‹ Echos des Psaumes dans le TalmudChapitre 25 sur 47 · LXVI., 20 HD TOM PEN TPIN wy ods poe · texte numérisé non relu

LXVI., 20 HD TOM PEN TPIN wy ods poe

de Rabba, ou, selon d’autres, de R. Hisda :

Si quelqu’un est sous le coup d’une épreuve cruelle, qu'il fasse un examen de sa conduite, comme il est dit (Lamentations, III, 40) : « Examinons notre conduite et re- « tournons a Dieu ».

Si elle lui parait exempte de reproches, qu’il attribue le malheur qui le frappe a la négligence de |’étude de la Loi. Et s'il n’a rien a se reprocher a ce sujet, c’est stirement une « épreuve d’amour » gue Dieu lui envoie, afin qu’il arrive dans |’autre monde, purifié par la douleur et aprés expiation des fautes commises pendant le terrestre séjour, ainsi qu’il est

dit (Prov. III, 11) : « Celui que Dieu aime, il le chatie,

« comme le fait un pére a son fils qui lui est cher ».

Celui que Dieu aime, il le frappe, mais 4 condition qu'il se soumette avec résignation aux décrets du Ciel, continuant a invoquer le secours de Dieu et n’imitant pas ceux que le malheur rend incroyants, comme il est dit : (20)

Béni soit celui qui n’a pas écarté de lui ma priére, et sa bienveillance de moi.

De méme que le sel attendrit la chair des animaux ofterts en sacrifice, de méme les souffrances attendrissent notre ame et nous valent le pardon de nos péchés.

Ecuos pes PsAUMES

de R. Simon, fils de Yokhai :

Le Saint-béni-soit-I] a fait trois paca a Israél et ne les lui a donnés que grace 4 la souffrance; ce sont : la Tora, — la Terre-Sainte et le Monde futur.

La Tora : car il est dit (Ps. XCIV, 12) pat

Heureux l'homme que Yah chatie et Vinitie a sa Loi.

La‘ Terre-Sainte : car il est dit (Deuter. VIII, 5) : « Tu sauras dans ton cceur qu’ainsi que l’homme chAatie le « fils qu’il aime, ainsi |’Eternel te chatie... » et ce verset se termine par ces mots: « car |’Eternel, ton Dieu, te fera « entrer dans le pays si bon ». .

Enfin, le Monde futur : comme il est dit (Prov. VI, 23) : « Car le devoir est une lumiére et la Tora une clarté, | « et les préceptes de la Morale conduisent a la vie éter- — « nelle ». .

(Berakhot: B Ea) LXVIII, 5

Yew yal Eavioxd iy

de R. Yokhanan :

Partout ow tu trouves mentionnée la puissance de Dieu, tu trouves aussi mentionnée sa bonté, cela est écrit dans la Tora, cela est répété dans les Prophétes, et cela est dit, . une troisiéme fois, dans les Hagiographes.

La Tora, comme il est dit (Deuter. X, 17) : « Car 3

« T’Eternel, votre Dieu, c’est le Dieu des dieux, le Maitre —

des maitres, Dieu souverain, puissant et redoutable, qui ne fait point acception de personnes, qui ne céde point a la corruption, qui fait droit a l’orphelin et a la veuve ».

Les Prophétes, car il est dit (Isaie LVII, 15) : « Ainsi parle le Dieu trés haut et supréme, celui qui habite |’Eter- « nité, et qui a nom: « le Saint »). Sublime et saint est « mon trone, mais il est aussi dans les cceurs contrits et « humbles, pour vivifier l’esprit des humbles, pour ranimer « le coeur des affligés ».

Les Hagiographes, comme il est dit : (5) Chantez a Dieu, Par vos accords, célébrez son nom, Exaltez celui qui chevauche sur les nuées, Eternel est son nom, et exultez devant lui !

Le pére des orphelins et le défenseur des veuves, c’est Dieu dans sa demeure sainte !

| (Meguilla, 31).

