A L'OCCASION DE SA MORT
Les lecteurs de la Revue Eucharistique seront heureux, nous en sommes convaincus, de retrouver ici quelques notes sur la vie, la mort et les funérailles de celui qui, depuis quinze ans a travaillé, par la Revue, à développer dans leur cœur un amour plus grand pour Jésus-Hostie, et à jeter dans leur âme ces semences fécondes de vie surnaturelle dont l'Eucharistie est la réserve inépuisable.
Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet a vécu près de soixante-dix-sept ans. De cette longue vie, il a consacré les cinquante-sept premières années à l'étude, au professorat et à l'éloquence. Etudiant brillant au Séminaire de Québec d'abord, puis au Séminaire français de Rome où il fut envoyé après son ordination sacerdotale ; professeur remarquable et orateur non moins admiré, Monsieur Louis-Honoré Paquet, malgré une santé qui l'a mis maintes fois à deux doigts de la mort, a fourni une carrière brillante et féconde. Apôtre délicat, charitable et discret, il avait le don de présenter la vérité aux esprits, obscurcis par les ténèbres de l'erreur. Que d'âmes il a ramenées des ombres de la libre-pensée ou du protestantisme à la pleine lumière de la vérité catholique ! Que de brebis égarées il a fait rentrer dans le bercail du divin Pasteur ! Comment, après cela, Monsieur Louis-Honoré Paquet n'eût-il pas été une âme éminemment eucharistique, si j'ose ainsi parler ! Depuis toujours, et à
une époque où parfois il ne fallait pas manquer de courage, véritable précurseur, Monsieur Louis-Honoré Paquet fut un apôtre zélé, mais toujours prudent, de la communion fréquente.
C'est en 1895 que Monsieur Louis-Honoré Paquet, au moment où il songeait à quitter le Séminaire, à cause de sa santé toujours chancelante, accepta l'offre qui lui fut faite du poste de chapelain des Franciscaines Missionnaires de Marie, que l'Archevêque de Québec venait d'établir officiellement comme Garde d'honneur permanente autour du trône de Jésiis, au nom de V Archidiocèse ^ot/< enh'er,^ en leur confiant l'Œuvre de l'Adoration Perpétuelle.
Monsieur Louis-Honoré Paquet se donna tout entier à cette œuvre qui fut pour lui, comme le sont toutes les œuvres voulues de Dieu, une source de grands sacrifices et de grandes consolations. Comment l'ennemi de Dieu, Satan, aurait-il pu demeurer inactif en voyant l'audace de ce prêtre qui allait, au point le plus élevé de la ville de Québec, ériger vers le ciel le temple magnifique que nous y admirons aujourd'hui ? Le temple s'est achevé, et il est là comme l'expression imposante et durable des sentiments du diocèse tout entier envers le Dieu caché qui continue dans la Sainte Eucharistie sa mission de Rédempteur du monde. A côté se dresse le Monastère des Franciscaines Missionnaires de Marie, adoratrices du Très Saint Sacrement, qui les couvre de sa protection et dépose en leur cœur les semences de zèle et d'amour qu'elles iront ensuite porter aux quatre coins du monde dans les diverses missions que leur confie la Sacrée Congrégation de la Propagande et où, avec Jésus Hostie, elles s'immolent chaque jour victimes pour l'Eglise et les âmes.
A cette Œuvre de l'Adoration Perpétuelle dans le diocèse de Québec, il fallait un organe ; ce fut la Revue Eucharistique qui, née sous le regard bienveillant de l'autorité ecclésiastique, s'est développée avec l'appui et les encouragements de cette même autorité, grâce au zèle et à la vigilance de son infatigable directeur. Sa Revue, comme il l'aimait ! et comme il était reconnaissant à tous ceux qui acceptaient d'être ses collaborateurs ! Il la voulait simple, mais solide et intéressante ; le succès croissant
1. Revue eucharistique, 1ère année, No 1, Circulaire de Mgr F Archevêque de Québec à son clergé, 25 déc. 1900.
•de cette œuvre lui était un témoignage de l'efficacité de ses efforts.
