GRINDELWALD. — LAUTER- BRUNNEN
GHIXDELWALD.
Ces réflexions me sont suggérées par le.
milieu ambiant, au moment où, après avoir franchi des galeries creusées dans le roc, le train nous élève, au moyen de sa roue dentée, dans le voisinage des régions glaciales. Les nuages frangés qui en descendent, avec le froid, sont d'un mauvais présage et me prédisposent aux idées grises.
De fait, aussitôt après mon arrivée à Grindelwald et mon installation à V ' Hùtel des Glaciers, le plus proche de la « merde glace du glacier inférieur », une ploie fine et drue se met à tomber, pour ne cesser complètement qu'à la nuit.
Gros crève-cœur ! Je tenais, en effet, d'au-
tant plus à visiter l'un de ces grands bassins gelés, nommés mers déglace, que mon itinéraire ne comportait pas la visite de celle qui avoisine Ghamonix. Je devais donc forcément rester privé de ce curieux spectacle.
Mais au moins ne voulus-je pas manquer celui de la grotte de glace, creusée dans l'épaisseur du glacier inférieur, que j'aperçois de ma fenêtre.