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. de R. Eliézer :

Celui qui divorce avec sa premiere femme, |’autel du Seigneur verse des larmes, 4 cause de |’événement.

de R. Yokhanan :

Celui qui perd sa premiere femme, est comme s'il avait assisté a la ruine du Temple de Jérusalem.

dei. Allexendut io inszeiig wiciovio: uC eavism ag » | | 6 Celut ci a $a ecincd Tei monde Sobseuict pour. lui

& fiotb dist iup onqus 103. Di de Rabba, fils d

janie 3 fk qed zatsdqoid 2 mat:

“Liunion : ide Nae atres, sf ur qu "elle soit bien; assortie, est. |

chose aussi ¢ difficile | que ne d’était, la séparation. miraculeuse ;

des, eaux de ‘la, Mer Hav, lors, de la la a sortie, d’Egypte, i comme i est dit ; Heige yea | soiltviv. ago salah » Dieu raméne le ieee maison, °°)

et délivre les prisonniers.de.-leurs chaines, > | f

tandis que les ere il OE dans une contrée aride.

HYIIAD Balai 22").

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23 Nay mwa AICS ash wits iY ne rob <

ID2 DIBISISR He 4

Que signifie ce, verset : a crab \

Dieu, le Cerna donne ses instructions; «yy ) les messagéres sont une légion nombreuse.

Réponse’: Chaduist parole sortie de re ‘bouche du Sane béni-soit-Il, se répand en 70 langages, dans le monde (*).

(Aboda-Zara, 3°). °>

io 4964 opniet) SISUASTO BE) SOVS | SOLOVID

Sin Be ahs ee Pini | ak S22 é S774 f Wiss ian :

(*) D'aprés les croyances anciennes, iit monde vetat partagé entre 70 nations. C’est ainsi que nous lisons dans le’ Se st) ih sate : Sanat

SMMIOS CESS 8b SYD Bop NOs yh ETSY

oon Pare TMs) pe3, cae ney PP :

paiupoqaont £9 mt

Yoga 4 On ne Mow ‘mettre ey « Pei. », G@) cue! open! on se

trouve dans — un état de pureté physique, comme le veut —« Elysee. Phomme aux ailes ». ’

Ce surnom vint 4 Elisée de ce que, « le gouvernement impie ») ayant défendu de se livrer aux pratiques religleuses, avait menacé.-celui,q qui porterait les « Tefilin » de Jui arracher la cervelle. Maleré la défense, Elisée les porta ostensiblement dans la rue. Un préposé a la police (?) l’apercut et Eliséecourut jusque chez lui, powirsuivi” par Pagent. ‘Arrivé devant ‘sa’ maison) il’ eleva’ les? Tefilin et ‘les cacha’ dans’sa’ ‘main? «'Qu’as-tu 1a ? 5) demanda lagent' — Ce sont des pigeons», répondit notre” homme. °Il’ ouvrit Ja'main, él, par’ un miracle’ de Dieu; les saintes laniéres étaient changées' en pigeons!\De 14, son ‘surnom :' «homme aux ae «© ‘ailes'sy:\@ Et pourquoi; demande’ le Talmud, des’ ailes de ie © pigeons, “plutdt ‘que’ des ailes “d'autres oiseaux’? y+ « C’est que Israél n’a, pour se défendre contre |’ennemi,

tre 70 loups, préts a la déchirer. 1) y= °@ ‘Mais’ non, répondit le « tabbin, ‘c'est le’ berger * ‘qui la pied et oy sauve du danger qui «est ‘admitable |! C'est’ ainsi qu’il est’ écrit: '« Toute | arme forgée “contre toi,’se brisera' ‘dans ‘la ‘main de’ celui qui voudra” ‘sen © -servir’ ‘contre tor!» (Isaie LIV, 17) .° a

i (Considérations sur le Judaisme,, Page 4s a) ‘igi ( 5DuSb aliag lo: 2ogat Sb Awoy (?) «© Queestor », dans le texte.

« que les pratiques religieuses, de méme que, pour se dé « fendre, le pigeon n’a que des ailes », comme il est dit :

Quand méme vous demeuriez dans les parcs des troupeaux, les ailes de la colombe sont plaquées d'argent et ses plumes sont jaunes d'or.

