OS ON TOMY NW
| Lorsque Salomon construisit le Temple, il voulut faire ae eh rentrer |’Arche Sainte dans le Tabernacle, mais les portes,
I comme si elles étaient d’une seule piéce, ne purent étre i ouvertes.
i Na eres Je Die des armées, Ay c “est lui qui est ce Rot es co
- Eternel, mon Dieu, Ne rejette pas la bet de ton Oint +
Bon et asalenier est P Eterhel Tae Hi | c'est pourquoi dl monire aux pécheurs leur ae
Ecuos pes Psaumes
thet R "Hama, fils de R. iE aaiaty avait. a interpré- arias ler le passage de l’Ecriture- concernant le « meurtre invo- ai ontaire »), il s’inspirait du verset ci-dessus pour en tirer la conclusion suivante : « Si Dieu montre leur chemin aux pes, « cheurs, que ne fera-t-il pas pour les Justes ! » Bal ee ribet
ee ol wy)
ae | ua 14 TION sip
Ae Si quelqu’un ‘remarque que sa priére n’a pas été exaucée, eis qu wil ne perde pas courage, mais qu’il prie encore, car il est — Ry dit : (14) Dee MRI eT Espére dans I’ Eternel Pe ae.) Seis -vaillant et ferme dans ton cceur, UE NaN eek | oui, espére dans I’ Eternel.
| | (Berakhot, 32°).
XXVII, 14 AHN 4 choses demandent de la persévérance, ce sont : l'étude
de la Loi, la pratique de la charité, la priére et les fonc- - tions de la vie civile, comme il est dit :
sois vaillant et ferme dans ton cceur oui, espere en l’Eternel.
: i | | (Berakhot, 32°).
-. Rasst SIMEON, FILS DE YOKHAI (Extrait d’une conférence faite 4 Marseille, le 4 nov. 1906)
- Il ya 19 siécles environ que R. Siméon, fils de Yokhai, disciple d’Akiba, dort |’éternel sommeil dans la terre de la Palestine qu’il a si fiévreusement aimée, et aujourd’hui encore, des contrées les plus éloignées, des pélerins viennent.‘visiter sa tombe et implorer son assistance | Aujourd’hui encore, dans les maisons pieuses, en Orient, et en général chez les Israélites du rite « sephardi », on chante, en son: honneur, a la veillée du Schabbat, une hymne dans laquelle on exalte sa science et ses vertus. Voici les strophes que |’on chante, le vendredi soir, strophes empreintes d’une réelle poésie, quoique un peu pauvres au point de vue grammatical :
« Honneur 4 toi, fils de Yokhai, car tu as été élu entre tous les « enfants de ton siécle.
« Bar Yokhai! l’huile de l’onction a coulé sur ton front; tu. « portes sur la téte, auréolée de gloire, la couronne de la Sainteté.
-« Bar Yokkai, le jour ot tu t’es enfui, tu as choisi un bon abri ~.@ dans cette caverne, creusée dans des roches gigantesques, et tu as « acquis ton renom et ta splendeur !
« Bar Yokhai ! tu as parcouru les champs fertiles pour cueillir « les plantes parfumées, les mystéres de la Loi.qui sont comme les « boutons et les fleurs ! C’est 4 cause de toi que le Seigneur a fait « entendre cette parole : « Faisons |’homme a notre image! »
Ayant été dénoncé pour avoir parlé en termes peu favorables de Rome et de son gouvernement, il fut obligé de prendre la fuite, pour échapper 4 une mort certaine, et il vécut dans une caverne, pendant 13 ans, avec-son fils Eléazar, tous les deux se nourrissant
‘Dieu, il ne désespéra pas de |’avenir et les événements lui donnérent
daction du « Sohar », livre cabbalistique, qu'il aurait composé pen-
-et sur l’interprétation mystique des événements relatés dans les livres
du fruit des champs. L’on peut se figurer quelle fut |’existence de ces deux malheureux, isolés du monde entier, et vivant dans une crainte continuelle ! Ce qui chagrinait le plus R. Siméon, fils de Yokhai, c’était d’avoir été dénoncé, vendu, par un homme qui fréquentait cependant son école ! « Autrefois, disait-il, je prétendais « que si j'avais assisté 4 la Promulgation de la Loi, j’aurais de- « mandé au Seigneur de donner 2 bouches a |’homme : l'une, pour « prononcer les saintes paroles de la Tora, et l’autre, pour les be- « soins de la nutrition. Je suis revenu de mon erreur, car une seule « bouche déja fait trop de mal, par la trahison et la calomnie ».
« Ne calomnie jamais, ne calomnie personne, dit-il ailleurs, « méme pas l’esclave auprés de son maitre, ni le siécle ot le fils
-« maudit son pére !
