‹ Éclairage à l'électricité; (volume 2)Chapitre 2 sur 46 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

fonctionner dix heures sans avoir besoin de réparations, La vérité, c'est qu'elle fonctionne parfaitement et que, loin de se détériorer, elle s'améliore plutôt par lusage.

Notre travail eSt divisé en douze chapitres; les six premiers sont consacrés à l'étude de l'arc voltaique, des charbons, des régulateurs et des machines magnéto-électriques; les six derniers traitent des applications réalisées, des prix comparés de diverses sources lumineuses, de l'éclairage par incandescence et de la divisibilité de la lumière électrique.

Les personnes cherchant simplement à se rendre compte de la possibilité d'utiliser chez elles la lumière électrique, pourront se borner à lire les chapitres VII, VIII et IX, qui renferment tous les renseignements nécessaires pour faire im devis et pour apprécier les avantages qu'on rencontre dans ce mode d'éclairage.

Nous nous sommes un peu étendu sur les expériences faites par divers savants pour déterminer la nature et les propriétés de l'arc voltaïque ; c'était là le point de départ de la nouvelle méthode, et il importait de bien expliquer le phénomène qui a donné naissance aux remarquables applications que nous citons ensuite, pour permettre de les juger en toute connaissance de cause.

L'étude des régulateurs aiu*ait pu faire l'objet d'un ouvrage spécial, tant il y a eu de types proposés et essayés; mais comme la plupart des appareils ont de nombreux inconvénients, nous avons préféré ne faire mention que de ceux qui se présentaient avec des caractères originaux, pouvant servir de base à une nouvelle invention ou éloigner les chercheiu*s de combinaisons jugées impraticables. L'appareil de M. Serrin devait avoir et a eu en effet les honneurs de notre compte rendu, comme étant jusqu'à présent le seul qui soit susceptible d'un bon usage dans l'industrie.

AVANT-PROPOS. ix

La fabrication des baguettes de charbon destinées à garnir les régulateurs et à rougir sous Tinfluence du fluide électrique a une importance exceptionnelle : c'est peut-être d'elle imiquement que dépend aujourd'hui le succès de l'éclairage à rélectricité. Aussi lui avons-nous consacré un long chapitre et avons-nous détaillé minutieusement les procédés de MM. Carré et Gaudoin, qui sont les plus perfectionnés. Des expériences précises sur la quantité de lumière produite par divers charbons complètent nos descriptions.

Avant d'aborder Tétude de la machine Gramme, nous avons passé en revue les principales machines magnétoélectriques qui l'ont précédée, et, grâce à de nombreuses gravures, nous espérons avoir fait comprendre, même aux personnes les moins initiées à la physique moderne, les principes de ces merveilleux engins qui engendrent des torrents d'électricité, sans acide, sans usure de métaux, rien que par Tinfluence d'aimants et de spires de cuivre en mouvement relatif.

La machine Gramme étant seule appliquée dans leS ateliers de construction, il était utile d'en parler longuement et de bien caractériser son principe, son mode de construction et ses multiples effets. Là encore il nous a fallu beaucoup de dessins pour bien expliquer l'appareil et montrer les diverses formes qu'il peut revêtir.

Mais c'est surtout dans la partie consacrée aux applications que nous sommes entré dans des détails précis, en insistant particulièrement sur la force motrice dépensée et sur le prix de revient réel de l'éclairage à l'électricité. Pour l'évaluation de la force motrice, nous avions à notre disposition les rapports de MM. Tresca, membre de l'Institut ; Hagenbach, professeur de l'Université de Baie, et Schneider, professeur de physique à Mulhouse. Pour la comparaison des prix de revient de diverses lumières.

Page 1