ZURICH
LA VILLE
Pour moi, je pris la ligne qui, passant par Brûgg et Baden, conduit à Zurich, où j'arrivai le soir.
De loin j'apercevais l'horizon incendié par les feux de la gare ; et lorsque j'y mis le pied, il me semblait entrer dans l'atmosphère lumineuse de Paris.
Je descendis à l'hôtel de Y Aigle-Noir (Schwarzen-Adler), à bon droit recommandé par Desbarolles et situé sur la rive droite de la Limmat.
Le lendemain, je revins admirer la façade de cette grandiose gare de Zurich, dont le style imite celle de notre Palais de l'Industrie. Je suivis ensuite la rue de la Gare, aux maisons monumentales, ornées d'une
profusion de motifs architecturaux en saillie : balcons, corniches, pilastres de toutes formes et de toutes dimensions. Ses grands magasins de soieries et de dentelles rappellent ceux du Louvre et du Bon Marché. A visiter, du même côté, les magnifiques jardins et promenades de Parade-Platz et Sladt-Garten, ainsi que la Cathédrale, surmontée de deux tours à coupoles effleurons dorés et d'une statue de Charlemagne.
Sur la rive droite s'élève le « quartier latin » de Zurich : l'Ecole cantonale avec gymnase, Y Hôpital cantonal, Y Institut des aveugles et sourds-muets, enfin Y Ecole polytechnique, bâtie en 1864. C'est le plus beau monument de la ville, qu'il domine toute entière.
En descendant sur les quais de la Limmat au cours torrentueux, on voit, entre le point où elle sort du lac de Zurich et celui où elle met en mouvement de grands moulins, la statue en bronze du réformateur Zwingli, le premier et l'un des plus ardents apôtres du protestantisme en Suisse.
Alors, comme à toutes les époques de
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l'histoire de Suisse, le nom de Zurich se rattache à la plupart des grands événements, des guerres extérieures ou civiles.
apparaît à l'origine de toutes les transformations dont fut le théâtre cet héroïque petit pays.
Je me propose d'ailleurs d'en tracer bientôt le résumé sommaire.
Ce fut enfin la ville de Zurich qui organisa, en 1883, la première grande exposition nationale.