‹ Éclairage à l'électricitéChapitre 43 sur 98 · EN BOUGIES · texte numérisé non relu

EN BOUGIES

AOO

LAMPES A INCANDESCENCE. 4ï3

Nous n'avons d'autres documents sur la durée des lampes qu'une série de tableaux publiés par M. Lodyguine qu'il nous paraît inutile de reproduire, puisque la fabrique de ces lampes n'est pas encore en activité. De nos expériences personnelles il résulte que certaines lampes résistent très longtemps (plusieurs centaines d'heures) au régime indiqué dans le tableau précédent, tandis que d'autres brûlent presque de suite. Cela ne saurait indiquer autre chose qu'une grande irrégularité de fabrication, laquelle irrégularité s'explique d'ailleurs très bien par l'installation tout à fait primitive mise à la disposition de l'inventeur. Nous avons lieu d'espérer que, avec un outillage perfectionné, il arrivera à produire des lampes régulières, durables et extrêmement économiques.

Lampes Siemens. — Grâce aux excellentes conférences faites par M, Wilhelm Siemens à la Société électrotechnique de Berlin, nous avons des renseignements précis sur le rendement des lampes Siemens ; mais nous connaissons peu leur mode de fabrication.

Nous savons que MM. Siemens frères , de Charlottenburg, emploient des filaments en papier carbonisé et qu'ils en cimentent les extrémités avec des fils de cuivre en spirales, au moyen d'une pâte goudronneuse, lesquels fils de cuivre sont soudés à des fils de platine pour traverser l'ampoule.

Nous savons aussi que MM. Siemens et Halske nourrissent les filaments dans une atmosphère de carbure d'hydrogène, suivant la méthode de M. Maxim ; mais nous ignorons la nature des fibres constituant ces filaments.

Pour éviter les bouts renflés des filaments, dont il est diflîcile de chasser les dernières traces d'air, MM. Siemens et Halske aplatissent les extrémités des fils de platine, les enroulent en spirales étroites et logent dans l'intérieur de ces spirales les bouts Usses des filaments. Le contact intime entre le platine et le charbon s'obtient à l'aide d'un dépôt de cuivre et de nickel sur le joint, les spires les plus rapprochées de la partie incandescente restant libres de tout dépôt galvanique. De cette façon, le platine ne risque pas de se volatiliser.

Page 1