Encore que l'œuvre du Très Saint Sacrement fût la principale de ses occupations, elle ne limitait pas cependant l'activité de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet. Ses nouvelles relations avec les Franciscaines l'amenèrent à s'occuper du Tiers- Ordre de Saint-François : dans la chapelle du Très Saint Sacrement dédiée à un des plus illustres fils du Séraphique Patriarche, saint Antoine de Padoue, il fonda un nouveau centre de tertiaires, la Fraternité du Très Saint Sacrement, qui, modeste <ians ses débuts, mais bien vivante par la vigoureuse impulsion de son fondateur, compte aujourd'hui plus de huit cents membres actifs.
Toutes les œuvres du bon Dieu s'appellent et s'enchaînent. Une œuvre en suscite une autre. Comment s'occuper des Fran- >ciscaines et des Tertiaires sans entrer en relations avec les religieux du premier Ordre de Saint-François, les Frères Mineurs ? N'étaient-ce pas d'ailleurs les Frères Mineurs, les Franciscains Récollets, qui, voici trois cents ans, apportaient au Canada la bonne nouvelle, et abordaient à Québec en missionnaires du Christ et de son Evangile ? Ce n'est pas le moment de dire la part qu'a prise Monsieur Louis-Honoré Paquet dans le retour des Frères Mineurs à Québec, mais comment ne pas mentionner, si brièvement que ce soit, le dévouement, la prudence éclairée «t vigilante dont il a fait preuve, dans les démarches qui ont précédé la réapparition des Frères Mineurs sur le sol fécondé autrefois par les sueurs de leurs frères aînés, les Récollets ?
Depuis deux ans, la santé de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet inspirait de plus vives inquiétudes. Lui-même avait le pressentiment du dénouement prochain. Il dit encore la messe le jour de Pâques, mais son état de faiblesse ne lui permit bientôt plus cette consolation. Il s'alita provisoirement vers la fin du printemps ; dans les desseins de Dieu, il ne devait plus se relever. Il sut faire généreusement le sacrifice de sa vie et s'aban-
donner à la volonté de Dieu ,et lorsque la mort vint le chercher elle le trouva prêt, calme et résigné.
Averti de l'état inquiétant du malade, l'Eminentissime Cardinal Archevêque, très ému, se fit un devoir d amitié d'accourir auprès de lui et de lui apporter les suprêmes consolations de la foi. Sa Grandeur Monseigneur l'Auxiliaire voulut bien également le visiter et le bénir.
Le samedi, 18 septembre, il apparut clairement que la fin était proche ; le cher malade avait encore toute sa connaissance mais il ne pouvait plus se faire comprendre que par signes. Il vit réunis à son chevet les principaux membres de sa famille, ses fidèles et dévouées infirmières, les Franciscaines Missionnaires de Marie, et deux Franciscains, l'un, compagnon de ses travaux depuis près de dix ans, le Révérend Père Alexandre-Marie, et l'autre, le Révérend Père Richard, que la Providence semble avoir à dessein fait venir de Hollande pour l'aider en ces dernières heures de son pèlerinage ici-bas. Durant toute cette journée, il multiplia ses bénédictions à tous ceux, parents, amis, protégés, qu'il avait connus, aimés et encouragés. Dans la soirée, il ne donna plus signe de connaissance ; sa respiration se fit lente, et paisiblement, le regard fixé vers le ciel, il rendit à Dieu sa belle âme, le dimanche, 19 septembre, à une heure du matin.
Sa mort ne fut annoncée par les journaux de langue française que le lundi soir ; mais la nouvelle en avait pu être communiquée au public, aux deux messes de l'église du Très Saint Sacrement et dans quelques paroisses.