(Schabbat, 49?).

prions TI

On raconte que Schamai |’Ancien mangeait, toute la semaine, en l’honneur du saint jour du Schabbat, et voici comment : s'il trouvait 4 acheter, n’importe quand, une belle béte, une belle volaille, il disait : « ceci sera pour Schabbat »; sil en trouvait une plus belle le lendemain, il mangeait la premiere et réservait la seconde (*). Mais. Hillel l’Ancien, dont toutes les actions avaient pour objectif ]’ac-complissement d’un devoir religieux, avait une autre mé-

(*) L’empereur Hadrien demanda, un jour, 4 R. Josué, fils de "Hanania : « D’owt vient que vos aliments soient plus parfumés le « jour de votre Schabbat que les autres jours 2) ——s G@ Crest que, « répondit le rabbin, nous possédons un épice qui, précisément, s’ap- « pelle « Schabbat » et avec lequel nous les assaisonnons ». — « Donne-m’en », dit l’empereur. — « Inutile, réparti R. Josué, cet « €pice ne parfume que les aliments de ceux qui observent ‘notre « jour de repos et l’appellent un délice ».

(Schabbat, 119).

mai et Hillel (1° siécle av.)* étaient les fondateurs de oe connues dans le Takmud sous le nom de:

un caractére entier, presque violent, Schammai personnifiait Eee dcemic » — celle des Telateus en matiére de

Ss Dieicait Me Pfaan: pour ies ae aux besoins de la t d’aprés la lettre, et non l’esprit, qu'il entendait intexte de |’Ecriture Sainte...

emporté comme Sehammnay ». Melee son a défaut | adage. talmudique, « l’homme coléreux ne saurait ~» — le peuple rendait volontiers hommage a la pureté s et a ses scrupules de conscience; et lors d'une londiscussion entre les deux antagonistes, un « bat-kol », te, s'est fait entendre, d’aprés le Talmud, en ces teroles de l’un et de jaune sont des paroles du Dieu

onservé, de Schammai, cette sentence: « Fa de l'étude ton emp aton constante, parle peu, agis beaucoup, et

au. contraire, a laissé une ‘réputation de douceur et de ue proverbiale. On disait, dans le peuple : « patient — modeste comme Hillel », et l’on aurait pu ajoude raison : : « savant comme Hillel | » On connait

sa passion pour les études, et le Talmud nous trace son portrait en

; : ay ces termes: « Il n’y avait aucune science, aucune langue qu il ne

« cherchat a approfondir : il comprenait le parler des montagnes,

« des collines et des vallées; des fleurs, des plantes, des animaux — « et des insectes ». Le réle joué par lui fut important et il fut

considéré, par ses contemporains, comme le régénérateur d'Israél. ~~ « Autrefois, disait-on, la Tora était oubliée en Israél et Ezra vient ~

« de Babel pour la remettre en honneur; de nouveau, la Tora fut « oubliée, et Hillel, venu de Babel, la remit en honneur ».

Hillel, parlant par aphorisme, ou employant un ‘langage — simple, savait toucher le coeur de la masse: « Sois, répétait-il, un — « disciple d’Aron : aime la’ paix, poursuis-la, aime les hommes et =

«@ amene-les a la science ».

-« Ne juge pas ton prochain, disait-il encore, jusqu’a ce que « tu te sois trouvé dans les mémes circonstances que lui ». Un jour, lit-oa dans le Traité d’Aboth, il vit un crane flottant ’ * 7 ba a sur l’eau, et il s’écria: « Parce gue tu en as noyé d'autres, tu as — « été noyé, et ceux qui’t’ont noyé, seront- noyés a leur tour ».

A un paien, rudoyé et chassé par Schammai, auquel il s’était

présenté d’abord, lui demandant de lui enseigner la Tora « pendant « le court espace de temps qu'il pourrait se tenir sur un seul pied »,

Hillel répondit :

« Ne fais pas & autrui ce que tu né voudrais pas qu’on te fit, ne : Be No :

« voila toute la Loi, le reste n’en est que le commentaire ».

C'est @ Hille: que nous devons une véritable méthodologie pour la saine interprétation des textes. 2 <

D’accord avec les Pharisiens que la Loi était un principe de vie et non de mort, et qu'elle doit avoir pour objectif notre éducation morale, et, si possible, notre bonheur, il était l’ennemi de toute exagération, en matiére de religion, et elle lui fait grandement honneur, cette parole rapportée-par le Talmud: « Le schabbat a été « créé pour l’homme, et non |’homme pour le schabbat ».

