‹ Éclairage à l'électricité; (volume 2)Chapitre 29 sur 46 · MACHINES GRAMME · texte numérisé non relu

MACHINES GRAMME

Les résultats consignés dans le tableau ci-contre n'ont pas été obtenus avec une machine spéciale choisie dans toute une série, on a essayé successivement plusieurs machines de la fabrication de MM. Sautter et Lemonnier, puis on a répété les expériences sur des machines exécutées par MM. Mig'non et Rouart; les intensités observées n'ont pas varié sensiblement et ne sont, dans aucun cas, descendues au-dessous de 300 becs lorsqu'on se plaçait à 45 mètres du régulateur, et de 200 becs lorsqu'on plaçait la lampe, le régulateur et le photomètre horizontalement sur une même ligne droite.

La moyenne de la lumière répandue sur une surface de 500 mètres carrés a été de 500 becs Càrcel ; à 20 mètres de la lampe électrique on était aussi bien éclairé que si l'on eût eu une lampe à huile (mèche de 12 lignes) à 1 mètre de distance; à 5 mètres la lumière correspondait à celle d'une lampe à huile placée à 0'",55.

La force motrice employée dans ces expériences n'a jamais dépassé un demi-cheval pour 100 becs. La comparaison de ce chiffre avec ceux obtenus par MM. Tresca, Hagenbach et Schneider, dont nous publions les rapports plus loin, donne la mesure des progrès réalisés, sur ce point, par M. Gramme en une seule année.

En se servant d'une machine analogue et en remplaçant la résistance extérieure du fil conducteur par celle qu'engendrent les bains galvaniques, M. Gramme a obtenu un dépôt de cuivre relativement considérable sans diminution de lumière. Nous notons ce fait remarquable sans aucun commentaire; une prochaine communication à l'Académie des sciences devant en analyser les causes et en préciser l'importance.

M. Gramme construit un nouveau type, plus petit que le précédent, dont nous n'avons pas encore mesuré le pouvoir éclairant et que nous décrirons seulement lorsqu'il

sera définitivement entré dans- le domaine de la pratique.

Signalons encore une machine, qui doit figurer à l'exposition de 1878, et qui donnera l'intensité lumineuse la plus grande qu'on ait jamais obtenue avec très-peu de force motrice ; une machine à pôles multiples, destinée à produire simultanément plusieurs foyers, d'une construction tout à fait pratique ; mais dont le prix sera sans doute plus élevé que celui des machines isolées donnant la même lumière totale; et une machine à 8 fortes lumières, faite sur commande et disposée pour l'obtention de courants alternatifs.

M. Gramme, avant d'inventer la machine à courants continus qui porte son nom, avait beaucoup étudié les machines à courants alternatifs, et nous avons trouvé dans son brevet du 26 février 1867 la première indication donnée en France de la possibilité d'intercaler les électroaimants dans le circuit des bobines.

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