‹ ÉchinodermsChapitre 21 sur 80 · Brisinga coronata, Ossian Sars · texte numérisé non relu

Brisinga coronata, Ossian Sars

ASTL. — Osstan SaRs. — Nye Echinodermer fra den Norske Kyst. Christiania Vid. Selsk, Forhandl.

Travailleur, 1880. Dragage 14. — Lat. N. » . Long. O. » . Prof. 682®. — 1880. Dragage 16. — Lat. N. » . Long. O. » . Prof. 1160". — 1880. Dragage 26. — Lat. N. » . Long. O. » . Prof. 1160%. — 1881. Dragage 16. — Lat. N. » . Long. O. » . Prof. 736". —— 1881. Dragage 44. — Lat. N. 440'10".Long. O. 9°8'. Prof. 1745. — 1882. Dragage 65. — Lat. N. 41°43'. Long. O. 11°39'. Prof. 1100".

— 1882. Dragage 6. — Lat. N. 44°4. Long. O. 7°51'. Prof. 614". Talisman 1883. Dragage 8. — Lat. N. 35°35’. Long. O. 9°0’. Prof. 548®.Vase. — Dragage 20. — Lat. N. 33°43. Long. O. 11°22’. Prof. 1105".

— — Dragage 45. — Lat. N. 298. Long. O. 14°64. Prof. 12357. Vase

jaune molle.

— — Dragage 48. — Lat. N. 29°’. Long. O. 14°51'. Prof. 1180". Vase. — — Dragage 51. — Lat. N. 2835, Long. O. 15°36’. Prof. 1238®. Vase. jaune.

— — Dragage 96. — Lat. N. 19°19. Long. O. 20°22’. Prof. 2330". — — Dragage 96. — Lat. N. 1916. Long. O. 20°20'. Prof. 2320".

BRISINGIDÆ. 69

Les disques recueillis nous donnent les variations suivantes au point de vue du nombre des bras :

Huit bras. — Z'alisman n° 48. 2 exemplaires.

Neuf bras. — 7ravailleur 1880, n° 20. 4 exemplaire. Neuf bras. — 7ravailleur 4880, n° 16. 6 exemplaires. Neuf bras. — Zravailleur 1882, n° 65. 4 exemplaire. Dix bras. — 7Jravailleur 1882, n° 65. 1 exemplaire.

Dix bras. — 7'ravailleur 1880, n° 16. 1 exemplaire.

Sur douze exemplaires, huit présentent donc neuf bras; deux, huit bras, et deux, dix bras. Neuf est évidemment le nombre de beaucoup le plus fréquent; c’est le nombre qu'Ossian Sars considérait comme minimum; nos récoltes tendraient au contraire à le faire considérer comme le nombre normal. Ossian Sars a vu des individus à douze et mème à treize bras; il n’y en a pas parmi ceux que nous avons recueillis.

Cette espèce a été décrite avec trop de soin par le savant zoologiste de Christiania pour que nous recommencions sa description après lui. Nous nous bornerons donc aux remarques qu'entraine toujours l’observation de nouveaux individus, recueillis dans une localité très éloignée de celle où avaient vécu les premiers exemplaires étudiés. Le plus saillant des caractères qui distinguent cette espèce de la 2, endecacnemos consiste dans l’armature des arceaux dorsaux qui sont pourvus chez la 2. coronuta de longs piquants, absents chez la P. enderacnemos. Ces arceaux sont euxmêmes séparés par trois ridesà pédicellaires, plus ou moins développées, généralement incomplètes chez la dernière espèce. Mais ces caractères sont sujets à quelques variations. Déjà dans les exemplaires recueillis au dragage 51, dans les parages des Canaries, par le 'alisman, la ride à pédicellaires médianes persiste seule entre les arceaux dorsaux; ceux-ci portent des épines pédiculées, fugaces, ou en sont dépourvus; les téguments sont d’une remarquable transparence et parfaitement lisses sur toute l'étendue des bras. À la base des bras on n’apercçoit à la loupe ni épines, ni plaquettes calcaires dans l'épaisseur des téguments. L'absence des grandes épines est très frappante sur huit bras recueillis dans le dragage 96, et l'aspect de ces bras rappelle si bien celui des bras des B. endecacnemos recueillies par le Talisman dans les dragages 70 et 71

que J'avais d’abord songé à réunir {ous ces spécimens en une même es-

pèce. Mais les organes génitaux des spécimens dépourvus de petites épines à la base des bras sont constitués comme ceux des Z. coronata, tandis que ceux des spécimens à base des bras hérissée de spinules sont construits sur le type de B. endecacnemos dont ces spécimens reproduisent d’ailleurs les autres caractères. Il semble donc que la présence de spinules à la base des bras soit un excellent caractère distinctif de la B. endecacnemos, bien que ce ne soit pas le plus apparent de ceux qui la

séparent de la B. coronata.

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