LES ÉTRANGERS À QUÉBEC
Tous les citoyens un Peu à l'aise ont quitté nos
, Je l'espère, au grand jour du réglement
Il ne faut Pas croire, Cependant,
er mm
ne ennnnnene ONE
names menés
174 Les étrangers à Québec
pour cela, que ceux qui demeurent attachés à leur petite sphère soient complètement privés de dis-
tractions. Ils ont la foule des étrangers qui passent à leur porte et s'arrêtent quelquefois pour chercher, dans la crevasse d’une vieille muraille, —et Dieu sait combien nous avons de crevasses !—l'em- |
preinte d'un fait historique.
Ces étrangers nous viennent presque tous du pays voisin. Chaque matin, les bateaux-à-vapeur et les convois de chemin de fer les déposent par centaines sur nos quais où ils deviennent la proie des cochers, nos seuls cicérones. Ils enregistrent
leurs malles à l'hôtel, puis, après avoir déjeuné sur le pouce, commencent leur pélerinage histo
rique.
La première place qu'ils visitent est la plate
forme, ou terrasse Durham. Le cocher leur r4
conte à sa manière l’histoire du château St. Lou
Les étrangers à Québec 175
Se
ittachés à leur leur parle de l’île d'Orléans el surtout des hauteurs privés de dis- Y de Lévis, où l'on Peut encore voir Jes anciennes
| Fi + Q f . 0 , .
rs qui passent batteries américaines et admirer Jes fortifications Î
our chercher,
que le S0uVernement anglais a fait Construire il y ille,—et Dieu
à Quelques années. Beauport, Montmorency et Charlesbourg Ont aussi leur importance historique, et le cocher, rusé Comme ceux de sa race, se garde . bien d'oublier ces endroits renommés qui lui valent
de asses !—l'em-
sque tous du . | — des courses que la loi n’a Pas arifées et où la n, >aux-à-vapeur A. | marge des profits est d’une largeur plus qu appédéposent par
tissante. | j4 nnent la proie
ls enregistrent Après avoir admiré le Port, et noté sur leur avoir déjeun£ Calepin tous les petits détails qui ne se trouvent erinage hislo® pas dans le Guide de Québec, ils vont faire le tour de la ville, avant d'aller relever ses environs. La grande batterie, les portes, l'esplanade, le jardin du fort, la Citadelle, tout est soumis à l'inspection,
mesuré, historié, Commenté. Les Papas consultent teau St. Louis le Guide,
ma nt de
t est la plate ocher leur r
Pendant que les jeunes misses—elles
176 Les étrangers à Québec
savent plus ou moins dessiner,—crayonnent les points de vue, que les mamans se plaignent de la température et que les enfants grignotent des gäleaux. Quelquefois, souvent même, il se trouve dans la voiture un jeune ami de la famille, lequel, en fait d’hisloire, ne goûte que le temps présent, et. en fait de points de vue, borne son horizon au 3oli minois qui fait semblant de se cacher derrière un voile trop transparent. Celui-là propose toujours de descendre de voiture afin de pouvoir offrir sa main et marcher seul quelque temps avec sa prétendue. A chaque coin de muraille, il signale un détail qui appelle un examen plus attentif, ou une trace d’inscriplion dont il serait important de découvrir le sens. S'il parvient à intéresser le papa et à le mettre sur la piste de quelque recherche curieuse, il est tout fier et profite du temps pour faire lui-même un cours d'histoire à sa façon. La
ville a été examinée en tous sens. C’est alors qu'il
———hnantanmmnremamnrnnnes
ayonnent les aignent de la rignotent des >, il se trouve mille, lequel, mps présent, n horizon au cher derrière pose toujours voir offrir sa nps avec sa Ile, il signale s attentif, ou important de intéresser le ue recherche | temps pour a façon. La
st alors qu'il
Les étrangers à Québec ne Propose la course à la du cocher dont il a grâces. Ila eu la pré le siége de la voiture y au pied d’un Monumen criblé par les balles
su se ménager Ju Caution de faire
{, ou à l'ombre d'un ce ‘laNÇaises.
lemps à autre qu'une
Ique tumulus ignoré devient la cause d'une chute q
ui commence par un jé répare avec u
n serrement de Mains, Dieu! de Combien de ce été témoins
scr Crielse
Eh! mon S Chutes n'avons- » Combien de fois n'avonslendu une main SeCourable à une Jolie lous tant que nous somme Plus jeunes ! Hélas! ce te
NOUS pas nous pas Main gantée, s, lorsque nous élions
mps est Presque el nous avons Mainte:ant bien de relever Nous-niêmes.
passé,
la peine à r'ous
——mema
Campagne, àPPuYÉ par l'avis S bonnes
Mettre dans n lunch Qui peut se déguster
hêne
ar sonne nlane és de
rm nage Da, Dana" RENNES
178 Les étrangers à Québec
Les plaines d'Abraham, le champ de Sainte-Foye
ont été examinés jusque dans leurs derniers détails. Ilreste maintenant le tour du Cap-Rouge, le lac Saint-Charles, Charlesbourg et les chutes de Montmorency. C’est à ce dernier endroit surtout que les émotions deviennent accentuées. En présence de cette grande nature, au bruit des eaux qui tournent dans leur précipice sans fond en lançant comme un regret leur éeume transparente, on sent je ne sais quel frisson agréable et terrible à la fois envahir tout son être; le cœur bat plus vite et le sentiment se développe avec une puissance singulière. Ce lieu grandiose a reçu bien des serments, et a préparé l'union de bien des destinées. Bien des vieilles filles ont découvert là, flottant sur le gouffre, leur dernière planche de salut. Bien des célibataires endurcis y ont senti leur cœur s'amollir et s'ouvrir à des sentiments
Les élrangers à Québec
nn le Sainte-Foye Contre lesquels ils se Croyaient Pourtant bien forurs derniers tifiés.
-Rouge :
Lu 7 De Le lac Saint-Charles el le lac Beauport, avec leurs ute les ï un. Promenades en une influence | | u droi e ré très-grande dans le sens que nous venons d'indi on | ées. À 4 Quer, Il suffit que l’embarcation Chavire ou Menace uit des e
de Chavirer, Pour que j’ | sans fond en | existence que VOus venez de Sauver transparente, :
même, il arrive ble et terrible lune d’un Parapluie œur bat plus : valent toute une ec une puis- > areçu bien de bien des
nn RE à mn
découvert là, | | nche de spi D Nos Voyageurs reviennent à] is y ont senti
ji cé Qui ne les empêche pas s sentiments | nCore prendre Je frais sur ]
‘hôtel bien fatigués, » après Je thé, d’aller
a plate-forme. Ilya
180 Les étrangers à Québec
là à étudier non-seulement les étrangers, mais
notre monde à nous. On peut y observer des choses curieuses.
Mais, encore une fois, soyons discret. La parole est d'argent, mais le silence est d’or.
ngers, mais bserver des
discret, , d’or.
La