‹ Echos de Québec [microforme]Chapitre 15 sur 25 · REGARDONS AU-DESSOUS DE NOUS · texte numérisé non relu

REGARDONS AU-DESSOUS DE NOUS

de dire, que oles est une

nse générale-

roire, nous diviserions la

ques : l'une pendant latelle on doit regarder

au-dessus, et l'autre penint laquelle on doit regarder au-dessous de soi,

Si vous Vouliez m’en C

1s mettions àff humaine en deux épo

nos forces à

Lorsqu'un Voyageur ent l'E ce,

reprend une longue tra-

il lient ses regards attachés sur Je rivage ï

130 Regardons au-dessous de nous

qu’il vient de quitter, .aussi longtemps qu'il peut

en distinguer les contours à l'horizon ; puis, lors- | que l'éloignement a effacé les dernières brumes qui lui rappellent un souvenir chéri, il tourne ses yeux en avant, et appelle la nouvelle plage vers : laquelle la main de Dieu le conduit.

Mais la vie n’est pas un voyage comme les autres voyages: on part-dé l'inconnu, comme quelqu'un qui s’éloignerait pendant son sommeil. L'œil est fixé en avant pour relever les points de repère et découvrir le but désiré. Ce n’est qu'après avoir atteint la terre ferme qu’il convient de jeter un regard en arrière, pour mesurer Je: chemin par couru.et jouir doublement du-repos. en .songean aux dangers auxquels. sont exposés ceux qui now suivent.

C’est de cette manière que je voudrais envisag la:vie. Pendant; toute-la, première période q

ere

il peut comprend l’enfance et la jeunesse, nos: yeux is, lors- doivent être fixés en haut, vers ceux qui nous brumés D précèdent; leurs exemples sont comme dés phares

urne 8 D qui nous signalent la route qu'il nous faut suivre, lage vers lés écueils que nous devons éviter. Là où d’autrès : sont arrivés sans encombre, pourquoi n'arriverions-nous pas, sous la main de Dieu? Là où

> les autres d’autres sont allés s’échouer, pourquoi ne passe-

quelqu'un

L'œil est e repère el après avoir de jeter un bemin par en .S0Rgeant Lux qui nou svant toujours! Et, le regard fixé sur ceux: qui :

rions-nous pas sains et saufs ‘en profitant: de leur triste expérience ?

Dans la route, les ennuis, les déceptions, les découragements surgissent chaque jour ; la.volonté,: inquiète, s'arrête et chancelle, les forces : épuisées menacent de nous trahir. £navant! en:

s'éloignent, nous nous relevons et nous nous remeltons en marche.. Nous ne mesurons point is e0ViS08/ Des pas et les détours, puisque chaque effort nous période TErapproche du but où d’autres ont déjà pris pied et’

nous appellent en nous tendant la main. La route est difficile, et, à travers ses passes dangereuses, les obstacles surgissent et se multiplient; mais le phare luit devant nous et éclaire la voie. Nous subissons les chocs et les déchirures, l'ouragan ou le calme plat. N'importe, nous allons toujours le cœur ferme et le regard haut. Enfin, la rive s'approche, nous la touchons et nous oublions les

dangers passés pour nôus livrer tout entiers aux | jouissances du repos, après les obstacles vaincus,

après la bataille gagnée.

Mais ce repos ne doit pas, ne peut pas être de longue durée ; la vie est une suite de combats; l'un est à peine terminé qu'il faut se préparer pour

le suivant.

C’est alors qu'il. convient de porter ses regards

en arrière, au-dessous de soi, pour s’encourager

par la comparaison,

rud, des fran, vous ouvri ou su l’hive quent enfant!

