‹ Echos et glanuresChapitre 47 sur 51 · A L'AURORE DE · texte numérisé non relu

A L'AURORE DE

La Revue Eucharistique va entrer, au premier janvier prochain, dans la quatorzième année de son existence. A cette occasion, nous sommes heureux d'offrir de nouveau nos sincères remerciements à tous ceux, — depuis le Père vénéré du diocèse jusqu'au plus humble de nos souscripteurs, — dont le concours bienveillant a fait de notre modeste publication un si remarquable et persévérant succès.

Que nos lecteurs nous permettent de reproduire ici les quelques lignes que nous imprimions l'année dernière à pareille date. Elles résument parfaitement, il nous semble, les principaux avantages spirituels qui découlent de l'œuvre de notre sanctuaire, dont la Revue Eucharistique est Vhumhle organe. Nous disions alors : " La fondation, sur ces hauteurs historiques de Québec auxquelles il ne manquait que cette gloire, d'un sanctuaire pour l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement et pour les œuvres eucharistiques, doit être aujourd'hui un sujet de fierté et de consolation pour tous ceux qui y ont pris part. Qui pourrait dire le bien que ce sanctuaire fait à tant d'âmes ? Qui pourrait énumérer les vocations religieuses dont il a été l'instrument et la cause déterminante ? Qui pourrait calculer les fruits de salut répandus sur ce diocèse en particulier par les adorations silencieuses et du jour et de la nuit, par les prières si pures et si ardentes de ces vierges consacrées à l'adoration du Saint Sacrement s'offrant, comme le portent les paroles mêmes de leur acte de profession, en victimes pour l'Eglise et les âmes ? "

Ces paroles sont aussi actuelles aujourd'hui qu'elles Tétaient l'année dernière, et tous ceux qui nous ont donné par le passé et qui nous donnent encore avec tant de générosité leur précieux concours, savent qu'en nous aidant à propager la Revue Eucharistique ils travaillent pour la gloire et pour la diffusion du nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

De tout cœur nous remercions nos confrères du ministère pastoral, ainsi que nos zélateurs et zélatrices, de la peine qu'ils se donnent pour faire pénétrer la Revue Eux^haristique autant que possible dans toutes les familles. Qu'ils soient assurés que les plus ferventes prières s'élèvent pour eux jour et nuit du Sanctuaire de l'Adoration perpétuelle.

2)crntère allocution

• La Revue Eucharistique a pu recueillir les échos de la dernière allocution prononcée par son directeur, le vénérable abbé Paquet.

C'était le 28 janvier 1915, quelques semaines donc seulement avant que se déclarât la maladie qui devait le coucher dans la tombe. Son Eminence le Cardinal Bégin avait daigné présider, dans l'église du Très Saint Sacrement, une importante cérémonie de vêture et de profession religieuse. Cette cérémonie terminée, Son Eminence voulut bien recevoir les hommages de la communauté, et M. l'abbé Paquet, chargé de les lui offrir, lui adressa les paroles suivantes :

" Eminence,

" Avant de nous agenouiller pour recevoir votre bénédiction, j 'ai à remplir une tâche bien agréable : celle de vous dire combien la communauté des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie est heureuse de vous voir présent au milieu d'elle, ce matin, pour la première fois depuis que Votre Eminence a été élevée à la dignité de Cardinal de la Sainte Eglise.,

" Ces Sœurs, Eminence, savent parfaitement et ne pourront jamais oublier ce qu'elles vous doivent : leur existence même à Québec ; l'établissement, dans votre ville épiscopale, la plus catholique, la plus française de toute l'Amérique, d'un noviciat déjà très florissant et que la Providence bénit visiblement ; des œuvres, belles, enviables, conformes à la règle et à l'esprit de leur Institut ; et pour combler toute mesure, depuis le premier moment de leur arrivée au Canada jusqu'à ce jour, mille et mille témoignages touchants d'une bonté toujours égale, toujours aimable, toujours paternelle.

" Permettez donc, Eminence, qu'en ma qualité d'aumônier de ces Sœurs depuis bientôt vingt ans et à leur demande expresse, je me fasse l'interprète de leurs sentiments pour déposer à vog pieds l'hommage de leurs humbles félicitations, de leur profonde reconnaissance, de leur filial et affectueux respect.

"A cet hommage des filles de saint François, je me permets d'associer les fils du Patriarche Séraphique, si dignement représentés par le Très Révérend Père Provincial, par le Révérend Père Gardien du Couvent de Québec et par les autres Pères qui entourent en ce moment Votre Eminence.

" Si les Sœui^ Franciscaines vous doivent leur existence à Québec, les Pères Franciscains vous doivent leur restauration dans cette même ville de Québec, où. leurs Frères en saint François, les Pères Récollets, jetèrent, il y a trois cents ans, les premiers fondements de la Foi dans l'Amérique du Nord.

" Veuillez croire, Eminence, que tous ensemble, fils, filles de saint François, moi-même, tout des premiers, votre ancien camarade d'études et d'enseignement théologiques, aujourd'hui l'heureux Père temporel de tout ce bon monde, nous nous faisons un devoir bien doux de demander au Ciel, dans notre prière de tous les jours, qu'il vous protège, qu'il vous conserve longtemps, bien longtemps encore, à votre clergé, à vos communautés religieuses, à votre peuple, à cette Eglise du Canada, dont vous êtes l'ornement et la gloire, à la Sainte Église tout entière. "

Page 1