MACHINES GRAMME POUR LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
Machine verticale à six ban*es d'électro-aimant et trois bobines. — Machine verticale à deux bobines. — Machine horizontale à quati^e barres d'électro-aimants et une bobine double. ^ Compai*aison entre une machine de V Alliance et une machine Gramme au tiiple point de vue du poids, de l'emplacement et du prix. — Machine d'atelier type normal. — Mesures photométriques. — Différence enti^e les mesui*es prises sous divei*s angles. — Intensités lumineuses d'une machine d'atelier.
La production de la lumière exige un courant d'une tension beaucoup plus g'rande que lorsqu'il s'agpit d'applications galvanoplastiques ; aussi, au lieu de fils en cuivre d'un g-rand diamètre ou de bandes minces d'une g'rande largeur, M. Gramme a-t-il combiné des machines à fil plus petit et a-t-il augmenté sensiblement leur vitesse pour résoudre le problème de l'éclairage à l'électricité. Cette forte tension a même été l'une des difficultés les plus sérieuses qu'ait rencontrées l'inventeur dans ses études pratiques; et ce n'est que petit à petit, à la suite de nombreux tâtonnements, qu'il est enfin arrivé à une solution irréprochable du problème.
La première machine à lumière exécutée par M. Gramme alimentait un régulateur de 900 becs Garcel ; son poids total atteignait 1000 kilogrammes. Elle possédait trois anneaux mobiles et six barres d'électro-aimants. Un des anneaux excitait l'électro-aimant, les deux autres produisaient le courant utilisable. Le cuivre enroulé sur les barres d'électro-aimants pesait 250 kilogrammes; celui des troiâ anneaux, 75 kilogramnles. L'emplacement nécessité poui*
son installation était de 0",80 de côté sur l'",25 de hauteur. Cette machine, qui a servi longtemps pour des expériences
FiG. 32. Machine verticale de 500 becs.
sur la tour de Westminster à Londres, s'échauffait un peu en marchant et donnait naissance à des étincelles entre les