‹ Échos grégoriens des deux centenairesChapitre 9 sur 29 · En particulier, qu’on observe les règles suivantes · texte numérisé non relu

En particulier, qu’on observe les règles suivantes

a) Le Kyrie , le Gloria, le Credo y etc., de la messe doivent garder l’unité de composition, qui est propre à leur texte. 11 n’est donc pas licite de les composer par morceaux séparés, de telle sorte que chacun de ces morceaux forme une composition musicale complète, et qu’elle puisse se détacher du surplus et se remplacer par une autre.

h) Dans l oflice des vêpres on doit ordinairement suivre la règle du Cérémonial des Evêques , qui prescrit le chant grégorien pour la psalmodie et permet la musique figurée pour les versets du Gloria Patri et pour l’hymne.

Il sera néanmoins licite, dans les solennités plus grandes, d’alterner le chant grégorien du chœur avec ce qu’on appelle les faux-bourdons ou avec les versets convenablement composés delà même manière.

On pourra également tolérer quelquefois que les divers psaumes s’exécutent entièrement en musique, pourvu que dans ces compositions soit conservée la forme propre de la psalmodie ; c’est-à-dire pourvu que les chantres semblent psalmodier entre eux, ou avec des motifs nou-

veaux, ou avec ceux qui sont tirés du chant grégorien, ou imités de ce chant.

Restent donc exclus pour toujours et défendus les psaumes appelés de concert.

c) Dans les hymnes de l’Eglise, qu’on conserve la forme traditionnelle de l’hymne. Il n’est donc pas licite décomposer, par exemple, le Tantum ergo , de manière que la première strophe forme une romance, une cavaline, un adagio , et le Genitori un allegro.

d) Les antiennes des vêpres doivent être exécutées dans la mélodie grégorienne qui leur est propre. Si cependant, dans quelque circonstance particulière, on les chante en musique, elles ne devront jamais avoir la forme d’une mélodie de concert, ni l’ampleur d’un motet ou d’une cantate.

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