Hillel a été le promoteur d'un grand nombre de « Tekanot », — ou décisions doctrinales, qui oat eu force de loi..La plus célébre, et disons la plus hardie d’entre elles, ce fut ]’institution du « Prosbol »,

par mesure d’utilité publique. Voici de quoi il s’agit : les capitalistes

Sopres la Bible oer XV, 9 et suiv),

aa rentrer dans Teure es durant Vannée é

: Pesca nt a eux. ee était une eatin des plus délicates, : er & toutes les difficultés, et pour calmer les lege =

des préteurs au sujet d’emprunteurs de mauvaise malgré le texte formel de la Bible — que le débi- ‘signer, devant le Tribunal, lengagement de renoncer de la « Schemitta », (Cet acte s ate « Prosbot », pros-Boulé ». —

imitablement compris, comme on la si bien dit, les grandes réformes qui ont été accomplies ont confaire quelque chose de neuf, “mais & démolir quelque vieux | » :

ea EcHos DES PsAUMES

thode, et, ayant confiance en Dieu, il avait l’habitude de dire, avec le Psalmiste : (20) o Béni soit le Seigneur, chaque jour.

(Betsa, 16°).

onion Soy p13

Le « Saint-béni-soit-I] ») donnera, dans l'autre monde, 8 chacun de ses fidéles adorateurs, le maximum de bonheur, comme il est dit : (20)

Béni soit le Seigneur, chaque jour. ° Nous accable-t-on ?

le Dieu puissant est notre salut, le Dieu puissant est pour nous un puissant sauveur, et par l’Eternel, mon Seigneur, a la mort on échappe.

| OO Ganheditny 100. :

LXVIIIL, 21 :

masin mya yoy TT?)

Le verset du Psaume 32 :

C’est pour cela que prie chaque homme pieux, fait allusion a la mort, ainsi qu’il est dit : (21) | Par l’Eternel, mon Seigneur, a la mort on échappe.

D’aprés* les, rabbins, ily a, 933 morts différentes, eb ae douloureuse de toutes est (celle dite: de @l’Askara: (*), comme la plus douce de soties est ¢ celle de la « N chika », ¢ "est-A-dire la mort qui, sans agonie, se prod aussi facilement’ '« que l’on retire un cheveu d'une tasse d lait ».

de Rabba, fils de R. Schila : :

« Il convient de’ prier Dieu, isqa® 4 la fin de} Fede « tence, pour le moment ow la derniére pelletée de terre re- « bondit sur notre cercueil ». : iow A [ob Gert hore

abnon

LXVIIL, 2B

de R. Jehouda : ak ate N Poe. ecevnuee

ali base que 400. yer pens et jeunes: Alles tessa! milles les meilleures, furent faits prisonniers par |’ennemi, — « avec destination infame ». Conscients de leur triste situa- | tion, et envisageant l’avenir avec une angoisse cruelle, ils délibérérent sur le. Parti, gu ‘"h, convenait de prendre. « Si « nous nous jetions A la mer», se demandérent quelquesuns, « est-ce que nous participerions & la béatitude éter- — « nelle ? » L’ainé d’entre eux répondit /que oui, en citant ce verset : ye) aia.

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(iN) db. Jes lr up fois: diom si 6 aoiulls sigh Oh “Eronglement es, inion apis Rashi Or’) wo

“st oiius sau 6 1WAteditzlecSeignears> emo. 6 evo0d 6] seesmierl )) DesBasdny je tdraméneral, 101A «Aoi ‘sent sojfe teiraménerai des: profondeurs: de la <mer>:

7 nt Aye entendu cela, toutes les” jeunes filles se “précipiferent dans les. ‘flots et leur exemple, fut, imité par. “les j jeunes. gens, “Teurs compagnons d’ infortune, et c'est a ces malheu-

: ns reux ue S‘applique le verset (Ps. XLIV, aye

6 4 A f ti ist

el "est pour. toi que nous. avons | te, égorgés. ‘sans, cesse,. ae mous avons été. considérés, comme. des, brebis d’ abattoir a

