‹ Échos grégoriens des deux centenairesChapitre 14 sur 29 · IX. Conclusion · texte numérisé non relu

IX. Conclusion

29.—En dernier lieu, on recommande aux maîtres dechapelles, aux chantres, aux membres du clergé, aux supérieurs des séminaires, des instituts ecclésiastiques et des communautés religieuses, aux curés et recteurs des églises, aux chanoines des collégiales et des cathédrales, et surtout aux Ordinaires diocésains de favoriser de tout leur zèle ces sages réformes, désirées depuis longtemps et appelées par le vœu concordant de tous, afin que l’autorité même de l’Eglise, qui les a proposées à diverses reprises et qui, présentement, les impose de nouveau, ne se heurte pas à l’insouciance.

Donné dans Notre palais Apostolique au Vatican, le jour delà Vierge et Martyre Sainte Cécile, 22 novembre 1903, la première année de Notre Pontificat.

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Le XIII e Ceptetjaire

de Saiijt Grégoire

et le Cl?apt tïré&orieij à Rome

ei? 1891.

La presse catholique tout entière a suivi avec un vif intérêt révolution des fêtes scientifiques et religieuses qui ont eu lieu à Rome, à l’occasion du centenaire de saint Grégoire. L’auréole de ce grand Pape a resplendi de tout son éclat. O 11 a exalté en lui le Pontife vigilant, le Saint consommé, l’Apôtre infatigable, le Docteur illuminé. Mais il est un titre qui semble avoir brillé d’une splendeur particulière, nous voulons parler de VArtiste incomparable que la tradition regarde à bon droit comme le chantre inspiré de la louange divine dans l’Église.

Cette gloire pouvait-elle être oubliée ou nié-

connue au moment où la science vient de reconstituer dans son intégrité le splendide monument musical de saint Grégoire ?

Telle a été, tout le monde le sait, l’œuvre des doctes bénédictins de Solesmes, œuvre entreprise par D. Guéranger, poursuivie avec une sage lenteur pendant un demi-siècle, et achevée enfin sous le règne d’un Pontife qui, par son zèle pour le progrès des sciences et des arts aussi bien que par le caractère, les circonstances et les années de son pontificat, fait revivre la mémoire et l’auguste physionomie de Grégoire le Grand. Les mélodies grégoriennes, publiées •en 1883 par dom Pothier, d’après le texte des plus anciens manuscrits et l’interprétation authentique de la tradition, sont regardées aujourd’hui sans conteste comme la copie fidèle de' l’Antiphonaire de saint Grégoire, qui fut pendant dix siècles, pour ainsi dire, le Canon ou la Bible mélodique de l’Église universelle: Bible sacrée, livrée partout aux caprices des réformateurs des xvi e et xvn e siècles, et dont nos multiples éditions françaises reproduisent le texte plus ou moins mutilé.

C’e$t a Rome même, la dépositaire privilégiée des cantilènes inspirées de l’immortel Pontife, qu’elles vont se faire entendre de nouveau après trois ou quatre siècles d’oubli.

Qu’on nous permette d’en retracer en détail les circonstances. Cette histoire fera tomber

peut-être plus d’un préjugé en France et servira d’exemple ; elle rétablira aussi dans toute leur exactitude des faits importants, un peu dénaturés dans les journaux français par une correspondance mal renseignée.

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