PREFACE
Le nouveau volume que publie le Grand-Rabbin, Honel Meiss, sous le titre de Echos des Psaumes dans le Talmud, ‘est une ceuvre de patience, de haute érudition et « de bonne foy », comme dirait La Bruyére.
Le Talmud, généralement ignoré des uns, méconnu et travesti par les autres, abonde en conseils sages de toute nature : il nous fournit des données originales sur des questions gui sont de tous les temps, des pensées consolatrices qui réconfortent, des légendes poétiques qui font plaisir et rajeunissent le coeur.
Ce livre vénérable, aborde, en effet, des problémes dont les enfants de ce siecle cherchent la solution dans les moments de crise; il effleure des sujets fort délicats, et nous sommes quelque peu étonné de |’entendre parler « d’accaparements qui contribuent a la cherté de la vie » (Ps. 2, 10), disserter sur la beauté et le bienfait des familles nombreuses (Ps. 120), dire son fait sur le choix d’un métier (Ps. 92), et nous sommes presque tenté de nous écrier, avec |’auteur de l’Ecclésiaste : non, il n’y a rien de changé sous le soleil !
Evidemment, a certains tournants de |’Histoire, ]’Antiquité a dd connaitre les mémes préoccupations que nous, et, mutatis mutandis, essayer les mémes remédes pour les mémes maux.
Dans les Echos des Psaumes, il n’est pas question de décisions doctrinales, concernant les pratiques religieuses, proprement dites; mais on nous en présente, sinon de face,
juve : les Hillel, ve Schamai, R. Me la docte Be 46
igne compagne du précédent, et méme R. Elischa.
He eon décrits par Jouffroy, dans le fameux.
tre : « Comment les dogmes finissent » (Ps. 41, 101)
y saluons aussi, avec curiosité, des personnages comme " patre, Titus, Antonin-le-Picux, qui défilent, incidemmen
devant nous (Ps. 45, 50, 68, 72, 101, 112, 146); et nous
hey saluons, enfin, avec une pieuse émotion, le récit des sou
oe frances séculaires d’Israél, dont « l'Elégie », en: Jangu ‘ espagnole, nous offre un curieux spécimen !
N’oublions pas d’apprendre au lecteur que, dans ce Rean il y a des notices biographiques intéressantes, et que, 4 propos des Psaumes, on fait une utile incursion dans pres-
ad aus toutes les parties de |’E:criture-Sainte.
pe Lee, Psaume qui termine l’ouvrage est, naturellement, le be 150%, qui traite, dans le Talmud, « de la bénédiction a ré- i
e4 ‘ - AU citer lorsqu’on respire un parfum »).
Cette bénédiction, nous la prononcons volontiers, en ured “ onan le dernier feuillet, car |’auteur nous a permis de respirer —
mn veritable parfum de la Sagesse antique, et nous l’en remercions sincérement. i
aS oe NEUBURGER, Agrégé de l'Université. —