Les trois jours durant lesquels il fut exposé dans son salon, transformé selon ses désirs en chapelle ardente, on vit se succéder près du corps une affluence extraordinaire de parents, d'amis, et même d'étrangers pour la plupart bénéficiaires de ses largesses : preuve éloquente, et témoignage touchant des sympathiques amitiés qui l'entourèrent durant sa longue vie, et qui survivent à sa mort.
Le mardi, 21 septembre, au jour anniversaire de son ordination sacerdotale, à quatre heures de l'après-midi, en présence des membres de sa famille, des Supérieures de la Communauté des Franciscaines Missionnaires de Marie, et de quelques reli-
gieux Franciscains, on déposa dans son cercueil la dépouille mortelle de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet. A cinq heures on fit la levée du corps, présidée par le Très Révérend Père Jean- Joseph Deguire, Délégué Provincial des Frères Mineurs. Une longue procession s'organisa : derrière la Croix s'avançait la communauté tout entière des Franciscaines Missionnaires de Marie, puis le Séminaire des Pères Franciscains qui, alternativement avec les religieuses, chantait les Psaumes liturgiques, enfin le Très Révérend Père Délégué Provincial, revêtu de la chape noire ; le cercueil était porté sur les épaules de six religieux Franciscains qui ne voulurent céder à personne l'honneur de transporter les restes de leur Père et de leur bienfaiteur. A la suite du cercueil marchaient les membres de la famille du défunt, entourant Monseigneur Louis-Adolphe Paquet, Protonotaire Apostolique et Vicaire Général. Par la rue Claire-Fontaine et par la Grande-Allée, le cortège entra dans l'église du Très Saint Sacrement, et le cercueil fut déposé sur le lit funèbre dressé dans le sanctuaire, en avant des bancs où se tiennent les religieuses.
Après les prières de la levée du corps, la communauté des Franciscaines Missionnaires de Marie psalmodia l'Office des défunts.
Plus tard dans la soirée, vers huit heures, les frères tertiaires de la Fraternité du Très Saint Sacrement vinrent à leur tour réciter l'Oflftce des Morts auprès des restes de leur fondateur et premier directeur.
A neuf heures du matin, le mercredi 22 septembre, eurent lieu les funérailles de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet, dans cette chapelle qu'il avait élevée au prix de nombreuses fatigues, et qui ce jour-là semblait s'être faite plus belle encore, comme pour lui dire un dernier adieu.
En face du trône pontifical, dans la chapelle située du côté de l'Epître, on remarquait Nos Seigneurs Bruchési, archevêque de Montréal, Labrecque, évêque de Chicoutimi, et Brunault, évêque de Nicolet ; Monseigneur F.-X. Ross, Vicaire général, représentant de Monseigneur Biais, évêque de
Rimoiiski , Monseigneur A.-E. Gosselin, archidiacre, Monsieur le Chanoine Laflamme, archiprêtre, et Messieurs les Chanoines J.-N. Gignac, Miville, Halle, Pelletier et Beaulieu, du Chapitre Métropolitain ; Monseigneur Gagnon, sous-directeur de V Action Sociale Catholique ; Monseigneur F.-X. Gosselin, curé de Notre- Dame de Lévis ; Monseigneur Rouleau, principal de l'Ecole Normale ; Monsieur l'abbé Morin, représentant de Mgr Emard, évêque de Valleyfield.
Messieurs les abbés J.-E. Laberge, aumônier des Ursulines, E. Page, aumônier de l'Hôtel-Dieu, H. Lessard, aumônier de l'Hôpital-Général, U. Perron, aumônier des Sœurs de la Charité, T. Gelly, aumônier de Bellevue, et Louis-Alfred Paquet, de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur, avaient pris place autour du catafalque.
