‹ Échos grégoriens des deux centenairesChapitre 13 sur 29 · VIII. Moyens principaux · texte numérisé non relu

VIII. Moyens principaux

24. — Pour l’exacte exécution de ce qui est établi ici, que les évêques, s’ils ne l’ont pas déjà fait, instituent dans leurs diocèses une commission spéciale de personnes, vraiment compétentes dans les choses de musique sacrée, à laquelle, dans la forme qu’ils jugeront la plus opportune, soit confiée la charge de veiller sur les exécutions musicales pratiquées dans leurs églises. Qu’ils ne veillent pas seulement à ce que ces exécutions soient bonnes par elles-mêmes, mais à ce qu’elles répondent en outre aux forces des chantres et soient toujours bien exécutées.

25. — Dans les séminaires des clercs et dans les Instituts ecclésiastiques, suivant les prescriptions du Concile de Trente, que tous cultivent avec soin et amour le chant grégorien traditionnel loué ci-dessus, et que les supérieurs soient dans ce domaine larges d’encouragement et de concours envers leurs jeunes subordonnés.

Au même titre, là où ce sera possible, qu’on favorise entre les clercs la fondation d’une Scliola cantorum pour l'exécution de la polyphonie sacrée et de la bonne musique liturgique.

2(5. — Dans lesleçons ordinaires de liturgie, de morale, de droit canon, qui se donnent aux étudiants de théologie, qu’on n’omette point de traiter ces points qui regardent plus particulièrement les principes et les règles de la musique sacrée, et qu’on cherche à en perfectionner la connaissance par quelques instructions particulières touchant l’esthétique de l’art sacré, afin que les clercs ne sortent pas du séminaire dépourvus de toutes ces notions, effectivement nécessaires à la pleine culture ecclésiastique.

27. — Qu’on ait soin de restaurer au moins près des églises principales, les antiques Scholœ cantorum, comme on l'a déjà pratiqué avec les meilleurs fruits dans un grand nombre d endroits. Il n’est pas difficile au clergé zélé d’établir de telles Scholœ jusque dans les petites églises et dans celles de la campagne : même il trouve en elles un moyen très facile de réunir autour de lui les enfants et les jeunes gens, pour leur propre profit et pour l’édification du peuple.

28. — Qu’on s’occupe de soutenir et de développer de la façon la meilleure les écoles supérieures de musique sacrée là où déjà elles existent, et de concourir à les fonder là où l’on n’en

possède pas encore. Il est tout à fait important que l’Eglise elle-même pourvoie à l’instruction de ses maîtres de chapelle, de ses organistes et de ses chantres, suivant les vrais principes de l’art sacré.

Page 1