‹ Echos de Québec [microforme]Chapitre 16 sur 25 · E PRINCE ARTHUR · texte numérisé non relu

E PRINCE ARTHUR

Depuis quelques jours nous

Par soubresauts. Les bals, | 86 succèdent avec Une rapidit | parle Plus que du prince “les: lèvres, dans tous les cœurs. Aujourd'hui, it “Son Altesse a daigné da

nser avec madame :X .

demain, il daignera Porler un chapeau gris ; hier,

ne vivons plus que les diners,

les levers é Vertigineuse, On ne * le prince est sur {outes

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il a bien voulu ramasser celui d’un jardinier. Comme ce pauvre prince, qui est charmant d’ailleurs, doit être ennuyé de se tenir ainsi constamment sur la sellette.

Depuis qu'il est ici, il a ouvert trois bals mili-

taires, galopé je ne sais combien de valses et pris

des petits soupers à n’en plus finir.

La plupart de nos élégantes sont piquées, blessées au vif ; elles ne voient pas pourquoi le prince devait danser avec celle-ci, plutôt qu'avec celle-là.

Le jour de la revue, il a donné la main à une dame ; on ne sait pas trop pourquoi il ne l'aurait pas donnée à tout le sexe.

Le fait est que si le prince passait deux mois ici, notre bonne ville, qui est pourtant si sociable, serait toute bouleversée. La moilié de notre po- . pulation féminine mangerait l’autre ; ce seraitune guerre atroce, senglante, meurtrière ; une guerre

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de femmes, enfin. La. ville et les faubourgs seraient Peuplés de veufs.

C’est peut-être un moyen détourné que prend Albion pour nous anéantir.

vu un bal aussi &randiose, aussi splendide, aussi merveilleux que Celui du Prince Arthur.

Le fait est que C'était une fête Charmante. Des bilettes ensoleillées, des Minois éclatants, des habits rouges à n’en plus finir. Pour les jeunes illes qui Ont la passion du Militaire anglais et qui onÉ érigé Ja dévotion de l'écarlate en un culte jer- Manent, Ja soirée. du 21 a dû être une ex{ase conlinuelle, Or, comme la grande Majorité de nos lunes filles Sont prêtresses. rés-assiqdues de ce louveau Culte, il s’en Suit que notre ville a rare. Ment eu un bonheur aussi Complet et aussi étendu.

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