‹ Echos des Psaumes dans le TalmudChapitre 9 sur 47 · XXXII · texte numérisé non relu

XXXII

MROM MDD DWE? "TWN de R. ’Hiya (’), fils d’Abba :

L’on ne doit dire sa priére que dans une maison ow il y a des fenétres.

(*) 3 sortes d’individus crieront vers Dieu sans étre écoutés : celui qui posséde de |’argent et le préte sans témoins; celui qui, de son vivant, donne ses biens 4 ses enfants, et celui qui se laisse dominer par sa femme.

(Baba-Metsia, 75>).

(7) R. ‘Hiya, ou ‘Hiya, fils d’Abba ou, encore : ‘Hiya le Babylonien, fut un des Docteurs de la Loi les plus distingués du IIe siécle. I] semble avoir été un des premiers 4 s’occuper des études bibliques proprement dites, un peu trop négligées par ses contempo-

rains pour les discussions talmudiques.

js celui de qui est dtée (*) la ante de qui est pardonné le péché.

(Berakhot, 34°).

ANON MDD SWE) “WN Heureux celui dont est dtée la faute, oe de qui est pardonné le péché.

Wes ait cependant (Proverbes XXVIII, 13)

« Celui qui cache ses fautes ne prospérera pas ! »

Réponse : Dans un cas, il s’agit de fautes connues du public, ¢ et dans | autre, de fautes qui ne lui sont pas connues.

ces 86").

XXXII, 6 ton “4s Sbam nximby

Que la priére de tout fervent adorateur ~ aille vers toi, « au temps de trouver » (6)

(@ ) Le Talmud semble traduire : « Heureux celui dont la faute « est cachée ou couverte », et, par conséquent, ne produit pas as scandale.

de R. Hsia: :

Ce verset fait allusion au choix de |’épouse, d’ot Siete le vrai bonheur, ou le vrai malheur, comme dit |’Ecclésiaste (VII, 26) : « Et ce que j’ai trouvé plus amer que la mort, @ cest la femme dont le coeur nest que guet-apens et Hse © pleges »). :

R. Nakhmann, fils d’Isaac, applique ce verset a ils mort, qui se manifeste sous des formes multiples.

En effet, dit un Docteur de la Loi, « il y a 930 peer « de morts et la plus douce, entre toutes, est celle du « bai- « ser divin », ot l’dme se détache du corps aussi facilement « qu'un cheveu s’enléve du lait ». -

(Berakhot, 8°).

-XXXIIL, 5

UST AN? MT TOM wEwi TTY om

La charité est plus que l’auméne pour les 3 raisons suivantes:: l’auméne ne se fait qu’avec l’argent, tandis que la charité se pratique soit avec notre argent, soit avec notre personne; l’aumdne ne se donne qu’aux pauvres, tandis que la charité se fait soit aux riches, soit aux pauvres; l’aumone se pratique uniquement envers les vivants, tandis que la charité se pratique envers les vivants et les morts.

Et R. ’Hana ajoute : celui qui pratique la charité et ie a justice a autant de mérite que sil avait fait rayonner « la «@ grace divine » sur la terre tout entire », comme il est.

dit : (5)

| GCoucca, .

ow Bey om ET

‘Do ou savons-nous que la parole équivaut 2 a un acte > : "est parce qu'il est dit : (6). ‘ ae A

Par la parole de l’Eternel les cieux ab été faits rer par le souffle de sa bouche toutes ses milices.

A i Gchabbat 19).

-XXXIIL 6 meses rs m3

bie R. er eee :

Chaque Parle qui sort de la bouche du ‘Saint-béay-soit I . devient un ange, comme il est dit: (6) Hus et par le souffle de sa bouche, toutes ses ‘milices.

( Haguiga, Ta)

ey La charité, c’est le sel qui conserve la fortune. —

(Ketoubot, 66>).

ine qui désire étre charitable, Dieu lui en procure les moyens Vet les occasions; mais celui qui n’éprouve pas le sentiment de la charité, est comme un adorateur didoles.

(Baba Batra, 9).

iy Grand est 1 mérite de la charité, car c'est elle qui établit la Glee entre | les hommes. a bid, Le

LP) Oxy, 4

pe nye bp

D’ou savons-nous que si 3 personnes mangent ensemble elles sont tenues de réciter une priére en commun ? Parce > ~ qu'il est dit : ; Magnifiez I’Eternel avec moi — et exaltons son nom ensemble.

(Berakhot, 457).

XXXIV, 8 | oyPO rey? SRS TTS? TA

Celui qui observe toutes les pratiques religieuses est str de ne pas tomber dans le péché, comme il est dit : (8)

Il campe l’Ange de l’Eternel, autour de ceux qui le craignent, et il les tire du danger.

(Menakhot, 43°).

XXXIV, 13 On PEN WxT

R. Alexandri, un jour, criait dans les rues : « Qui veut « acheter de la vie ? Qui veut acheter de la vie ? » Et la foule d’accourir pour se procurer cette précieuse marchandise ! Mais lui, pour toute réponse, 4 ceux qui lui en demandaient, cita le texte de notre Psaume :

Préserve ta eis du mal, et tes lévres des paroles perfides; évite le mal et fais le bien,

‘recherche la paix et poursuis-la (13, 14, 15).

A} pi

Mais. qu’on ne s’avise pas Ae dire exe J'ai gardé ma gilan: a gue de la calomnie et mes lévres des paroles perfides, je. suis donc en régle avec ma conscience ? — Erreur; car st dit :

Evite le mal et fais le bien,

ue bien, cest la Tora, comme il est dit re No ;

(Abodsizaiay whe

TPT] DIY wes

Voici les préceptes dont l’accomplissement procure a Thomme un bénéfice en ce monde, et dont le capital lui reste pour le monde futur : |’amour filial, la charité, les efforts | pour faire régner la paix entre les hommes; mais Ne oe la Loi est plus méritoire que tout.

Pour |’amour filial, il est dit : (Deuter. 5, 16) « ae

« que se prolongent tes jours: »; pour la charité : (Prov.

$e ONL

th a a i BleHos DES PsAuMES aa

Xd, 21) « Celui qui poursuit la justice et la bonté, trou- ; « vera la vie »; et, pour la paix : (15) Pena ts Recherche la paix et poursuisla!

cs Ca | (Kiddouschin, 407).

2 UXRRVG.T Ir wir obo on

Ce verset: a l'homme et a l’animal tu portes secours, Eternel, fait allusion 4 |’homme dépourvu de toute intelligence et qui est semblable a la béte.

(Houlin, V°).

XXXVI, 9 | WS fer PT

de R. Tankhoum, fils de ’Hanilai :

Celui qui, en ce monde, souffre de la faim, pour avoir négligé ses intéréts matériels, en s’adonnant a |’étude de la | Loi, sera rassasié dans |’autre monde, ainsi qu’il est dit : (9)

Ils se rassasient de l’abondance de ta maison, et au torrent de tes délices tu les abreuves.

(Sanhédrin, 100). |

R. Joseph, fils de R. Josué, eut un long évanouissement et semblait mort. Quand il revint 4 lui, son pére lui dee manda : « Mon, fils, qu’as-tu vu ? » Il répondit : « Pére, « jal vu un monde a rebours »). En effet, ceux qui, en ce —

EcHos pEs PsAUMES : 67

monde, se trouvent en bas, dans |’autre se trouvent en haut; et ceux qui, en ce monde, se trouvent en haut, dans l’autre, sont en bas !

(Pesakhim, 50).

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