‹ Éclairage à l'électricité; (volume 2)Chapitre 3 sur 46 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

nous avons puisé à des sources autorisées, notamment chez les personnes qui emploient depuis plusieurs iannées ce nouveau système d'éclairage. Les applications à la marine, à Tartillerie, au génie, aux travaux publics ont été signalées sans grand développement; car les divers gouvernements qui ont expérimenté les machines Gramme ont gardé secrets, jusqu'à présent, tous les résultats observés. Toutefois de nombreuses et fort importantes commandes, obtenues à la suite d'essais prolongés, nous autorisent à dire que le succès a été complet.

Les ateliers de constructions mécaniques ont, les premiers, fait usage de l'éclairage à l'électricité; puis les teintureries, qui ont besoin d'une lumière très-blanche; les sucreries, où la vapeur, produite très-économiquement, est utilisée à la sortie des cylindres moteurs. Les compagnies de chemins de fer Font adopté pour l'illumination de leurs halles à marchandises ; les entrepreneurs de travaux publics, pour l'exécution, pendant la nuit, des terrassements et des maçonneries; enfin les filatures, les forges, les fonderies, etc., Tout également installé avec succès.

On avait beaucoup parlé, il y a trois ans, d un nouveau système d'éclairage à l'électricité, invention d'un professeur russe qui consistait dans l'incandescence d'une petite baguette de carbone. On a même cru, pendant quelque temps, qu'on pourrait, à l'aide de cette invention, diviser la lumière en quelque sorte indéfiniment et l'installer partout, presque pour rien.

Une étude approfondie du sujet et de nombreuses expériences directes nous ont permis de réduire ù sa valeur réelle ce système, qui, s'il est défectueux quand on le considère comme capable de révolutionner l'éclairage actuel, est très-remarquable, au contraire, lorsqu'on n'a en vue qu'un très-petit nombre d'applications spéciales.

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Les bougies de M. JablochkofF, autour desquelles on fait maintenant grand bruit, nou^ paraissent mériter la même appréciation; si elles aboutissent à quelque chose de pratique, ce qui est d'ailleurs fort possible, elles seront utiles dans des cas déterminés, mais ne remplaceront rien, d'une manière absolue. Malgré notre sympathie pour l'inventeur, nous avons dû tenir le lecteur en garde contre les exagérations répandues à propos des expériences faites dans un magasin à Paris, et ramener à leur juste valeur les conséquences qu'on peut logiquement tirer de ces expériences.

Enfin, nous terminons notre revue analytique par la description des moyens tentés pour diviser la lumière et par quelques réflexions sur l'état actuel de la question.

Nous avons consulté les ouvrages spéciaux suivants et emprunté à plusieurs d'entre eux des notes intéressantes : traités de physique de MM. Jamin, Daguin , Ganot, Pouillet; traités d'électricité de MM. Becquerel, de la Rive, du Moncel, Jenkin, Guthrie; traités de lumière de MM. Tyndall, Becquerel, Moitessier; VÉtincelle électrique de M. Cazin, les Machines Gramme de M. Niaudet-Bréguet, les Merveilles de la science de M. Figuier, la collection des Mondes de l'abbé Moigno, les Machines magnéto-électriques françaises de M. Leroux, la collection des Comptes rendus de l'Académie des sciences, des Bulletins de la Société d'encouragement, et la collection des Brevets français et anglais.

Nos recherches dans les collections de brevets français et anglais nous ont procuré des renseignements fort curieux ; nous y avons relevé plus de cent descriptions d'appareils dont nous n'avons publié qu'une bien faible partie, pour ne pas trop nous éloigner des applications pratiques, objet principal de notre travail.

Parmi ces anciennes inventions, il en est bon nombre qui

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