8 Roi Jehouda ditt! : ce! verset°s applique al ‘Jay mére avec ses\7 fils. Amenés devant le César,on dit 41’ ainé > @ Adore « cette image »,. Mais lui répondit : \« Ibest éerit, dans la «© Tora {Exode: XV, 3). 2:« sTwon’auras; pasdiautre dieu

«© devant ma) face». On-le saisit;et-il> fut:mis’& mort: On amena le 2°, et on lui fit la méme proposition. Il répondit , (ibid. XXII): « Celui qui offre un ‘sacrifice aux faux dieux « doit étre condamné »). I] fut mis 4 mort. Le 3° répondit, en citant ce verset : « Tu ne te prosterneras pas. devant un « autre dieu ». I] fut mis 4 mort. Le suivant s’écria simplement : « Ecoute, Israél; |’Eternel est notre Dieu, |’Eternel -« est un! ») I] fut mis 4 mort. Le suivant fit cette réponse : « Il est écrit, dans la Tora (Deut. IV, 89) : « Tu sauras « aujourd’hui et tu prendras a coeur, que Dieu est au ciel, «en haut) /et sur! la:terre;.-en bas, et que, sans lui, iln’y a «personne: I). fut mis, @ mort..Le suivant répondit ::; « I] « est écrit, dans la Tora (Deut. XXVI, 17) : « Tu as « promis, en ce. jour, a l’Eternel,. qu'il serait ton. Dieu, que © tu marcherais: dans ses: voies; ses. préceptes,, ses statuts, et « écouterais sa’ “Worx, T “Oui, nous avons prété “serment a « l’Eternel. dene» pas servir d’autre Dieu que lui, et Jui

120 EccHos DES PSAUMES

« nous a promis de ne pas nous assujettir a une autre na- « tion ». Alors le César dit A cet enfant: « Ramasse la « bague que je jette devant |’idole et sur laquelle mon ima- « ge est gravée, pour que l’on dise que tu as obéi a ton « empereur et que tu ne t’es pas rebellé contre lui ». Mais l’enfant s’écria: « Malheur 4 toi, César ! Si nous devons « faire cela pour toi, que ne devons-nous pas faire pour le « Saint-béni-soit-I] ! ») Quand on allait le faire mourir, la pauvre mére supplia qu’on la laissat |’embrasser, et elle lui ‘chuchota 4 l’oreille : « Enfants, allez auprés du Patriar- « che Abraham, votre pére, et dites-lui: « Toi tu n’as « offert qu’un seul holocauste, tandis que moi, malheureuse, « jen ai offert sept ».

Elle monta sur un toit, dofit elle se jeta, et mourut, et une voix’ se fit entendre du ciel, en ces termes (Ps. 118) :

La mere, avec ses fils, est dans la joie.

(Guittin, 57°).

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de R. Méir :

Lorsque les Israélites arrivérent prés de la Mer Rouge, chacune des tribus, rivalisant de zéle et de courage (*), vou-

(*) Lorsque les Egyptiens périrent dans les flots de la Mer Rouge, les Anges du Seigneur voulurent entonner un chant de triomphe. Mais Dieu leur dit : « Cessez toute manifestation joyeuse, « car les Egyptiens aussi étaient mes enfants ».

(Sanhédrin, 392).

Compafia de mi pueblo aulla con sus ansias sobre Hannah, y sobre siete sus hijos, que fueron degollados siete ellos a sus oyos, y ella cayd y murio -sebre sus hijos |

.¥ ella cayd y murio sobre sus hijos.. - :

- Prolongaronse dexando al Dio para servir 4 Bel, y atestiguaron vanidad al componien mundo, “come fue dexada a cruel heredad de parte, y lagrimas de madre descendientes sobre sus fazes. — :

-Y ella cayd y murio sobre sus hijos.