Il est superflu de faire observer que, durant le long séjour dans la caverne, les idées de R. Siméon ont da prendre une -tournure nouvelle : le corps n’était plus rien pour lui; l’esprit, c’était tout. Dans son cerveau surchauffé, se fit un travail qui aboutit naturellement au mysticisme le plus farouche. « Il est défendu, dit-il
« quelque part, de rire, en ce monde, a pleine bouche ». Malgré cae
tout, malgré des souffrances indicibles, confiant dans la justice de
pleinement raison...
Pendant longtemps, on attribua 4 R: Siméon ben Yohai la ré-
dant sa longue réclusion. I] est prouvé aujourd’hui que cette ceuvre bizarre est relativement moderne et il y a lieu de féliciter notre héros de ne pas en étre |’auteur. Quel est, en effet, le contenu du Sohar, comme de toute ceuvre cabbalistique en général > Ce sont des apercus sur influence des sphéres célestes sur les destinées humaines; ce sont des apercus sur la vie des Anges, sur leurs relations avec les habitants de la terre, sur les fonctions dont ils sont investis
saints |! Les cabbalistes, moyennant certaines formules, se disaient capables d’opérer des miracles, de guérir les maladies, de transporter méme des montagnes d’un pays 4 un autre ! C’est tout le — contraire du « mosaisme » qui parle uniquement 4 la Raison et au coeur, et ne cherche pas a bercer notre imagination avec des fables dignes d’amuser des enfants ! Aux époques douloureuses, tous les peuples éprouvent le besoin de sortir de la réalité et de vivre d’illusions qui feront sourire les arriére-petits-neveux | Les auteurs du Talmud, dont R. Siméon était un digne représentant, ont protesté
« qu'il n’y avait point d’ fafdenee des astres. sur nos. destinées... » Au bout de 13 ans, R. Siméon quitta sa caverne, pas trop ras- : ‘suré sur le sort qui l’attendait. Il vit un chasseur qui tirait sur un -olseau, qu. "al manqua, et ce fut’ pour lui comme un avertissement ‘de Dieu. « Un oiseau, raisonna-t-il, ne saurait étre tué sans la vo- ~ lonté de Dieu; ne sera--t-il pas de méme pour "homme ? » Et il continua sa route, ébloui par la lumiére du jour. Il beiccotia des ~ laboureurs travaillant dans les champs, maniant la béche, la herse et la charrue ! « Oh ! les insensés, s’écria-t-il, qui ‘s’occupent des mi- « sérables intéréts d’ici-bas et négligent les intéréts du Ciel ! » Mais une « voix », dit le Talmud se fit entendre : « Si vous étes sortis, « tous les deux de votre caverne, dit-elle, pour détruire le monde et « arréter la marche du progrés, rentrez vite dans votre caverne ».
Nous sommes en pleine légende : le fils de Yohai rencontra son dénonciateur et il |’apostropha, en ces termes : « Comment, mi- « sérable, tu vis encore ? » Il le regarda fixement et le malheureux fut changé en un monceau de pierres. [] revit aussi quelques-uns de ses anciens disciples qui, pour échapper au danger, s’étaient expa-— triés et étaient revenus avec de grandes richesses : « Vos richesses « ne sont rien »,- leur dit-il; et s’éeriant, plein d’enthousiasme : ~« Plaine, remplis-toi d’épis d’or », toute la plaine était couverte d’épis en or ! Ses concitoyens eurent peine a le reconnaitre, telleese - ment il était décharné et sa réapparition, aprés une si longue absence,
passa pour une résurrection. Grace aux bains chauds de Tibérias, il revint 4 la santé et put de nouveau se livrer a ses chéres études. Le mystique, vivant étranger aux. choses de ce monde, disparut peu a peu, pour. faire place a l’homme pratique, car il voulait, avant tout, étre utile @ son peuple. Il eut méme un couronnement de carriére inespéré : des édits de persécution ayant été publiés contre les Juifs, il -alla lui-méme, a la téte d’une délégation, 4 Rome, et il eut le ce __ bonheur de les faire lever.
Voici quelques sentences du fils de Yohai :
~-» « Tout est entre les mains de Dieu, excepté la crainte de Dieu ».
« Quand tu pries, tiens-toi, respectueusement devant, ton Créateur, « et n’éléve pas la voix ».
. eo .
« Tant que notre conscience est pure, nous ne connaissons pas la « peur; mais dés que nous avons commis des fautes, nous sommes « assaillis par les fantomes de la nuit ». ¢
-« Le travail confére unc -véritable titre de pollens: ».
