Brisinga hirsuta, E. P., nov. sp
(Planche I, figures 8, 9 et 10)
Travailleur, 1882. — 14 Juillet. — Dragage n° 13. — Profondeur 2030". |
Deux fragments appartenant probablement à un mème bras, mais l’un de la base, l’autre voisin de l'extrémité représentant sans aucun doute possible une espèce bien distincte de Brisinga sur laquelle nous n’avons aucun autre renseignement.
Le plus gros fragment a 70°" de long; il est presque cylindrique et
an
mesure de 6 à 7°” de diamètre. Les plaques adambulacraires sont relati-
vement courtes ; celles qui avoisinent la base des bras se relèvent en
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une sorte de crète transversale tout le long de leur extrémité. L’armature d’épines de ces plaques ressemble à celle de la 2. endecacnemos, mais l’épine d'angle de l'extrémité périphérique de la plaque manque, de telle sorte que le nombre des épines propre à chaque plaque adambulacraire est de quatre seulement. L’épine supplémentaire portée par la première plaque des arceaux dorsaux est bien plus petite que chez la B. endecacnemos et peut manquer. Cette épine n’existe, comme chez la B. endecacnemos, que de deux en deux plaques adambulacraires. Mais il n'en est pas de même des arceaux dorsaux. On trouve ici un arceau pour chaque plaque adambulacraire ; seulement les arceaux n'atteignent ces plaques que deux en deux, comme si la ride intercalée entre deux arceaux consécutifs chez la P. endecacnemos s'était transformée en un arceau incomplet vers le bas. Ces arceaux incomplets et les arceaux complets présentent un mode d’ornementation identique, mais bien différent du mode d’ornementation des arceaux de l'espèce que nous venons de nommer. Chez la B. endecacnemos chacune des plaques calcaires constituant les arceaux ne porte qu'une ou deux petites épines très courtes, à peine saillantes et ces plaques sont bien visibles à la loupe, à travers les téguments. Ici tous les arceaux sont couverts de fines et longues épines pointues qui leur donnent un aspect hérissé. Ces épines sont entremèêlées de pédicellaires croisés, à branches longues et courbes, beaucoup plus grandes que celles des pédicellaiers de la LP. endecacnemos. En outre, vers la base du bras, ces petites épines se multiplient à la surface du tégument qu’elles couvrent complètement de sorte qn'on ne distingue plus les arceaux. Les arceaux complets sont cependant encore indiqués par leur première plaque qui est allongée transversalement et fait une saillie très nette sur la plaque adambulacraire qui la supporte.
Le système des plaques marginales dorsales est ici plus développé que chez la PB. endecacnemos. Il se compose chez cette dernière espèce d’une série de petites plaques figurées par Ossian Sars, dont trois sont toujours bien développées et contiguës et sont suivies de une ou deux autres petites, rudimentaires et isolées. Ici la première marginale dorsale est très grande, très épaisse, creusée en dessus d’une sorte de gouttière et limitée extérieurement par une face plane. Au-dessous d'elle se trouve une
nouvelle plaque discoïde qui couvre presque entièrement la plaque adambulacraire correspondante à laquelle elle est intimement soudée. Les six plaques marginales suivantes se touchent toutes; plus loin, il semble qu'ilexiste d’autres plaques marginales plus petites, plus espacées alternant avec les plaques adambulacraires. Mais ce sont seulement, les parties visibles à travers les téguments des apophyses des plaques ambulacraires.
Ossian Sars considère comme homologues des marginales dorsales, les initiales des arceaux dorsaux qui continuent à exister et à porter l’épene marginale, là où les arceaux ne se développent pas. La disposition régulière par rapport aux plaques adambulacraires de ces initiales toujours pourvues d’épines contraste avec l'indépendance des vraies marginales, toujours inermes, par rapport à ces dernières; nous conservons, en conséquence, quelques doutes sur la valeur de cette homologie.
La P. hirsuta se rapproche beaucoup de la B. endecacnemos, elle s’en distingue par la forme de sa première marginale dorsale, par sa plaque sous-marginale supplémentaire, par ses arceaux dorsaux intercalaires, par l’armature épineuse des arceaux dorsaux complets et incomplets, par
les dimensions relativement grandes de ses pédicellaires.