Por el menor commengé angustiacor el cruel, si quisieres y te encorvares & Dio estrafio orartche y con reyno seras ayudado. Como~dexaré Dio con barragania cefiido ? Con espada ‘fue hecha saltar fu cabega y sue tayada, besolo su madre con sus nidos. spe

~Y ella cayd y murio sobre sus hijos, ;

Nous croyons intéressant de donner ici —- ne fit-ce que par me assaciation d’idées — |’émouvante élégie de « Hanna et de ses sept fils », qui se récite, encore de nos jours, dans les temples sraélites du rite espagnol, le 9 du mois d’Ab, anniversaire de la estruction du Temple de Jérusalem. : oe Le texte en espagnol est tiré de « l’Orden de Los Cinco Ta- «haniot » (Edition d’Amsterdam ano 5390, correspondant a |’an 629 de V’ére vulgaire). La traduction, en francais, est de Mar-

dochée Venture. — Nice M. DCCLXXXIIL

L’assemblée de mon peuple pleure et se lamente A cause de Hannah et de ses sept enfants, qui ont été égorgés tous les sept, devant ses yeux; enfin, elle tomba et mourut sur ses enfants !

Elle tomba et mourut sur ses enfants [| ;

Ils furent.attirés & abandonner Dieu e: a servir Bel; mais ils témoignéren' Vunité de celui qui a alfermi . monde. « Comment « Vhéritage de Jacob, s’écrié- « rent-ils, est-il abandonné en--.

« les mains d’un cruel ? » Le visage de la mére, & ce discours, fut couvert de larmes. —

Enfin, elle tomba et mourut.

sur ses enfants! »

L'inhumain, commengant par

“le plus petit, lui dit : « Veux-tu

« te prosterner devant l'Idole ?

« J’aurai des égards pour toi, je « te rendrai de grands servi- « ces », — « Comment abandon-

« nerai-je, lui répondit-il, ce — « Dieu dont les armes sont la ~ « force méme? » Il ordonna qu’on lui tranchat la téte. Sa mére l’embrassa en poussant des

cris,

Enfin, elle tomba et mourut sur ses enfants. ;

Y all segundo halagd con espirito de su fortaleza, encorvate & mi doladizo que se enfortecip mano su derecha, no serviré que salvo al unico el moran en su altura, que redimio thesoro de sus enemigos.

Y ella cayd y murio sobre sus hijos.

Y al tercero dixo, toma. mi anillo y no desprecies, y ordina 4a mi orden, y no digan mis Duques que fuy baldado, ya falsedad my jura juré. Respondiole, no con mi lengua la responder.

Y ella cayo y murio sobre sus hijos.

Boz fue: oyda esclaman en su morada.: bien aventurades vos, vos. sete hijos de Hannah; vuestra heredad en huerto de Heden fue aparejada, por que servistes vuestro Dio con verdad. Y madre alegre en Hedé e6 sus hijos.

Y madre alegre en Heden con sus hijos.

ll voulut persuader Je cadet avec la force de son esprit ; « Fléchis les genoux devant « mon idole, lui dit-il, car ma « main droite est puissante |».

« Je- n’adorerais, répondit le « Jeune homme, que ce Dieu « unique qui habite dans le Ciel.

« et qui a racheté son peuple « élu de la main de ses agres- « seurs ».

Enfin, elle tomba et mourut sur ses enfants.

Il s’adressa ensuite au 3* :

« Prends ma bague, lui dit-il, « ne méprise pas mes dons; « fais ce que je t’ordonne, afin ~ « que les seigneurs de ma Cour « ne disent point que mes or- « dres ont été sans succés, que « jai fait des serments ~ en « vain », — « Non, répondit le « jeune martyr, ma langue ne « Pavouera jamais ».

Enfin, elle tomba et ange sur ses enfants.

On entendit ensuite une voix céleste s’écrier : « O vous, 7 en= « fants de Hanna, que vous €tes « heureux d’avoir servi -fidéle— « ment votre: Dieu ! Votre por- « tion est réservée dans le Ciel, - « ef la mére sera joyeuse, dans le Paradis, avee ses-sept enfants.

Kt la mére sera joyeuse, dans le Paradis, avec ses sept enfants.

EcHos pEs Psaumrs

y ehivet la premiére, et c’est la tribu de Benjamin qui nporta, comme il est dit : (28)

Voila Benjamin, le plus jeune, en téte; les princes de Juda sont chamarrés, les princes de Zabulon, les princes de Nephtali.

(Sota, 374).