RASE La route sereuses, mais le e, Nous iragan ou ujours le , la rive lions les tiers aux vaincus,

s être de combats :

arer pour

s regards ncourager

qui seraient Consolées et Prendraient leur mal en Palience, si elles voulaient, un instant, COnsidérer les douleurs qui gémissent autour d'elles | Com-

rude labeur de l'atelier, Passe les nuits au chevet de sa mère malade ? Quand la chaleur Vous accable, tranquille. que vous êtes dans votre Maison, avez-

qent de bois dans leurs maisons mal closes; aux enfants à peine vêtus qui vont, par le froid et la

neige, demander le pain de leurs parenis alités par Ja misère ?. Comment, alors; avez-vous. pu vous plaindre de la rigueur du temps ?

: Suivez, sur la rue, ce vieïllard pâle et décharné : ‘ses: membres, que la vigueur d’un sang jeune ne «péchaufte plus, grelottent et’ frissonnent sous le à -sarrau de (oil: q2: ,es couvre sans Jes vêtir. Il va de porte en serte, glasant ses mains nues sur le cuivre ‘ou le fer des’ sonnettes. Il attend, en de- ‘hors, des minutes qui doivent lui paraître bien | longues, quelquefois pour recevoir une aumône insignifiante, le plus souvent pour essuyer un refus blessant. Il:y a un an à peine, il n’était pas riche, mais il vivait dans l'aisance ; un jour, un de ses “amis, dans un moment de gêne, est venu s'adresser à lui: il a mis son nom au dos d’un papier grand

comme: la main ; le lendemain, l’ami déclarait banqueroute et l’endosseur étail ruiné. A son âge, soupi on n’a plus le temps de recommencer ; c’est pour-R ‘UYer

:Regardo:1s au-dessous de nous ‘435

a nd

lités par quoi vous le voyez, aujourd’hui, abaissant sa fierté, -pu vous A mendier de porte en porte, pendant que l'ami passe M la rude saison dans un. climat plus doux. . Pauvre vieillard! la misère l’a bien changé ; il serait mort

évharné ; jeune ne s'il n’était le seul soutien d'un énfant que son fils it sous le lui a confié en partant pour un monde meilleur,

C'est 1à cé qui lui donne le courage de supporter le froid et, ce qui est encore plus difficile à endurer,

tir. Iva

ues sur le

nd, en de- l'humiliation des FOUR Si vous avez vu cela—et

raitre bien vous pouvez le voir tous les jours—vous régarderez e aumêne ensuite de bien haut et d’un œil bien indifféreht

er un refus les petites tracasseries de la vie qui vous. paraispas riche, saient d'abord si amères ; non-seulement vous ne

Ed nie ads MATE pas, mals VOUS R'oserez même pas penser que

\ s'adresser pier grand i déclarait ‘À son âge, c'est pour-

vous êtes malheureux. Partout et toujours, regardez au-dessous de vous, vous y trouverez une compa-

raison consolante ; et, en faisant taire vos propres sOUpiFs, VOUS aurez peut-être aussi le bonheur d'es suyer les larmes dont la vue vous a consolé.

| Fu

Quelquefvis, cependant, vous pouvez regarder | au-dessus, et vous verrez que, dans bien des cas, il ya de quoi exciter plutôt votre pitié que votre envie,

L’ennui et les querelles habitent ce château ; la maladie dévore cet homme riche ; les soucis em-| pêchent celui-ci de dormir dans son alcôve princière; ce grand citoyen pleure sur l’ingratitude de! ses semblables ; cet artiste célèbre, que tout le monde applaudit, a dans le cœur une blessure qui le ronge et qui le courbe vers la terre. |

Somme toute, regardez en bas, considérez tout ce qui est au-dessous de vous ; puis, jetez un coup . d'œil au-dessus, si vous pouvez lever le voile qui

cache la vérité, et vous verrez que si, dans la première période de votre vie, vous avez pu ambi-W

tionner Ja position des autres, votre lot, mainte

nant, n'est pas le plus mauvais, et il vous serailk

extrémement facile d'en avoir un pire.

vez regarder en des cas, il > votre envie, !

château; Ja | SOUCIS em-

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