APPROXIMATIVE
en
A CHAUD
DE LAMPES
par cheval
bougies.
VOLTS
en ohms.
électrique.
Nous avons expérimenté, à plusieurs reprises, une série de ces lampes. Les résultats ont été satisfaisants au point de vue de la durée et de la beauté de la lumière, mais un peu inférieurs à ceux annoncés par les fabricants, au point de vue de l'intensité lumineuse.
La douille des lampes Gérard est simple ; elle assure un excellent contact des deux extrémités du filament avec les bornes destinées à recevoir les conducteurs, et permet de remplacer les lampes très facilement et très rapidement.
Lampes Woodhouse et Rawson. — Ces lampes sont très connues en Angleterre et en France où elles se vendent couramment ; mais leur mode de fabrication est resté secret. Le filament est en forme de ruban ; il est constitué, dit-on, avec du coton et renforcé par le dépôt d'un hydrocarbure quelconque
LAMPES A INCANDESCENCE
41tr
décomposé par le courant. Le rendement est très satisfaisant, puisque les inventeurs garantissent une consommation de 2, 5 watts seulement par bougie.
La durée est moins connue ; cependant nous croyons que, avec l'éclat obtenu au moyen du courant indiqué par les fabricants, la durée moyenne ne doit pas dépasser 500 à 600 heures.
Le support des lampes Woodhouse et Rawson est représenté (Fig. 234) ; il est fabriqué avec une composition noire et dure, appelée vitrite, qui ressemble à l'ébène et n'est pas attaquée par l'humidité ni même par l'eau salée.
Fig. 234. Fig. 235.
Support Woodhoase et Rawson .
Un bouton de cette substance est adapté aux lampes (Fig. 235) et traversé par deux bornes BB qui sont reliées au filament. Les goupilles AA sont introduites dans deux ouvertures à baïonnette F, et les bornes BB viennent butter sur les contacts électriques G G auxquels sont reliées les extrémités EË des fils conducteurs. Lorsque les goupilles A A sont parvenues aux extrémités des entailles horizontales, la pression des ressorts les fait loger dans des encoches qui empêchent la lampe de sortir, quand même elle serait exposée à d'intenses vibrations.
Lampes Puluj. — Ges lampes ont leur charbon constitué par du chanvre de Manille. On donne au fil de chanvre la forme d'un trèfle au moyen d'une plaque sur laquelle sont disposés cinq goujons formant les angles nrrondis du filament. Ge filament est ensuite placé dans un bain d'huile minérale et porté à l'incandes-
cence par le passage d*un courant électrique. La carbonisation s'opère très régulièrement ; la surface du fil est très lisse ; sa ténacité exceptionnelle.
On galvanise ensuite les bouts aplatis du filament et on les soude aux fils de platine contournés préalablement en spirales.
La soudure est faite à l'argent sur dépôt de cuivre.
Lampes Lodyguine. — Ces lampes ne sont pas encore fabriquées industriellement ; mais les premiers échantillons, obtenus dans un atelier provisoire, paraissent extrêmement remarquables au point de vue du rendement lumineux.
Le procédé, indiqué par l'inventeur dans ses brevets d'invention, consiste à employer du fluorure de bore dans la préparation des filaments pour déshydrater les substances organiques qui contiennent les éléments de l'eau chimiquement combinés ; puis à éliminer, à l'abri de l'air, par une grande élévation de température, le fluorure de bore en excès et les produits de sa réaction sur la matière première.
Ainsi préparé, le carbone est saturé avec une solution de sucre ou de glucose ; puis on recommence le traitement au fluorure de bore. Cette série d'opérations se renouvelle plusieurs fois.
Le tableau suivant indique la lumière produite, en régime normal, par des lampes Lodyguine placées sur des circuits sous 40 et 50 volts :
i'^ SÉRIE: 40 VOLTS