Aux premiers rangs, dans le sanctuaire, une assistance nombreuse de prêtres et de religieux représentait les diverses paroisses et communautés de Québec :
Les Révérends Pères Franciscains Jean-Joseph, Délégué Provincial ; Richard, custode provincial, Alexandre-Marie, Vicaire du Couvent des SS. Stigmates ; Frédéric, Joseph, Anselme, Odoric, Eustache, Benoît, Marcel, Louis-Joseph et Ferdinand ; les Révérends Pères Hages et Charland, 0. P. ; Désy et Lalande, S. J. ; Alexis, 0. M. C. ; Rioux, C. SS. R. ; Smoor, P. B. ; Lauzon, 0. M. I. ; Boudin, M. S. C; Jean, S.S.S.; messieurs les abbés Faucher, Chanoine honoraire, curé de l'Ancienne-Lorette ; David Gosselin, curé de Charlesbourg ; 0. Galarneau et G. Darveau de Charlesbourg ; H. A. Scott, curé de Sainte-Foy ; 0. Cloutier, curé de Jacques-Cartier ; A. Belleau, curé de Lambton ; L. Garon, aumônier du Bon-Pasteur ; D. Garon, curé de Saint-Victor ; L Lecours et Célestin Lemieux, du Collège de Lévis ; C.-N. Gariépy, C. Desrochers et A.-W. Ferland, du Séminaire de Québec ; J.-B. Ruel, curé de Saint-Grégoire ; A. Lafrance, curé du Sacré-Cœur de Jésus ; J.-D. Beaudoin, curé de Saint-Jean-Baptiste ; A. Têtu, Chapelain de l'Académie Commerciale ; D. Pelletier, curé de Bienville ; E. Maguire, curé de Sillery ; L.-A. Rousseau, aumônier de l'Hôpital Saint-Michel-Archange ; L.-E. Grondin, de Lévis ;
A. Dion, de Québec ; A. Pampalon, curé du Cap-Rouge ; J. Poulin, aumônier de l'Hospice Saint-Charles ; J.-E. Roy, de l'Hôpital-Général; Jean Gosselin, curé de Saint-Eugène ; J. Galerneau, curé de Saint-Martin ; J.-J. Hunt, de l'Hospice Saint- Joseph de Lévis ; E. Groleau, P. Mathieu et W. Clavet, de Saint-Roch ; A. Huot, de la Semaine religieuse ; Luc Larue, de la Basilique i Eug. Brunet, de Mérici ; A. Turmel, de Saint-Jean-Baptiste ; V. Pouliot et Em. Giguère de Saint- Malo ; C. Leclerc, aumônier des Sœurs Dominicaines ; V. Germain, de V Action Catholique.
Dans les tribunes avaient pris place plusieurs reUgieuses représentant la Congrégation de Notre-Dame, du Pensionnat de Bellevue ; la communauté du Bon-Pasteur, de Québec ; celle des Sœurs de la Charité ; et l'Institut des Petites Franciscaines de Marie de la Baie Saint-Paul.
Le pensionnat de Bellevue avait envoyé une délégation d'élèves, ainsi que la maison de la Providence de Saint-Malo, dirigée par les Franciscaines Missionnaires de Marie.
Dans la nef, aux premiers rangs du côté de l'Evangile, assistaient les membres de la famille : Monseigneur Louis- Adolphe Paquet, l'Honorable E.-T. Paquet, Directeur des Postes, Monsieur Alphonse Paquet, les Docteurs Albert et Achille Paquet, Messieurs Philéas Croteau, Côme Laliberté, Hormisdas Magnan, l'abbé Maurice Laliberté, le Lieutenant-Colonel E.-T. Paquet, Louis- Alphonse Paquet, Naz. Dion, Joseph Gingras, Etienne Paquet, Elzéar Paquet, et l'abbé Nazaire Paquet ; puis les familles alliées Duchaine, Amyot et Desrochers, qui étaient représentées par plusieurs de leurs membres.