Twa ATION NT

Dieu est surtout redoutable, lorsqu’il s’assied sur le one de la Justice pour juger ses Elus, comme il est dit: (36) ©

Tu es redoutable, Dieu, du fond de ton Sanctuaire; ew le Dieu puissant d’Israél

est lui qui donne force et vigueur au peuple, béni soit Dieu.

(Sebakim, 146°).

‘Sauve-moi, Dieu, q sliisias y dol car, elles sont: venues les eauxycces stioqime | Imenacant ma. vie; Xe “sy je m enlise “dans la fange qui. ‘m engouffre, je perds pied, me oe au fond des. eaux, et la vague me submerge !

« + ‘Moise répondit: « Maitre da monde, que puis-je « faire? » Dieu lui dit (Exode XIV, 15) : « Parle aux « enfants d’Israél pour qu’ils se mettent en marche. Et toi, « léve ta verge, dirige ta main vers la mer etjdivisetla;‘et « les enfants d’Israél entreront au milieu de la mer, a pied « sec ». Aussi la tribu dé Juda*eut’la“suprématie en Israel,

ainsi qu'il est dit (Ps. CXIV, 2) :

‘Quand. Israel: sortit-de Mizraim, 3s oo:( la)‘maison»de -Jacob du. miliew d'un peuple: au langage barbare, |

Juda devint son sanctuaire, ae Israél, le domaine de son empire. | a

(Sota, 378), LXIX, 14 neo ny sin | soenipan

de R. -Yokhanan :

itOwdnd hee de la prigre a cabelib: la pls fimetees C’est: quand ‘cellesdu particulier's’‘ajoute aola priére:de Vas

semblée des fidéles, ‘comme ilvest dit (14) esbistis) ui

2b \upEt mot;oma’ prigreos'adresse’ a toi, Etetnel, \.| cay y dans un temps propice;

exauce-moi

Dieu! dans limmensité de. ia bonté, | avec ton fidéle secours.

bOLSAL EE

ey

ft at mr BARS oo Gaye, teed awe PY 2 rer Ne ek Wie ae 7

de'R. “Krouspedai, au nom de ‘Yokhanan’) (°° °°". Delvbl S1-ab s2us9 6! tom 6 worislVi 3)? Br9a’e In Hedoues 92 “yo}4\u.,-jour -de, |, « Rosch-Haschana, |» .(7).,-3, livres,,, sont ouverts devant le Juge souverain :.celui,des méchants impé-

ose Les, « méchants,»,sont, de suite, inscrits pour Ja mort et cet, arrét est. « scellé »; les, «. Justes' », sont, de suite, inscrits. pour.la vie, et cet arrét est également définitif, Pour. ce -qui.concerne.les .« moyens »), le’ verdict, les concernant, est suspendu jusqu’au jour du Grand-Pardon (’) ; ‘sils;s'amendent pendant la période pénitentiaire, ils sont inscrits pour AN VUMCCGOE Sts AU UDE Be, (RA TMM (oy me ak Peal Mh OC ag Sh NEW) EG wee Oona Dito TO aN Sle Oe la vie;'dans le cas contraire, c’est pour la mort.”

eat th Te N-BOOUES

- (®) D'aprés la tradition juive, Rosch-Haschana, ou le Premier de |’An israélite, anniversaire de la création du monde, vest le jour ou Dieu tient ses assises pour juger tous les, hommes et passe en revue toutes les créatures, « comme le berger qui, fait défiler son

bes Jie

« troupeau deyant sa, houlette ».

it ereee ;

co?) @ ‘Aw jour. de -Rosch-Haschana, \l’arrét est prononcé et au «jour de Kippour, il est-rendu exécutoire:.. En ces) jours: solennels, « Dieu: décide: combien: de -créatures: mourront°et ‘combien’ naitront ; « qui doit vivre et qui doit mourir, qui arrivera:au terme -ordinaire ~« de. la.vieset qui n’y arrivera ‘pas; qui périra par le feu et qui pé-

Et R. Abin base cette opinion sur le verset 29 qui dit :

Qu’ils soient effacés du livre des vivants, et qu’avec les Justes ils ne soient pas inscrits.

(Rosch-Haschana, 18°).

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