN, se levant.
Avance là !
r.osr, à part.
Jo no puis le laisser seul dans ect état-là... (Haut, s'approchant et cherchant a prendre la voix dune paysanne.) Que qu* vous avez, donc, m’sieur Malhurin?
matiiurin.
Fai... qu’y m'ont battu, ces gueux-là ! •
ROSE
Ils vous ont battu?
MATHURIN
Et ils ont bien fait!... Ça m’apprendra à m’ donner des tirai... C’est qu’ j’avais bu, vois-tu... Qu’est-cc que lu veux 1... c’est pas d’ ma faute... moi, j’ai du chagrin...
ROSE
Du chagrin? pourquoi ?
MATHURIN
Parce qoe... (brusquement.) Ça n’ to regarde pas... tais-toi..." donne-moi ma veste. **
ROSE
Vot’ veste ?... (Elle cherche à tâtons dans C obscurité , en remontant.)
MATHURIN
Eh ben ?
rose, trouvant la veste qui est posée sur la palissante du fond, à droite.