« Il y a trois couronnes : la courone de la Tora, la couronne « du sacerdoce et celle d’une bonne réputation; cette derniére vaut « mieux que les 2 autres ».
rents au-dela a tes moyens ». * Beene a se ate, ‘
’autel du ‘Seigneur verse des. Jenne epedile ae femme gui a Be ses joies. ak ‘ses -douleurs Dk
ECHOs DES PsAUMES ed.
XXIX, 9 TRS WR HD YIID
Que signifie ce verset (Exode XVIII, 1) : « Et il apprit, « Jethro, beau-péere de Moise >? » Quelle nouvelle a-t-il donc apprise, pour sen venir adopter la religion israélite ?
R. Josué dit : Il apprit la victoire d’Israél sur Amalek.
R. Eliézer, le Modéen, dit : il apprit la nouvelle de la promulgation de la Loi, car, au moment ot la Loi fut donnée a Israél, une voix se fit entendre, d’en haut, d’un bout du monde 4 |’autre, et tous les peuples de la terre, saisis de frayeur, entonnérent, dans leur temple, un cantique, ainsi qu’il est dit : (1)
Et dans son Paiais, toui dit : Gloire !
Tous les peuples vinrent trouver l’impie Baléam et lui demandérent : « Quelle est donc la voix formidable que nous avons entendue > Est-ce que, par hasard, un nouveau déluge viendrait ravager la terre > »
Mais lui, leur répondit : (10)
l’Eiernel, lors du Déluge était sur son tréne, et il est sur son tréne, |’ Eternel, roi a jamais.
« Le Saint-béni-soit-Il, continua Baléam, a juré qu'il n’y aurait plus de déluge ».
Alors ils répliquérent : « Un déluge d’eau, c’est possible, mals peut-étre sommesnous menacés d’un déluge de feu ? » Et le devin de les rassurer en ces termes : « Dieu.a juré de « ne plus exterminer la race humaine. »» — « Mais alors,
« qu eae donc que cette voix fuiuidable’ ques nous avons | a ~ @ entendue ? » — Et il leur répondit: « Dieu tient un Gs trésor caché. depuis 974 générations, avant la création du | - @ monde, et il veut en faire présent a ses” enfants, comme il ae « est dit : ; icin ae [Eternel donne la puissance a son peuple, ee TEternel bénit son peuple dans la paix i;
Et tous, ensemble, répétérent :
Py ey TEternel bénit son peuple dans la paix ! | i ; «4 Ce oR GANDER, (Sebakhim, 18°).
bia XXL 6 | Lea aa
me ie ide RR) Josué, fils de Lévi :
| 7 TPeS TTS
Bien qu’on ait déja récité le « Schema » au temple, on doit encore le réciter au moment de se coucher, car it est
pute: Ay, 5)
Tremblez au lieu de pécher, | réfléchissez en vous-mémes, sur votre couche, et tenez-vous tranquilles. }
Cependant, un clere qui s’occupe de |’étude de la Loi, peut s’en dispenser. Abai n’est pas de cet avis et prétend que, méme pour celui-ci, c’est un devoir d’adresser 4 Dieu cette priere : (6) Dans ta main je remets mon dame, tu m’as racheté, 3 Eternel, Dieu puissant et fidéle.
CU URS i
ris ‘pow no pea bes
te est que se consume dans la douleur, ma vie,
et mes années dans les gémissements; PE CUR RS Bae la misére fait chanceler ma force kone et mes os sont usés.
(Guittin, 70°).
abe ep TSW.
: de R. Josué, fils de Levi :
-Celui qui revoit un ami aprés 30 jours, doit réciter la forale suivante d’actions de graces : « Béni soit Celui qui m’a Eee -« permis de vivre et de subsister jusqu’A ce jour »; au bout” de 12 mois, il doit réciter la formule suivante : « Béni soit « Celui qui fait revivre les morts ». Aa aed.) 3)
Rab dit, 4 ce propos : un mort n’est sorti du coeur r qu’ au don de 12 mois, comme il est dit : aD,
par Voubli, tel un mort, je suis loin du ceur, je suis comme un vase hors d’usage.
Ml a Pee ee | x (Berakhot, 58°).
XXXI 19 ha “py “new mypRn
de R. Jehouda, au nom de Rab :
Celui qui dispose d’argent, et le préte sans témoins, péche contre le précepte suivant (Lévitique, XIX, 14) : « Et de- « vant l’aveugle tu ne mettras pas d’obstacle » (*).
Resch-Lakisch ajoute : il s’attire méme la malédiction | (quand le débiteur niera), ainsi qu’il est dit-: (19)
‘Qu’elles deviennent mueties, les lévres menteuses ~ qui parlent contre le Juste arrogamment, avec orgueil et mépris.
(Baba-Metsia, 75°).