‹ Échos de SuisseChapitre 19 sur 59 · GO · texte numérisé non relu

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à la fois, pleine de monuments et d'ombrages magnifiques.

Quel dommage que la langue allemande y sévisse si cruellement, à l'exclusion presque générale du français !

Il ne restait plus qu'à gagner la Haute promenade, avenue ombreuse, d'où l'on découvre la ville se mirant au midi dans les eaux bleues de son lac.

C'est de ce point que, pour la première fois, me sont apparus, dans le même tableau, le mirage des glaciers et le décor d'un vrai lac, encadré de vraies montagnes.

Il n'y a pas à dire, si imposant que soit le panorama de Paris, vu de Montmartre ou de la terrasse de Meudon, il est loin d'égaler celui des merveilles naturelles j'avais sous les yeux.

Ces moments-là sont inoubliables.

Cela vous empoigne et vous remue, vant cette grande plaine azurée, mouvante, aux reflets chatoyants, où brille une perle à la pointe de chaque vague, bornée à l'extrême horizon par la chaîne des glaciers de Claris et d'Appenzell : devant cet amon-

que

De-

cellement de formes blanches, semblables à une chevauchée de nuages fantastiques, saisis dans une éternelle immobilité ; devant ces neiges étincelantes sous le soleil brûlant, on se sent, après le premier moment de stupeur, envahi par une étrange et profonde sensation : la révélation, l'intuition de l'infini.

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