Du côté de l'Epître, le Conseil de la Caisse d'Economie dont Monsieur l'abbé Paquet était directeur, était représenté par Messieurs Cyrille Tessier, L.-P. Sirois, l'honorable Jules Tessier, A. Marcoux, P.-B. Dumoulin et A. Labrecque. On remarquait encore : Sir A.-B. Routhier, le juge Déry, l'hon. P. Landry, l'hon. C. Langelier, M. F.-X. Berlinguet, l'hon. juge Chauveau, Sir Geo. Garneau, l'hon. P.-A. Choquette, Dr W. Verge, Monsieur de Léry, Monsieur le Docteur Dionne, Monsieur Thomas Duchaine, de Québec, Monsieur le Docteur Sinnot
et Monsieur E. de Sales Laterrière, des Eboulements ; MM. C.-J. Magnan, inspecteur général des écoles catholiques,. Eug. Leclerc, M. P. P., Paul Livernois, Ed. Archer, O. Talbot, Eug. Tardivel, L. Morency, Geo. Turcotte, etc. ; une délégation des paroissiens de Saint-Nicolas : Monsieur Tabbé 0. Cantin, curé ; Messieurs Honoré Fréchette, Philéas Fréchette, Ferdinand Lambert, Eugène Demers, Basile Olivier, Orner Huot et Gérard Gingras.
Ajoutons qu'un certain nombre de personnes durent s'en retourner, faute de place, tant l'église était remplie.
Son Eminence le Cardinal Bégin voulut bien chanter lui-même le service de celui qui avait été autrefois son confrère d'études à Rome, au Séminaire français, et son collègue, au Séminaire de Québec et à l'Université Laval.
Son Eminence était assistée de Monseigneur François Pelletier, recteur de l'Université Laval comme archiprêtre, et de Messieurs les abbés Bouffard, curé de Saint-Malo et Cantin, curé de Saint-Nicolas, comme diacres d'honneur. Les diacre et sous-diacre d'office étaient Messieurs les abbés Cyrille Gagnon, professeur de théologie, et Maurice Laliberté, prof, de belleslettres et petit neveu du défunt, du Séminaire de Québec.
A un autel latéral, Monseigneur Louis-Adolphe Paquet, Protonotaire Apostolique et Vicaire Général, célébra la sainte Messe pendant le service.
A l'orgue, la " Schola " des religieux Franciscains, sous la direction du Révérend Père Georges-Albert, chanta la Messe en plain-chant grégorien.
Après la sainte Messe et avant l'absoute, le Révérend Père Alexandre-Marie Couget, Franciscain, prononça l'oraison funèbre reproduite plus haut.
Les paroles de l'orateur écoutées avec une pieuse attention, furent suivies de l'absoute, et de l'inhumation au cimetière de la communauté, situé au chevet de l'église. Rien de plusimpressionnant et de plus imposant que le défilé silencieux et recueilli des religieuses, vêtues de blanc, suivies d'un nombreux clergé, et de la communauté tout entière des Franciscains,, dont le défunt était le Syndic Apostolique.
A la suite de Son Eminence le Cardinal, six religieux prêtres, les Révérends Pères Marie-Anselme, Odoric, Eustache, Marcel, Benoît et Ferdinand, portaient sur leurs épaules les restes de leur cher défunt. Immédiatement après prenaient place dans le cortège les membres de la famille et les nombreux amis de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet. Au cimetière, on récita les dernières prières et le clergé se retira, tandis que les assistants vinrent une dernière fois contempler les traits d'une figure aimée qu'ils ne verront plus désormais.
Nous ne vous verrons plus, cher Monsieur l'Aumônier, mais toujours nous garderons dans notre souvenir et dans notre cœur la mémoire de vos exemples et de vos vertus. Reposez maintenant auprès de celles à qui vous avez consacré les vingt dernières années de votre vie ; chaque jour, elles viendront sur votre tombe, demander pour vous au Seigneur le repos éternel. Requiem œternam dona ei, Domine ; et vous, du haut du ciel, vous continuerez à être pour elles ce que vous avez été sur la terre : un ami, un bienfaiteur, un Père, un ange protecteur